Rossi et Yamaha devraient parler d'avenir autour du GP d'Italie

Sous contrat jusqu'à la fin de la saison 2018, Valentino Rossi étudiera son avenir au printemps prochain, quand il aura compris s'il peut encore espérer se battre au sommet au-delà de ses 40 ans.

Le marché des transferts s'apprête à prendre fin et bientôt nous connaîtrons l'échiquier MotoGP pour la saison 2018. Il sera alors temps, et peut-être certains l'ont-ils déjà fait, de commencer à penser à 2019 pour tenter de prédire comment prendra forme le puzzle de la catégorie reine. Il est vrai que de nombreuses inconnues entourent pour l'instant cette échéance, sachant que les contrats de bon nombre des pilotes de pointe se termineront à la fin de l'année prochaine.

L'une des places les plus convoitées est assurément celle qu'occupe Valentino Rossi, qui n'a plus quitté son guidon chez Yamaha depuis son retour au sein de son équipe de cœur en 2013. On se souvient que l'an dernier le pilote italien avait donné le coup d'envoi du marché des transferts en annonçant la reconduction de son contrat pour deux ans en marge du premier Grand Prix de la saison.

Est-ce que le pilote et son constructeur ont déjà commencé à parler d'un futur contrat pour envisager un avenir commun au-delà de 2018 ? "Non", assure Lin Jarvis, directeur exécutif de Yamaha Motor Racing. "L'année dernière, nous l'avons fait au Qatar, ce qui était au début de la saison précédant [son nouveau contrat]. Maintenant nous n'en sommes qu'à un peu plus de la moitié de la première année d'un contrat de deux ans. Je m'attends à ce que nous commencions à discuter avec lui… à mon avis, pas dès le Qatar. Je pense que ce pourrait être autour du Mugello, où il saura s'il veut prolonger son contrat au-delà de 2018. Mais jusqu'à présent nous n'en avons pas parlé."

"Je ne suis pas vieux, les autres sont trop jeunes"

Détenteur de l'une des motos les plus en vue du plateau MotoGP, Valentino Rossi n'a pas quitté le quarté de tête du championnat depuis qu'il a rejoint la marque en 2013 et chaque année il a remporté au moins une victoire et multiplié les podiums. De quoi susciter des envies au sein du plateau.

"Beaucoup de pilotes veulent utiliser ma moto et prendre ma place, mais ce sera dur !" souriait récemment le pilote italien dans une interview accordée au site officiel du MotoGP. "Je vais donner le maximum. Il est important d'être fort pour être compétitif, sinon il vaut mieux rester à la maison."

"Je vais me décider pendant la première partie du championnat [2018]. Si sur les cinq ou six premières courses, je peux me battre pour le podium et pour la victoire, je veux essayer de continuer", indiquait Valentino Rossi, dans cette interview réalisée avant sa blessure. "Mais c'est long. En MotoGP, il faut avancer jour après jour, même pas course après course, alors c'est trop loin pour qu'on pense à 2019."

Lorsque son contrat actuel arrivera à échéance, Valentino Rossi aura 39 ans. Le prolonger le ferait courir au-delà des 40 ans, une perspective encore lointaine pour un pilote dont l'âge censément avancé est déjà un sujet de conversation récurrent depuis des années. "Je ne suis pas vieux, je suis jeune. Je suis vieux pour le MotoGP ! Ou peut-être que les autres sont trop jeunes", plaisantait-il dans cette même interview.

Ironiquement, le jour où il s'est blessé, Valentino Rossi fêtait le 20e anniversaire de son premier titre mondial, obtenu en 125cc. Depuis, huit autres ont suivi, le dernier en date remontant à 2009. Malgré la difficulté de sa quête d'une dixième couronne, année après année le Docteur continue inlassablement à se battre contre des pilotes toujours plus jeunes, jusqu'à avoir accueilli cette année au sein de l'équipe Yamaha Maverick Viñales, qui était tout juste âgé d'un an et demi au moment de son premier titre.

"Je suis bien sûr différent d'il y a 20 ans", concède Rossi. "Il y a avant tout le corps, parce que maintenant c'est plus difficile, j'ai besoin de m'entraîner plus, il est plus difficile de récupérer. Et la deuxième chose c'est aussi la tête, le mental. C'est plus facile quand on est plus jeune."

"La génération suivante est toujours plus forte, plus rapide, mais c'est aussi un superbe défi car on peut beaucoup apprendre. J'ai aussi appris des plus vieux quand j'étais jeune et c'est maintenant le contraire."

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