Rossi : "C'est comme si quelque chose nous échappait"

Le pilote Yamaha déplore toujours des problèmes d'usure à l'arrière et peine à voir le bout du tunnel puisqu'aucune des solutions testées n'a semblé apporter de réponse.

Valentino Rossi arrive à Phillip Island dans la foulée d'un week-end particulièrement complexe au Japon, où il a dû composer avec deux grosses chutes et une contre-performance générale qui l'a éloigné du niveau auquel il aurait souhaité prétendre.

La difficulté des Yamaha officielles est connue depuis plusieurs mois, et se concentre sur un pneu arrière qui peine à s'exprimer correctement et tend à fortement se dégrader. Cependant, l'identification du problème à résoudre ne suffit pas, car Rossi constate qu'aucune solution n'émerge en dépit des multiples efforts fournis.

"En repensant à la saison, il y a eu des week-ends où on a vraiment eu beaucoup de mal entre le vendredi et le dimanche, où l'on n'a rien réussi à résoudre en dépit du fait que l'on a essayé de travailler et de modifier beaucoup de choses sur la moto, comme si vraiment quelque chose nous échappait", pointe le pilote Yamaha.

"Pendant le week-end, on essaie toujours d'être optimiste, que ce soit dans notre tête ou en parlant avec vous", poursuit-il à l'adresse des journalistes réunis ce jeudi pour son point presse. "Mais au final, à Motegi, il s'est passé la même chose qu'à Jerez ou Barcelone, où les problèmes que j'avais le vendredi matin ont été les mêmes que ceux que j'ai eus le dimanche en course. On n'a pas réussi à résoudre les problèmes, même si on a tout fait. Il y a eu des week-ends très, très difficiles cette année et Motegi a été l'un de ceux-là."

Le Grand Prix du Japon, qui s'est déroulé intégralement sur piste mouillée – tantôt humide, tantôt véritablement détrempée – s'est avéré particulièrement difficile à accepter pour le Docteur, qui aurait espéré que ces conditions lui offrent de meilleures opportunités. Compte tenu de ses performances passées dans un tel scénario, il tend à penser que la nature du pneu actuel est l'élément clé de ces difficultés.

"À Motegi, on a eu du mal globalement tout le temps, de vendredi à dimanche", souligne-t-il. "C'est difficile à bien comprendre pour nous parce qu'on était très forts avec les Bridgestone, mais l'année dernière aussi, avec Michelin, la moto était bonne et j'étais toujours plutôt rapide. Il faut qu'on comprenne."

Se projeter sur Phillip Island

Il faut identifier la source du problème non seulement pour cette fin de saison mais aussi, et surtout, pour l'avenir afin que 2018 ne soit pas du même acabit. Or, pour l'heure, les échanges du pilote avec l'équipe technique portent essentiellement sur le présent, dans l'espoir de remonter la pente dans le mois à venir, avant le tomber de rideau sur le championnat actuel, à Valence.

"On a beaucoup parlé, mais on discute beaucoup de ce qu'on fera demain plus que dans l'optique de 2018. Ils posent leurs questions et ils travaillent aussi pour 2018, mais en attendant on essaie de se projeter sur ce week-end et on espère être plus compétitifs", explique le pilote italien.

"Les Japonais et toute l'équipe essayent différentes idées et différentes choses pour comprendre, différentes répartitions des masses et différents réglages", détaille-t-il. A-t-il également de nouvelles pièces ? "De nouvelles pièces, non. Set-up, oui."

"Ce sera aussi intéressant à comprendre avec des températures plus élevées, mais il semble qu'il fera froid. On est dans une situation difficile. Il faut qu'on voie surtout sur le mouillé, sur le sec on a des problèmes mais on peut être un peu plus compétitifs. C'est donc encore un week-end durant lequel on va essayer le maximum", en termine-t-il, exprimant de façon très claire son souhait immédiat : "J'espère surtout que ce sera sec."

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