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Uccio - Notre amitié a été un peu notre chance, à Valentino et moi

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Uccio - Notre amitié a été un peu notre chance, à Valentino et moi
Par :
9 juin 2016 à 09:01

Tout le monde connaît son visage. Alessio Salucci - plus communément appelé Uccio - est l'homme de l'ombre indissociable de Valentino Rossi.

Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, vainqueur de la course
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, avec Uccio Salucci
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, avec Uccio Salucci
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, avec Uccio Salucci
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, et Uccio Salucci
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, avec Uccio Salucci
Le poleman Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, avec Uccio Salucci
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, vainqueur de la course
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, avec Uccio Salucci
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing présente son casque spécial, avec Uccio Salucci
Niccolo Antonelli, Ongetta-Rivacold
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, vainqueur de la course
Romano Fenati, Sky Racing Team VR46
Luca Marini, Athina Forward Racing, Kalex
VR46 MotoRanch, le ranch de Valentino Rossi
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Nicolo Bulega, Sky Racing Team VR46
Le poleman Romano Fenati, Sky Racing Team VR46
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, avec Uccio Salucci, Matteo Flamigni et Silvano Galbusera
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing

Arrivé dans le paddock en même temps que son ami d'enfance, il est vite devenu indispensable, remplissant le rôle d'assistant tout en maintenant le Docteur ancré dans ses racines tandis qu'il construisait une carrière hors-normes. Vingt ans après les débuts mondiaux de Rossi, Uccio a grandi et mûri en même temps que son ami et il a aujourd'hui diversifié ses nombreuses tâches.

Lui qui se décrit comme "un homme racing", s'occupe de la direction sportive du Sky Racing Team VR46 et gère la VR46 Riders Academy. Deux rôles vécus en équipe, aux côtés des étoiles montantes italiennes, et qui vont bien au-delà de l'atmosphère frénétique des Grands Prix pour s'inscrire dans un quotidien qui vit sans trêve au rythme de la moto.

Intarissable sur une vie riche qu'il savoure à chaque instant, Alessio Salucci a accordé de son temps à Motorsport.com peu avant le Grand Prix de Catalogne, pour évoquer les différents aspects d'un travail mû par la passion.

Ta rencontre avec Valentino a mis ta vie sur certains rails. Qu'aurais-tu fait si tu n'avais pas eu cette vie-là ?
"Je n'en ai aucune idée ! Quand j'étais petit, mon père avait une entreprise d'alimentation générale, j'y travaillais et j'aurais peut-être continué. Franchement, je ne sais pas, je me le demande moi aussi. Mais cette passion pour les motos et mon amitié avec Vale m'ont porté à faire ce travail, j'ai vraiment de la chance. Quand j'étais petit, chez moi on ne regardait pas le foot mais les motos. En Italie c'était un peu bizarre, surtout il y a 30 ans. Ce sont mon père et ma mère qui m'ont transmis cela. Quand j'avais quatre ans ils m'emmenaient sur les courses, même en France, en Hongrie… On dormait sous la tente et ils me faisaient vivre les courses. Ma famille m'a fait aimer ce sport et puis j'ai connu Vale. À quatre ou cinq ans, on allait à la même maternelle et il était aussi passionné que moi. Et puis Vale a commencé à courir et il s'est passé ce qu'il s'est passé."

Y a-t-il un moment précis où tu te souviens avoir compris que Valentino n'était pas simplement un bon pilote ?
"À l'époque j'étais très jeune, j'avais 15 ans. Mais quand on est passé du Championnat d'Europe au Championnat du monde, en 1996, et qu'à la quatrième course, à Jerez, il a fini 4e et s'est battu pour le podium, là j'ai compris que ce serait peut-être notre vie. Et puis à 18 ans il a remporté son premier titre et l'histoire a commencé. On avait tout de suite compris que c'était un pilote très, très rapide. On dit cela maintenant, mais il faut se rappeler que j'avais 15-16 ans, on était vraiment petits. Si j'y repense aujourd'hui, ça me fait vraiment bizarre. Je pense à ce que l'on a vécu en étant très jeunes et c'est vraiment très émouvant."

Est-ce que cela signifie que, si tu retrouvais les mêmes qualités chez un jeune de l'Academy, tu le verrais désormais plus rapidement ?
"J'ai presque 40 ans, c'est différent désormais. À l'époque, tout allait très vite et je ne m'en rendais pas vraiment compte. Aujourd'hui, je le vivrais différemment. On a des garçons très jeunes et chez certains d'eux je revois un peu Vale quand on était petits. Et chez leurs assistants aussi, je me revois quand j'étais jeune, j'essaye de leur donner des conseils sur comment se comporter avec les pilotes, quand dire certaines choses et quand il vaut mieux ne pas les dire. Cette Academy m'a ramené en arrière, cela m'a rappelé des choses que j'ai vécues il y a 20 ans et dont je ne me souvenais plus."

"Et puis, avec Vale on est avant tout amis. Une amitié forte nous lie depuis qu'on a quatre ans. À mon avis, notre amitié a été un peu notre chance, à moi comme à lui. Ce que je devais lui dire, je le lui ai toujours dit. Si je trouvais qu'il faisait une erreur en piste, s'il affrontait un week-end d'une façon qui ne me plaisait pas, en étant nerveux ou peu concentré, je le lui ai toujours dit. Je crois que c'est notre point fort à tous les deux. Avoir à ses côtés quelqu'un qui vous dit les choses comme elles sont, ça fait parfois du bien, surtout si l'on est intelligent comme l'est Vale."

Lui as-tu donné un conseil en particulier au sujet de ce qui s'est passé en fin d'année dernière ?
"Je lui ai dit : 'Cette chose-là, on ne l'oubliera jamais'. Ça n'est pas quelque chose qui passe en un mois, à mon avis ça va nous suivre toute la vie. Alors, j'ai dit à Vale qu'il fallait que l'on vive avec. Il ne faut pas s'attendre à l'oublier, il faut seulement que l'on vive avec, qu'on la laisse de côté, dans un petit coin de notre cerveau, sans en faire quelque chose de trop gros. On n'oubliera pas, mais on va de l'avant. Voilà ce que je lui ai dit."

Tu penses donc qu'il ne digérera jamais ce qui s'est passé ?
"À mon avis, non. Moi non, mais le connaissant je pense que lui non plus. Mais maintenant on fait ce qu'on a à faire pour gagner les couses. En tout cas, je suis convaincu que, dans la vie, on récolte ce que l'on sème. Vale récoltera ce qu'il a semé, à savoir des succès à mon avis."

Penses-tu qu'il pourra remporter le championnat cette année ?
"À mon avis, on a toutes les possibilités pour y arriver. Même sur des pistes qui étaient un peu difficiles pour nous, comme Austin, on a été très rapides, même s'il a malheureusement glissé en course. Ensuite, à Jerez, on a gagné, puis au Mans une course toute en remontée nous a permis d'arracher une deuxième place miraculeuse avec un rythme de course plus rapide que celui de quiconque. Ensuite, au Mugello, le moteur a cassé alors qu'on était vraiment compétitifs. On est très rapides et on a récolté peu en comparaison, mais le championnat est long et je trouve que Vale est très concentré sur son objectif. Quand il est comme ça, je suis 'serein' parce que c'est un extraterrestre !"

Trouves-tu que le fait de s'être entouré des jeunes de l'Academy lui a donné un nouvel élan, dont il avait besoin à son âge ?
"Oui, je le touche du doigt tous les jours parce que je vois la lumière dans ses yeux quand il s'entraîne avec les petits. D'abord, ils sont sympas, très positifs, et puis ils sont aussi très rapides, Vale a donc trouvé des adversaires dignes de lui pour les entraînements à moto. Il y a quatre ou cinq ans, il n'avait pas vraiment d'adversaires quand il allait au Ranch ou en piste à Misano. Aujourd'hui, on en a onze et trois ou quatre lui donnent du fil à retordre."

Qui le bat le plus souvent ?
"Au Ranch, il y a Baldassarri, Bulega, Morbidelli et Marini et, tour à tour, l'un d'eux le bat parfois. Mais si on devait parler de proportions, ce serait 70% pour Vale et 30% pour les autres à diviser en quatre. Vale domine encore, mais pour y arriver il tire un peu plus la langue."

Penses-tu que le fait d'avoir un très jeune pilote comme Viñales dans l'équipe, l'année prochaine, aura le même effet ?
"C'est sûr. C'est encore un pilote très, très fort qui arrive et il faudra certainement se battre pour être devant, parce qu'il a 21 ans et énormément de talent. Mais n'oublions pas qu'aujourd'hui on a Lorenzo à nos côtés, qui est à mon avis l'un des pilotes les plus forts de ces dix dernières années. Maverick sera sûrement rapide, mais je pense qu'il faudra peut-être un an avant qu'il atteigne le niveau de Lorenzo."

Quelles sont les qualités que tu recherches chez un pilote pour le faire entrer à l'Academy ?
"Il faut qu'il soit rapide, qu'il ait du courage, qu'il mette les gaz tôt. On voit tout de suite quand un jeune est plus mûr que les autres, ça se comprend immédiatement à la manière dont il pilote. Que recherche-t-on d'autre ? L'éducation. On y tient beaucoup, j'aime avoir des garçons bien élevés et respectueux. Quand quelqu'un me plait, je le signale à Vale, ensuite il vient voir. On regarde surtout le style de pilotage, le passage de courbe et le freinage."

Comment vois-tu l'avenir ?
"J'aimerais beaucoup que l'Academy continue, tout comme le team. L'Academy est un peu mon trésor, j'y tiens énormément. Pour le moment, il n'y a que des Italiens mais, à l'avenir, j'aimerais peut-être prendre quelques pilotes non Italiens pour que l'Academy devienne un peu plus internationale."

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Séries MotoGP
Pilotes Valentino Rossi Boutique , Alessio Salucci
Équipes Team VR46
Auteur Léna Buffa