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Stratégie de course : chasseur ou chassé, Márquez s'adaptera

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Stratégie de course : chasseur ou chassé, Márquez s'adaptera
Par :
19 juil. 2020 à 11:15

Maverick Viñales et Fabio Quartararo le savent, il leur faut partir devant pour avoir une chance de contrer Marc Márquez en course à Jerez. Encore faut-il y arriver, puis tenir 25 tours...

Maverick Viñales ne fait que le répéter depuis le début du week-end andalou de Jerez : il ne fera pas dans la subtilité au départ du Grand Prix d'Espagne et aura à cœur d'attaquer d'emblée pour se permettre de réaliser sa propre course et gérer ses gommes et son rythme selon son propre souhait au lieu de se faire dicter un rythme par ses rivaux.

Conscient également du fait de disposer d'un bon rythme y compris après de nombreux tours dans la chaleur espagnole, le #12 craint sans totalement le dire de se retrouver englué dans une bataille de peloton énergivore, le forçant à aller puiser aussi bien dans ses propres ressources physiques que dans celles de ses enveloppes Michelin.

"Il sera très important d'être premier ou deuxième au premier virage et d'imprimer notre propre rythme. On ira au maximum dès le premier tour. Les pneus fonctionnent bien sur notre moto alors il faudra en tirer profit", n'a-t-il eu de cesse de répéter devant les caméras depuis vendredi.

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Certaines questions concernant le niveau relatif de performance dans certains domaines-clés entre les constructeurs n'ont pas encore trouvé leurs réponses et la course sera une occasion fascinante de constater à quel point Yamaha, Honda ou encore Ducati se jaugent dans les domaines de l'accélération, de l'entrée en virages ou encore du grip en courbes et de la relance, sans parler du reste du peloton extrêmement resserré, qui peut lui aussi créer des surprises avec la venue dans l'équation de Suzuki, Aprilia et KTM.

Rossi pense encore que Yamaha manque de puissance de manière assez flagrante face à Honda, mais Viñales modère une telle idée, tout en reconnaissant qu'il ne s'agit pas d'un point fort de son package et que c'est la raison pour laquelle il se sent plus à l'aise avec le fait de se trouver devant dès le début de la course.

"Les premiers tours seront très importants et nous essaierons de faire trois ou quatre tours très rapides au début puis de maintenir les pneus à la bonne température car il est très facile de surchauffer l'arrière ici. Mais il sera difficile de lâcher Marc, qui a un bon rythme. Il faudra être avec lui dans les derniers tours et voir si l'on peut se battre avec lui à ce moment-là", estime Viñales.

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Devant ou derrière, Márquez s'adaptera

Face à lui, Márquez a décidé de jouer la carte du confort et de la sécurité. Pas de folies en qualifications et de risques injustifiables pouvant mener à une chute comme dans le cas de Rins, Miller ou Dovizioso. Même philosophie avec le package en lui-même : le Champion du monde sait où il met les pieds, quitte à reculer devant un certain potentiel proposé par des innovation mises en avant par Honda.

"Je n'utilise pas le nouveau châssis. Il est vrai qu'on a testé avec [vendredi] et fait des comparaisons mais ce n'était pas clair [en termes d'avantage procuré, ndlr] et je me suis concentré sur l'amélioration du set-up de mon châssis. On trouve que c'est une bonne base, avec laquelle on courra."

Un propos qui illustre parfaitement ce qui pourrait faire la différence avec Fabio Quartararo, qui admet encore trouver ses marques avec son modèle 2020 et ne pas disposer de la même expérience et compréhension de ce que souhaite sa monture en termes de pilotage qu'après près d'une vingtaine de GP disputés avec le modèle 2019.

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"Cela faisait très longtemps qu'on ne pilotait pas, et avec la moto de 2020 je n'ai eu que les essais de Sepang et du Qatar et ce n'est que notre première course, alors il va falloir qu'on s'adapte et qu'on trouve les bons réglages pour demain", explique le poleman. Quand à la moto 2020, elle n'est pas nécessairement "plus difficile" à piloter, comme l'a initialement laissé penser le Français, mais elle requiert quelques automatismes et une acquisition d'expérience progressive pour en trouver toutes les subtilités de pilotage.

"Ce n'est pas qu'elle est plus difficile, mais avec la moto de 2019 à la fin de l'année, je me sentais mieux parce que j'avais fait 19 courses, plus les tests", poursuit-il. "Là, ça fait cinq mois qu'on n'a pas roulé avec cette moto, alors il faut un temps d'adaptation avant de se sentir exactement comme avec la moto de 2019. Le potentiel de la moto est très bon, les sensations ne sont pas exactement les mêmes qu'avec la moto de l'année dernière, mais il va falloir qu'on fasse plus de tours, plus d'essais, parce que ce n'est que la première course de la saison."

Lâcher Márquez, vraiment possible ?

"Les deux Yamaha veulent pousser dès le début mais sur la base de l'an dernier, quand je suis quelqu'un, je me sens encore plus à l'aise et plus rapide", prévient Márquez, qui ne verrait aucune objection à surveiller de près ses rivaux dans leur roue avant de fondre sur eux en fin de course. "Mais j'ai aussi le rythme pour être devant", prévient-il pour faire douter ses rivaux de la stratégie à appliquer. "Dès lors, si je sens qu'ils ont un bon rythme, pourquoi pas les suivre et tenter de les dépasser à la fin. Ça dépendra de comment sera la piste après la course Moto2 et de l'allure des deux premiers tours."

"Vu le rythme de Marc, il sera difficile de s'échapper parce qu'il est plus rapide que nous !" admet Quartararo. "Le plus important, c'est de prendre un bon départ, de faire de bons premiers tours et ensuite on verra comment gérer la course, mais semer Marc sera vraiment difficile. C'est difficile à planifier : la vitesse de pointe n'est pas la meilleure, on va essayer de faire en sorte que le groupe soit le plus petit possible et ensuite on verra ce qui se passera en course."

D'autres souhaiteront aussi se porter vers le haut du groupe aussi vite que possible. C'est le cas de Joan Mir, qui incarne désormais tous les espoirs de Suzuki après le forfait de Rins sur blessure.

"Ce sera une journée vraiment spéciale parce que nous allons tous beaucoup souffrir : les pneus seront très difficiles à gérer", assure le jeune homme. "De plus, les conditions physiques requises pendant 25 tours sur cette piste et cette chaleur seront inhumaines ! Mais de toute façon c'est la même chose pour tout le monde. Nous devrons essayer de nous débrouiller du mieux que nous le pourrons. Il sera très important de partir devant pour éviter tout type de bagarre et tout ça. Pour le pneu, pour le physique et pour tout."

Avec Léna Buffa

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