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Un souci d'embrayage a poussé Viñales à un festival de dépassements

Neuvième à la fin du premier tour, Maverick Viñales a dû s'employer pour remonter jusqu'à la tête de la course et remporter le GP des Amériques. Un souci d'embrayage était venu troubler la journée dans le stand Aprilia.

Maverick Vinales, Aprilia Racing Team

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Pour aller chercher ce qui est sa première victoire en Grand Prix en trois ans, Maverick Viñales a employé les grands moyens, multipliant les dépassements pendant une dizaine de tours alors que son départ depuis la pole position avait été plutôt chaotique. Il a révélé à l'issue de la course qu'un problème d'embrayage en avait été l'une des causes, ce qui l'a forcé à produire cette remontée pour décrocher le succès pour lequel il faisait figure de favori.

L'embrayage a été un sujet tout le week-end, car Viñales a dévoilé qu'il utilisait désormais un nouveau système sur son Aprilia, avec une commande au guidon lui permettant de modifier la fonction du levier droit pour qu'il actionne tantôt le frein avant, tantôt l'embrayage. Si cette évolution imposait la prudence pour ne pas s'emmêler les pinceaux dans la procédure et éviter de caler, il avait en tout cas fait une simulation de départ très réussie au terme des premiers essais.

Faisant alors part de son "soulagement", il se réjouissait de ne plus perdre de positions au départ alors que ses envols lui ont tant coûté par le passé avec la RS-GP : "On va voir si à l'avenir on arrive à introduire une évolution et alors je pourrai peut-être gagner [des places]. Au moins, maintenant, je n'en perds pas. C'est bien, et c'est un soulagement parce que je sais que si je pars de la première ligne et que je suis un peu agressif dans les deux ou trois premiers virages, je peux peut-être prendre la tête. C'est bien, je me sens plus détendu, franchement."

Voilà qui tombait à pic, puisque le lendemain, Maverick Viñales décrochait la pole position. Et samedi, en effet, il a réussi un départ parfait pour le sprint, qu'il a mené de bout en bout. Par contre, dimanche, l'embrayage a une nouvelle fois causé des sueurs froides dans le garage Aprilia.

"Ce matin, j'ai eu problème avec l'embrayage et l'équipe était assez inquiète. Ils ne voulaient trop rien toucher. J'ai eu le même souci en course mais ça n'était pas mal malgré tout, j'étais deuxième ou troisième, alors ça allait", a expliqué le pilote au site officiel du MotoGP, après avoir validé la victoire.

L'Espagnol est en réalité entré dans le premier virage quatrième et en est ressorti dixième après un contact. "J'ai vu Pecco [Bagnaia] entrer et me pousser à beaucoup élargir. C'était aussi parce que Jorge  [Martín] était à l'intérieur alors c'était un incident de course. Après ça, je me suis dit 'Noooon, pas cette fois !' alors je suis resté concentré et j'ai continué à croire que je pourrais y arriver."

 

"Je savais que j'avais le rythme pour revenir, mais pas si haut ! Or, au bout de quelques tours, j'étais revenu dans le groupe de tête", a-t-il continué à relater en conférence de presse. Cet incident n'a en effet pas été rédhibitoire pour Viñales, qui a pu compter sur une efficacité redoutable pour remonter. Il allait lui falloir trois tours pour passer Álex Márquez, trois à nouveau pour passer Enea Bastianini et Jack Miller, puis deux chacun pour se défaire de Pecco Bagnaia, Jorge Martín et Pedro Acosta.

"Quand j'ai vu la manière dont je comblais mon retard, très vite, à la fois sur les leaders et sur ceux qui me devançaient, je me suis dit 'un à la fois, un à la fois'. Je l'ai fait et c'était dingue, j'ai aimé le moindre tour ! Certains pilotes m'ont repassé, mais je freinais assez tard pour les pousser à élargir."

Rien ni personne ne semblait pouvoir lui résister, même s'il rejoint l'avis général pour pointer une moto particulièrement coriace : "Je ne me souviens pas de tous mes dépassements, imaginez à quel point j'étais concentré. Mais le dépassement dont je me souviens est celui sur Miller, qui a été le plus difficile. Il freine très tard et stoppe très bien sa moto, alors ça n'était pas facile."

Au 13e passage devant les stands, c'est en tout cas Viñales qui menait la course. Lui à qui on a pu reprocher par le passé de peu dépasser, il se réjouit d'avoir pu offrir un véritable festival. "À ma décharge, par le passé, je n'avais pas l'arme que j'ai aujourd'hui, en particulier pour dépasser. Vous savez bien que j'essayais d'être proche des pilotes par le passé. La moto que j'ai actuellement me permet de tout le temps forcer les freinages, et donc d'essayer même si on a l'impression que ça n'est pas facile de dépasser."

"C'est génial ! J'ai l'arme pour essayer et c'est énorme, car on ne peut pas toujours mener une course dès le premier virage alors il faut se battre. Tous les pilotes freinent tard, ils se battent, mais je suis là et je me bats moi aussi."

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"Ça a été un plaisir de faire ce genre de course", a souligné le pilote espagnol. "Chez Aprilia, on a beaucoup travaillé, y compris pendant le week-end, pour comprendre où et comment on pouvait dépasser", a-t-il admis, saluant aussi la préparation minutieuse qui lui a permis une parfaite gestion de sa monte pneumatique medium-medium malgré tous ces dépassements.

"Je dois dire que j'ai essayé d'attaquer dans les bons virages", a-t-il expliqué. "J'ai toujours eu le sentiment que le pneu soft chauffait beaucoup alors, pendant le sprint, j'ai essayé différentes trajectoires pour voir comment je pourrais économiser mon pneu si jamais je le prenais. J'ai trouvé deux ou trois trajectoires qui étaient décisives pour les pneus, et j'ai poussé aux bons endroits, par exemple à l'entrée du virage 10, pas à la sortie, si bien que ça maintenait tout le temps une bonne température. J'ai aussi beaucoup utilisé l'avant dans les trois virages à droite pour essayer d'éviter de faire surchauffer le pneu arrière."

"Il y a donc beaucoup de virages sur lesquels on a travaillé, avec l'équipe, afin de comprendre où attaquer. On a bien sûr établi un plan. Le plan A était de partir premier, mais [on a aussi établi] ce que je devrais faire si ça n'était pas le cas. Et ça a très bien fonctionné, alors j'ai tout le temps pu maintenir mon pneu à une bonne température et ne pas le surchauffer. J'ai plus fait chauffer l'avant que l'arrière."

VIDÉO - Le résumé du Grand Prix des Amériques

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