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Le monde du MotoGP ravi d'avoir sauvé le spectacle malgré le COVID-19

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Le monde du MotoGP ravi d'avoir sauvé le spectacle malgré le COVID-19
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Plusieurs pilotes et patrons d'équipes se réjouissent du spectacle offert par le championnat cette année, dans le contexte difficile créé par la pandémie de coronavirus. Ils félicitent le travail de la Dorna, qui a modifié le calendrier et mis en place de lourds protocoles pour faire face à la situation.

La saison 2020 du MotoGP n'a ressemblé à aucune autre. La pandémie de coronavirus a bousculé les plans du championnat mais le spectacle est resté au rendez-vous malgré cette situation inédite. Les organisateurs ont dû profondément remanier le calendrier et la saison a finalement pu se dérouler avec 14 courses, dont la moitié sur le sol espagnol, et cinq circuits présents deux fois au calendrier. Sur les pistes, des procédures rigoureuses ont également été mises en place pour éviter les contaminations, avec des tests PCR réguliers et un personnel limité en nombre.

Malgré ce contexte, la saison 2020 restera dans l'Histoire grâce aux nombreuses surprises qu'elle a apportées. L'absence de Marc Márquez, blessé au bras, fait partie des éléments qui ont ouvert la voie à la jeune génération. Neuf pilotes se sont ainsi imposés, autant qu'en 2016 mais avec quatre courses de moins au programme, et cinq d'entre eux ont décroché leur premier succès dans la catégorie, parmi lesquels Joan Mir, titré une course avant la fin de la saison, tandis qu'en Moto2 et en Moto3, il a fallu attendre le GP du Portugal pour connaître les Champions, Enea Bastianini et Albert Arenas. Jack Miller a été impressionné par la lutte dans toutes les catégories cette année.

"Quand je suis allé enfiler ma combinaison [avant le départ à Portimão], franchement je transpirais à grosses gouttes, rien qu'après avoir été assis à regarder Sam [Lowes] et tous ceux qui se sont battus", a assuré l'Australien en conférence de presse après le GP du Portugal. "L'ensemble du championnat – Moto3, Moto2, MotoGP. Je pense qu'on ne pouvait pas demander plus, et pareil pour vous qui avez suivi de chez vous."

Une opinion partagée par Franco Morbidelli, lui aussi ravi du spectacle offert à tous les échelons : "J'ai vraiment beaucoup aimé [la saison 2020]", a confié le vice-champion 2020. "Je dois aussi dire que l'ensemble de la saison, aussi en Moto2 et Moto3, faisait que j'étais nerveux. J'étais si nerveux en regardant le Moto3, et notamment le Moto2 parce que je soutenais Luca [Marini] en particulier et j'étais vraiment, vraiment anxieux et je me disais : 'bon sang !' Cette saison a donné vraiment beaucoup d'émotions, pas seulement à moi mais j'espère aussi à beaucoup d'autres personnes suivant le MotoGP. Alors oui, clairement ça a été une bonne saison."

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Quelques mois plus tôt, l'ensemble du paddock craignait que le coronavirus prive le MotoGP de toute compétition. C'est donc avec un sentiment de réussite que les pilotes et patrons d'équipes ont applaudi Carmelo Ezpeleta sur la grille de départ du GP du Portugal, afin de le remercier pour ses efforts. Le directeur général de la Dorna, promoteur du championnat, a reconnu que cet hommage était "une grosse surprise" et il a tenu à y associer son équipe : "Je le vois comme un remerciement adressé à nous tous", a-t-il précisé au site officiel du MotoGP. "Je suis leur représentant. Ce championnat a vraiment été possible grâce aux efforts des gens dans le paddock et des nombreuses personnes dans les bureaux."

Paolo Ciabatti salue le travail de la Dorna après ce début d'année difficile, quand les annulations de courses se succédaient sans issue visible. "Ça a été une saison inhabituelle", a résumé le directeur sportif de Ducati Corse. "Nous nous souvenons tous de là où nous étions en mars lorsque nous étions supposés courir au Qatar et que le COVID-19 ne nous a pas permis de le faire. À un certain moment, il y a même eu un doute concernant le fait qu'il puisse y avoir un championnat en 2020. Je pense tout d'abord que c’est une grande réussite d'avoir été en mesure de faire 14 courses dans une situation très difficile et je pense que nous devons être heureux et fiers d'être parvenus à cela."

Les pilotes ont douté durant plusieurs semaines

Ces doutes ont été partagés par les pilotes. Miguel Oliveira estime qu'avoir pu prendre part au championnat 2020 a été "un privilège" à la suite des mois d'incertitude qui ont suivi l'annulation de la première manche de la saison, à Losail, une semaine seulement avant la date prévue. "C'était une bonne saison car nous étions assis à la maison après l'annulation du Qatar et semaine après semaine, le scénario ne cessait d'empirer et l'on ne voyait pas la lumière au bout du tunnel : tout était annulé", s'est souvenu le pilote du team Tech3 après avoir dominé la course de Portimão. "La Dorna a fait un travail incroyable pour monter un championnat dans ce genre de format qui n'était bien sûr pas idéal, mais c'est ce que nous avions, alors être juste en mesure de faire notre travail est formidable car en ce moment, il y a beaucoup de gens pour qui c'est bien pire que nous."

Miller était lui aussi inquiet en début d'année et il estime que le travail de la Dorna doit être salué. "Je pense que pour chacun d'entre nous, le plus important était de piloter des motos et c'est ce pour quoi nous sommes sur Terre", a déclaré celui qui va rejoindre le team Ducati officiel pour 2011. "Alors comme [Oliveira] l'a dit, être assis à la maison en se tournant les pouces et voyant la situation s'empirer… Je pense que la Dorna, l'IRTA [l'association des équipes] et toutes les personnes concernées ont fait un travail absolument phénoménal pour non seulement le faire mais nous permettre de continuer à le faire et il y a eu beaucoup de spéculations de l'extérieur, mais ils ont maintenu toutes ces manches et c'est un travail fantastique. Il est certain que ça a été difficile en tant que pilote de faire autant de courses week-end après week-end mais d'un autre côté nous avons accepté ce défi et ça a été un style de saison différent, et je pense que nous l'avons vraiment appréciée."

Mener cette saison avec le COVID-19 a été très dur

Lin Jarvis, Team Principal de Yamaha

Après les doutes sur la tenue de la saison, les pilotes sont restés soumis à une forte pression cette année, entre la crainte d'une contamination au COVID-19, qui au delà des risques pour la santé pouvait priver un pilote de ses chances de titre, et les différents protocoles à respecter pour pouvoir disputer les courses. Fabio Quartararo et Joan Mir n'ont pas caché leur stress face à cette situation, également source de nervosité pour les dirigeants d'équipes.

"Cela a été une saison très lourde pour tout le monde ; pour tous les constructeurs, pour tous les pilotes, tout le staff", a souligné Lin Jarvis, team principal de l'équipe Yamaha officielle. "Mener cette saison avec le COVID-19 a été très dur d'une manière générale. Je pense qu'il faut se féliciter du fait que nous ayons fait 14 courses dans des conditions très inhabituelles."

Les pilotes originaires de pays hors du continent européen, comme Takaaki Nakagami et Jack Miller, ont été coupés de leurs proches et privés d'une course à domicile. Le rythme incessant, avec souvent trois courses sur trois week-ends consécutifs, a également été éprouvant, et parfois difficile à appréhender. Nakagami craignait une blessure qui le priverait de plusieurs courses, ce qui l'a poussé à être plus prudent en piste, par crainte d'une chute.

"C'était une saison très difficile parce qu'on ne pouvait pas prendre de risques", a expliqué le pilote japonais. "Si on se blessait, on pouvait facilement manquer plusieurs courses. C'était très dur. J'ai toujours essayé d'être performant à 99% et pas à 101%, parce que si on est à 101%, on peut facilement chuter."

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Le principal regret de Carmelo Ezpeleta reste l'absence du public, autorisé uniquement à Misano et au Mans au cours de la saison. Portimão espérait aussi ouvrir ses tribunes aux supporters, ce que le gouvernement portugais a finalement interdit, mais le grand patron du MotoGP reste satisfait d'avoir quand même pu offrir un spectacle aux passionnés.

"Quand on pensait à avoir des spectateurs, le promoteur me disait que c'était à guichet fermé [à Portimão]", a précisé Ezpeleta. "J'imagine ce que cette course aurait pu être avec la victoire d'Oliveira et du public. Mais à travers la télévision et les réseaux sociaux, nous avons touché des millions de personnes et dans cette période difficile, les gens ont pu prendre du plaisir et voir une chose similaire au monde d'avant la pandémie."

Avec Léna Buffa et Guillaume Navarro

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