Épargné par les ennuis, Suzuki montre son vrai potentiel au Portugal

Joan Mir et Álex Rins ont tous les deux été bien placés vendredi à Portimão, alors que ce circuit leur avait posé des difficultés en 2020.

Épargné par les ennuis, Suzuki montre son vrai potentiel au Portugal

À la peine lors de la première visite du MotoGP sur le circuit de l'Algarve en novembre dernier, les pilotes Suzuki ont été très performants ce vendredi, Joan Mir signant le troisième temps devant Álex Rins. Classé 0"043 devant son équipier et compatriote, Mir juge sa journée "acceptable", grâce à de bonnes sensations dès ses premiers tours sur la piste.

"Je me suis senti plutôt bien immédiatement en EL1 et ça a tout facilité", estime le Champion du monde. "J'ai pu être bon avec les pneus et quand on a pris le tendre, on a pu faire un bon chrono, donc je suis content de ça et on va continuer à travailler pour demain."

Rins est dans le même état d'esprit et plus que son chrono qui lui assure provisoirement une qualification directe en Q2, ce sont surtout ses bonnes sensations sur sa moto qui lui donnent satisfaction. "C'était une bonne journée pour nous", déclare le #42, déjà à l'aise en EL1 avec le deuxième temps. "Ce matin, les conditions étaient un peu difficiles, il y avait beaucoup de flaques sur la piste, j'ai essayé de trouver la limite en piste, mais c'était bien. On a fini à la deuxième place donc c'était bien."

"[Dans l'après-midi], j'ai pris un tendre à la fin, pour essayer d'entrer dans le top 10 pour demain parce que ce matin, on a vu que s'il pleut un peu durant la nuit, la piste n'a pas le temps de s'assécher pour le lendemain matin. Le but était d'entrer dans le top 10 et je suis plutôt content. La chose qui me satisfait le plus, ce sont mes sensations sur la moto."

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Mir s'attend à retrouver un circuit plus gommé et donc plus propice aux performances samedi, le défi étant d'adapter les réglages de la Suzuki à l'évolution du niveau d'adhérence. "Je pense que les conditions de piste n'étaient pas les meilleures aujourd'hui, la piste était assez glissante et je pense que ça sera mieux demain", explique-t-il au site officiel du MotoGP. "Peut-être qu'on ira plus vite et il faut préparer la moto à être plus rapide, avec plus de grip. Ce sera important. Pour le moment, on essaie juste d'avoir une base sur la moto et de ne pas trop éloigner la moto de la base, et on travaille un peu sur l'électronique. C'était l'objectif du jour. C'est sûr qu'on va faire des progrès demain."

Joan Mir, Team Suzuki MotoGP

La performance d'Álex Rins a été réalisée avec une GSX-RR identique à celle qu'il avait sur cette piste l'an dernier, les changements sur le moteur étant interdits et le nouveau carénage n'ayant pas encore été utilisé, par peur d'endommager le seul exemplaire dont il dispose pour le moment.

"Sincèrement, la moto est exactement la même", précise Rins. "Avec le gel du développement du moteur, on a la même moto. Demain, on va essayer un nouveau carénage, celui qu'on a eu en course au Qatar. On ne l'a pas essayé aujourd'hui parce qu'on n'en a qu'un par pilote. On aura plus de pièces de rechange à Jerez. Mais la moto est la même. Je ne sais pas ce qu'il en est pour Joan, mais me concernant, je me sens mieux sur la moto, les sensations sont meilleures. Grâce à ça, je suis plus fort et meilleur. C'est dur sur cette piste, il faut être constant. Si tu essaies de freiner un peu plus tard, tu peux sortir de la piste, aux virages 1 ou 6. Cette piste est très exigeante."

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Les progrès de Suzuki ne s'expliquent donc pas par une moto modifiée mais tout simplement par une journée sans accrocs. Si la marque était à la peine l'an dernier, c'est parce que les deux pilotes étaient limités par différents problèmes. L'équipe n'avait identifié un souci sur le moteur de Joan Mir qu'après les qualifications et sa course s'était conclue sur un problème électronique, ce qui l'avait empêché de montrer ce dont il était capable sur ce circuit.

"Avant le début du week-end, je disais que ce serait un week-end totalement différent de l'an dernier, parce que la saison dernière on a eu un problème avec un moteur", rappelle Mir. "Ça a tout compliqué le samedi. Mais je me sens bien sur la moto, je peux bien piloter et avec les sensations que je veux, pas celles de l'an dernier. Je pense que la Suzuki marche bien aussi. Álex est fort également. C'est important."

Lors de l'édition 2020 de cette course, Rins était de son côté diminué par son épaule droite, traînant des douleurs depuis sa fracture de la clavicule, conséquence d'une chute en début de saison. Même s'il a renoncé à une opération cet hiver, l'Espagnol ne ressent plus la même gêne : "On a eu beaucoup de mal l'an dernier et je ne savais pas pourquoi, et aujourd'hui je l'ai compris. L'an dernier, j'étais à 100% mais je n'avais plus assez d'énergie, de force. Aujourd'hui, j'ai pu freiner plus fort et être plus constant que l'an dernier. Je me sens plus fort sur la moto."

"Mon épaule va mieux", a-t-il ajouté. "J'ai plus de muscle sur l'épaule et grâce à ça j'ai pu gagner en constance. L'an dernier, je ne pouvais pas enchaîner plus de trois tours dans le même chrono."

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À propos de cet article

Séries MotoGP
Événement GP du Portugal
Catégorie EL2
Lieu Portimão
Pilotes Alejandro Álex Rins Navarro , Joan Mir Mayrata
Équipes Team Suzuki MotoGP
Auteur Vincent Lalanne-Sicaud