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Pour Rossi, "Quartararo est la surprise" cette année

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Pour Rossi, "Quartararo est la surprise" cette année
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22 mai 2019 à 18:40

Valentino Rossi se dit étonné par Fabio Quartararo, dont les débuts en MotoGP impressionnent à la fois ses adversaires et son équipe.

Le clan Yamaha peut se targuer de disposer cette année du pilote le plus expérimenté et titré du plateau, mais aussi de celui qui se trouve à son opposé dans l'échelle de l'âge, Fabio Quartararo. Très prometteur, le Français s'est attiré la sympathie du paddock tout entier par son attitude irréprochable, mais il a également tapé dans l'œil grâce à des performances inattendues à ce stade.

Qualifié en cinquième position dès son premier Grand Prix, il battait trois courses plus tard le record du poleman le plus jeune de la catégorie reine. Sa qualification à la dixième place lors du Grand Prix de France, après une séance malmenée par la météo, allait ensuite le laisser sur sa faim avec une frustration candide faisant presque oublier son manque d'expérience et des performances inversement excellentes.

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S'il a rapidement trouvé la clé pour mener la M1 sur le tour lancé, Quartararo a également identifié dans la Sarthe le mode d'emploi d'une course rapide, ayant terminé le Grand Prix de France en enchaînant des chronos dignes d'une qualification, bien que son résultat ait été impacté par des erreurs en début d'épreuve. En Espagne, c'est un problème technique qui l'a contraint à l'abandon alors qu'une place aux avant-postes lui tendait les bras, tandis que son premier départ depuis la deuxième ligne, au Qatar, avait été gâché par un cafouillage sur la grille. Indépendamment des résultats, qui lui valent aujourd'hui d'occuper la 12e place du championnat, Quartararo a indéniablement affirmé sa pointe de vitesse et cela n'est pas passé inaperçu.

"Naturellement, Quartararo est la surprise de ce championnat, parce qu'il est vraiment très compétitif", observe Valentino Rossi. "Je m'attendais à ce qu'il soit rapide, mais il m'a surpris. Il a toujours été compétitif, depuis le début. Au Qatar, il était en deuxième ligne, et sur les deux dernières courses il a été très, très fort. [Dimanche], en course, il a fait de gros temps."

Quartararo ? Je m'attendais à ce qu'il soit rapide, mais il m'a surpris.

Valentino Rossi

"C'est une chose positive, parce que peut-être qu'on va le regarder et essayer de comprendre comment faire pour être plus rapides", suggère par ailleurs le pilote italien, qui a beau avoir le double de l'âge du Niçois, n'en reste pas moins un observateur attentif de tout ce qui peut lui permettre de progresser. La curiosité du Docteur pour les performances du pilote Petronas rappelle d'ailleurs celle qu'affichait son coéquipier Maverick Viñales après le doublé réalisé par l’équipe satellite Yamaha lors des qualifications de Jerez.

Il faut dire que Fabio Quartararo n'est pas le seul à séduire. Plus discrètement peut-être, son coéquipier Franco Morbidelli affiche lui aussi une courbe de progression intéressante après une première saison d'apprentissage compliquée, sur une machine et dans un contexte bien moins favorables que cette année. Parti à la faute en Argentine alors qu'il se battait pour la septième place, le pilote italien a obtenu notamment un top 5 au Texas, et a lui aussi montré des signes intéressants en qualifications comme en course.

"Je pense qu'il a beaucoup appris", souligne Wilco Zeelenberg auprès du site officiel du MotoGP, en évoquant la précision avec laquelle travaille Franco Morbidelli. "Il sort d'une saison difficile, et la façon dont il a interprété la course ainsi que sa préparation sont différentes de celles de Fabio. Fabio est un rookie, il cherche à apprendre la moto, il dit 'essayons de piloter cette bête'. Mais Franco est déjà plus dans le détail, il connaît les pistes en MotoGP, donc il règle la moto pour la course. Maintenant il se bat avec les gars de devant, et il est donc très content avec les choses qu'il fait. Dès qu'il y a eu cette dégradation [à Jerez], il a perdu la connexion avec les pneus, avec la moto et le feeling, il a commencé à perdre un dixième, deux dixièmes, puis soudainement une demi-seconde sur Marc [Márquez]. Il n'a pas géré de la meilleure des manières la situation car il manquait de feeling avec la moto. Bien sûr, dans ce domaine, ils apprennent beaucoup dans des courses comme celles-là."

Fabio Quartararo, Petronas Yamaha SRT

Fabio Quartararo a lui aussi pu retirer d'importantes leçons de ce Grand Prix d'Espagne, débuté avec une piste dégagée devant lui mais conclu prématurément à cause d'une panne mécanique. Sa rage a rapidement laissé place à un relativisme digne d'une belle maturité. "Il a crié sous le coup de la déception, mais au bout d'un quart d'heure il a pris une douche et a dit 'OK, j'ai fait une bonne course, j'ai fait ce que je devais faire et ça arrive, il faut aller de l'avant'. Il n'a plus reparlé du sélecteur de vitesses", témoigne Zeelenberg.

"Il a impressionné tout le monde, et nous aussi", assure le team manager. "Ce qui nous impressionne le plus, c'est qu'il a encore la capacité d'apprendre, même s'il va déjà très vite. Il est très calme durant ces tours où il est rapide et il est capable de tout mettre ensemble sans trop toucher à la moto. Il progresse à chaque fois de son côté et nous essayons de l'aider de la meilleure façon possible, mais c'est bien qu'il ait cette faculté de contrôler la situation."

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Du respect mutuel entre les deux équipes

Sixième du championnat, juste derrière le team LCR, l'équipe Petronas Yamaha SRT ne peut que se réjouir de ce début de saison, qui a largement répondu à ses attentes. "Nous les avons dépassées", confirmait Zeelenberg à l'entame du week-end du Mans. "Nous sommes très contents avec nos deux pilotes, la vitesse est là, ce qui veut dire beaucoup. [En Espagne] le résultat n'a pas été celui que nous voulions, mais c'est déjà plus que ce que nous espérions cette saison."

Si l'intérêt porté par Rossi et Viñales aux données de Quartararo et Morbidelli peut étonner, le Néerlandais sait, lui, en tant qu'ancien pilier de l'équipe officielle Yamaha, à quel point les performances de la jeune structure peuvent alimenter celles des pilotes factory. "Ce que nous faisons leur permet de garder les yeux ouverts. Et si nous sommes rapides, cela leur permet de ne pas changer drastiquement la moto. Ils gardent un œil sur nous pour voir où nous sommes. Notre package est finalement similaire, mais nous n'allons pas aussi loin qu'eux en matière de réglages et de changements diverses, car nous n'avons pas encore d'expérience suffisante, mais nous avons un grand respect l'un pour l'autre."

Avec Willy Zinck

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