MotoGP
20 sept.
-
22 sept.
Événement terminé
04 oct.
-
06 oct.
Événement terminé
18 oct.
-
20 oct.
Événement terminé
25 oct.
-
27 oct.
Événement terminé
01 nov.
-
03 nov.
Événement terminé

Rivola recrute en F1 pour renforcer l'équipe technique Aprilia

partages
commentaires
Rivola recrute en F1 pour renforcer l'équipe technique Aprilia
Par :
Co-auteur: Léna Buffa
23 oct. 2019 à 16:30

Le PDG d'Aprilia Racing est en train de mettre en place, avec son directeur technique, l'équipe MotoGP sur laquelle s'appuiera la marque en 2020. C'est ainsi que Massimo Rivola recrute actuellement en F1.

Les cinq années passées par Aprilia en MotoGP n'ont pas permis à ce stade d'afficher de gain de qualité convaincant dans la catégorie reine des compétitions moto. Conscient que le constructeur de Noale doit sortir la tête de l'eau pour viser des résultats plus ambitieux, Massimo Rivola a précisé son plan auprès de La Gazzetta dello Sport.

Si certains se sont étonnés de l'absence de Romano Albesiano à Motegi, lors du Grand Prix du Japon, le PDG d'Aprilia Racing a expliqué que le directeur technique du groupe était resté à l'usine, où la conception de la RS-GP bat son plein. Et le défi est de taille, car Rivola annonce "un nouveau moteur, un nouveau châssis, une nouvelle aérodynamique et bien sûr une nouvelle électronique" pour la moto 2020, "même si visuellement elle conservera la patte Aprilia".

Lire aussi :

Après avoir passé une saison à Noale, celui qui a par le passé occupé des postes à responsabilité à Maranello et Faenza durant son parcours en F1 semble avoir dressé les conclusions qui s'imposaient et affiche à présent une indiscutable volonté de marquer de son empreinte un programme qui n'a pas apporté jusqu'à présent les performances escomptées. Aussi a-t-il révélé dans les colonnes du journal italien qu'Aprilia est en plein recrutement et que de nouveaux techniciens sont attendus à court terme, notamment en provenance de sa précédente discipline.

"Cela a du sens d'essayer d'aller recruter en F1 dans les domaines de l'électronique et du moteur, moins en ce qui concerne l'aérodynamique et le châssis", explique-t-il. "Lorsque je suis arrivé dans le département course, il y avait 76 personnes. L'objectif pour la fin de l'année est d'arriver à 82-83. Et avec les consultants, cela fera une centaine de personnes. Certains sont déjà arrivés, comme Marco De Luca, en provenance de McLaren, spécialisé dans l'aérodynamique. D'autres arriveront sous peu."

S'il arrive de McLaren, où il a travaillé sur l'aérodynamique de la GT3 avant de se dédier aux voitures de route de Woking, De Luca a également vécu à Maranello l'ère Schumacher et la conquête des titres. Resté à la Scuderia Ferrari jusqu'en 2011, il est par la suite passé aux GT et s'est occupé de la 458 GTE, puis il a rejoint Lamborghini et ensuite Mercedes afin de suivre la voiture engagée en DTM par HWA AG Mercedes. Opérationnel depuis déjà cet été, il avait par ailleurs travaillé avec Romano Albesiano dans les années 1990 lorsqu'ils faisaient tous deux partie du staff de Fondmetal Technologies, la soufflerie dirigée par Jean-Claude Migeot.

Marco De Luca ne devrait pas être la seule recrue du domaine automobile, puisqu'il se murmure qu'un ingénieur électronique et un ingénieur moteur devraient également être débauchés à Maranello. Ceux-ci arriveront trop tard pour mettre leur patte sur le projet actuellement en gestation, néanmoins ils pourront indéniablement apporter malgré tout une contribution importante à la croissance de l'équipe, grâce à des concepts et des idées venus de la F1.

Enfin, deux autres noms ont été rendus publics, ceux de Paolo Biasio, responsable électronique pour Ducati en Superbike et qui a travaillé par le passé avec Max Biaggi ou encore Marco Melandri, et d'Adriano Cabras, actuel technicien pneus de Jack Miller chez Pramac.

Tout faire pour gagner la confiance du groupe Piaggio

Ce sont donc des changements majeurs qui se préparent chez Aprilia, alors que les lourdes difficultés dans lesquelles stagne le programme MotoGP poussent certains, à l'instar d'Aleix Espargaró, à suggérer qu'un renforcement du budget serait le bienvenu. Par la constitution d'une telle équipe d'ingénieurs, Massimo Rivola semble en tout cas bien décidé à convaincre le groupe Piaggio d'élargir les cordons de la bourse.

Lire aussi :

Dimanche, après un Grand Prix du Japon une nouvelle fois très décevant pour son équipe, où il avait lui-même pris la parole à la place de ses pilotes après un double problème moteur, le PDG admettait la nécessité de montrer des signaux encourageants à la direction du groupe. "Aprilia fait partie d’un groupe très fort et Aprilia peut assurément y arriver. Je crois que nous, Aprilia, devons gagner la confiance du groupe Piaggio et ça n'est clairement pas la meilleure façon d'y arriver. Lorsque l'on a des problèmes quand on peut faire de bonnes performances, comme en Thaïlande, on ne peut pas rentrer à la maison en étant sereins, car nous avons sûrement fait des erreurs et il ne tient qu'à nous de les résoudre", affirmait-il.

"Je découvre moi aussi quel serait le meilleur médicament", ajoutait Rivola, arrivé l'hiver dernier. "Je crois qu'il y a toujours une combinaison de problèmes, au même titre que la solution est une combinaison d'améliorations. Il s'agit donc d'améliorer la qualité, les processus, et avoir un produit assurément plus fiable en dehors d'être plus compétitif."

Article suivant
Le programme du Grand Prix d'Australie

Article précédent

Le programme du Grand Prix d'Australie

Article suivant

GP d'Australie : les records à battre

GP d'Australie : les records à battre
Charger les commentaires