Rossi et Zarco favorables à une course raccourcie au COTA

Alors que les critiques pleuvent sur le Circuit des Amériques, certains pilotes envisageraient même de raccourcir la course.

Rossi et Zarco favorables à une course raccourcie au COTA

Une piste très bosselée, qui rend le pilotage extrêmement physique : tel est le bilan tiré par les pilotes de MotoGP à la suite des deux premières séances d'essais libres sur le Circuit des Amériques. Un tracé qui accueille le Grand Prix éponyme depuis 2013 – à l'exception de l'édition 2020, annulée pour cause de COVID-19, tandis que l'édition 2021 a été reportée du printemps à l'automne pour permettre un contexte sanitaire plus favorable.

Or, il semble que la piste se soit dégradée depuis deux ans et demi malgré les travaux récemment réalisés, la surface de l'asphalte ayant été refaite à plusieurs endroits. "Habituellement, ici en Amérique, cette piste a plus de bosses, mais le problème est que nous avons parlé 100 fois de ces bosses lors de la Commission de sécurité, surtout aux virages 2, 3, 4 et 10 par exemple, et dans la ligne droite opposée, ainsi qu'une grosse bosse au virage 18 également", a déclaré Valentino Rossi ce vendredi.

Lire aussi :

"Ils nous ont dit qu'ils travaillaient, qu'ils mettaient un nouvel asphalte et que le problème était résolu. En réalité, ils ont beaucoup amélioré au virage 18 et dans la ligne droite opposée, c'est vraiment mieux, mais dans les virages 2, 3, 4 et surtout 10, c'est peut-être en pire état qu'en 2019. Donc c'est dangereux, oui."

Vingt tours sont au programme pour une distance de 110 kilomètres à Austin ce dimanche, mais le vétéran italien s'attend à souffrir du haut de ses 42 ans : "Austin est déjà très exigeant physiquement car il y a beaucoup de gros freinages et beaucoup de changements de direction. Et d'habitude en avril il fait plus froid donc c'est plus facile, et là il fait aussi très chaud. Et avec tant de bosses c'est difficile de prendre le rythme. Physiquement, il faut vraiment s'accrocher à la moto sur les bosses, et ce sera dur pour tout le monde de faire toute la course."

Ainsi, lorsqu'il lui a été suggéré que la course puisse être raccourcie, Rossi a acquiescé : "Oui, ce soir nous aurons la Commission de sécurité et je pense que beaucoup de pilotes iront car tout le monde est très inquiet de la situation avec les bosses. Et moins de tours, ça ne résout pas le problème des bosses, ça reste dangereux. Mais avec moins de tours, c'est un peu plus facile physiquement et c'est un peu mieux, mais je ne sais pas si c'est possible ou s'ils trouveront la bonne manière de raccourcir la course."

Johann Zarco, Pramac Racing

Le son de cloche était similaire du côté de Johann Zarco lorsque les propos de Rossi ont été évoqués (d'une manière légèrement maladroite laissant le pilote français imaginer que son pair était à l'origine de la proposition) : "Je ne suis pas contre [une course raccourcie], et je pense que je vais aller [à la Commission de sécurité] pour entendre surtout le commentaire de chacun."

"Parce que là oui, aussi, il y a vraiment – sans dire sécurité, parce qu'il n'y a pas eu de chute aux endroits où il y a des bosses, simplement que quand on veut aller vite, on sait qu'il va falloir s'accrocher, mais on ne s'accroche pas sur les 20 tours prévus. À voir, je comprends que Rossi demande quelques tours de moins. [Marc] Márquez sait s'en sortir, [Jack] Miller est bien. Je pense qu'il n'y a vraiment que Márquez, Miller et [Miguel] Oliveira qui, pour l'instant, ont une certaine aisance sur cette piste."

De surcroît, les bosses pourraient créer le chaos en course. "Si tu cherches à être prudent, tu perds directement une bonne vingtaine de mètres sur celui qui est devant toi, et ces 20 mètres… en général s'il est devant toi c'est qu'il va vite, ce garçon, c'est très dur à rattraper", a analysé Zarco. "Si tu ne veux pas perdre ces mètres-là, peut-être que c'est au risque de se faire énormément secouer, quitte à quitter la trajectoire. C'est pour ça que ça vaut le coup d'aller à la Commission de sécurité ce soir et d'entendre un peu ce qu'on peut faire."

Avec Lewis Duncan

partages
commentaires
Quartararo juge les bosses indignes du MotoGP : "C'est une blague"
Article précédent

Quartararo juge les bosses indignes du MotoGP : "C'est une blague"

Article suivant

Aleix Espargaró juge Austin "trop dangereux" pour maintenir la course

Aleix Espargaró juge Austin "trop dangereux" pour maintenir la course
Charger les commentaires