Valentino Rossi confirme et assume l'accord de VR46 avec Aramco

Bien qu'il indique ne pas avoir été personnellement impliqué dans les négociations, Valentino Rossi s'est dit très heureux de l'accord passé entre VR46 et la société Saudi Aramco, permettant de lancer son équipe en MotoGP.

Valentino Rossi confirme et assume l'accord de VR46 avec Aramco

Valentino Rossi a commenté jeudi, depuis le circuit de Jerez, la nouvelle de l'arrivée de son équipe en MotoGP la saison prochaine. Une annonce un peu particulière, puisqu'elle est parvenue aux médias via une société saoudienne faisant état d'un accord de sponsorisation du géant pétrolier national Saudi Aramco, sans autre communication officielle de la part de VR46 ou du championnat.

Le pilote italien a toutefois coupé court à toute rumeur pouvant être entraînée par les contours flous de cette annonce, en commentant longuement ce qui est pour lui l'accomplissement d'une entreprise personnelle qui a pris une ampleur considérable au fil des années.

"On a un deal avec Aramco pour faire l'équipe, et toutes les personnes qui travaillent chez VR46 sont très contentes parce qu'on a beaucoup travaillé pendant environ dix ans. On a commencé en Moto3, en championnat d'Italie, et en arriver à courir en MotoGP c'est génial pour nous. Beaucoup de personnes sont investies dans le projet et je pense que c'est bien", a déclaré Valentino Rossi.

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Le caractère inhabituel de cette annonce n'est pas le seul élément qui a soulevé des doutes au sujet de cet accord. Un lien aussi étroit avec l'Arabie saoudite en dépit des alertes des organismes de défense des droits de l'Homme quant à la position du pays sur ces sujets surprend également. Interrogé sur ce point, Valentino Rossi a défendu son projet sans toutefois s'étendre sur ce sujet délicat.

"Ces dernières années, Aramco a soutenu beaucoup de sports différents, [ils sont] en football et ils sont très impliqués en sports mécaniques, ils soutiennent aussi la Formule 1. Pour nous, c'est un partenaire important et ils peuvent nous aider à monter l'équipe MotoGP. Pour le reste on verra, peut-être que l'on pourra faire quelque chose pour améliorer la situation, mais de notre point de vue notre relation est [destinée à] cela", fait savoir Rossi.

"Je pense que, sans ce partenariat avec Aramco, il nous aurait été vraiment très difficile de faire une équipe en MotoGP. On est tous très contents de cette possibilité, d'autant que c'est un partenaire vraiment très important, très grand, et aussi un sponsor à mon avis très important pour le MotoGP, avec les autres entreprises pétrolières déjà présentes sur la grille. Aramco a aussi beaucoup dépensé en Formule 1 ces dernières années. C'est donc une marque qui commence à se faire voir et on est très contents."

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Interrogé sur un accord qui parait vaste, et qui semble même pouvoir mener à la création d'un parc à thème VR46 − "Ce serait bien ! Ferrari l'a fait à Abu Dhabi et penser qu'il pourrait y avoir un parc à thème VR46 c'est une belle satisfaction !" −, Rossi a par ailleurs précisé ne pas avoir été impliqué personnellement dans les discussions ayant mené à cet accord. "Je n'ai pas parlé avec eux, parce qu'avant tout en ce moment je suis pilote MotoGP, alors je suis concentré là-dessus. Bien sûr, je suis impliqué parce qu'il y a VR46 sur les motos, comme cette année en Moto2 et sur la Ducati de Luca [Marini]", a-t-il répondu lorsque la question lui a été posée. "Je ne suis pas directement impliqué. Il y a beaucoup de personnes chez VR46 qui travaillent sur cet accord, et aussi pour le Moto3, le Moto2 et la future équipe MotoGP. Je suis juste le chef, mais je ne parle pas directement avec les sponsors."

Boucler la boucle au plus haut niveau

Pour défendre son projet, Valentino Rossi a tenu à rappeler le chemin parcouru par la structure VR46 et le bénéfice que son entreprise apporte au sport moto. "On boucle un peu la boucle en réussissant à monter une équipe MotoGP", a-t-il souligné. "Notre histoire a vraiment progressé pas à pas. Au début, on voulait surtout aider les jeunes pilotes italiens pour accéder au championnat du monde et ensuite on a lancé l'équipe en Moto3 avec Sky."

"On aime beaucoup ça, parce qu'on est des fans de sports mécaniques, on est accrocs, alors on aime beaucoup suivre notre équipe. Franchement, au début on ne pensait pas au MotoGP, parce que la donne change après le Moto2, mais petit à petit on a eu cette possibilité, il y a beaucoup de personnes qui ont travaillé sur ce projet et au final on a dit pourquoi pas."

"C'est aussi quelque chose de beau que l'on a fait pour le MotoGP et les sports mécaniques, parce qu'on travaillé depuis dix ans pour aider des pilotes à accéder au MotoGP et on travaille aussi en étroite collaboration avec la fédération italienne, pour essayer d'aider des pilotes italiens qui n'auraient peut-être pas eu la possibilité d'en arriver là où ils sont. Donc c'est très beau et on est contents."

"Je pense que ce sera amusant et c'est aussi une bonne façon de rester dans ce monde quand j'aurai fini ma carrière de pilote", a ajouté le pilote de 42 ans. Il faut reconnaître que l'annonce de l'arrivée de VR46 sur la grille MotoGP ouvre également de nombreuses autres questions quant à la manière dont opèrera l'équipe et l'implication du Docteur.

Courir pour VR46 ? "Difficile mais pas impossible"

Rossi a déjà annoncé qu'il prendrait une décision quant à son avenir de pilote pendant l'été, et lorsqu'il lui a été demandé si ce nouveau projet pouvait peser dans la balance, il n'a pas fermé la porte. "D'un côté ça ne change pas grand-chose parce que je vais décider pendant la saison et ça dépendra des résultats, comme je l'ai toujours dit. D'un autre côté, ça m'aidera peut-être parce que j'aurai un endroit de plus où aller si je veux courir avec mon équipe ! [rires] Si je suis le boss et que je veux courir, je peux clairement garder une moto pour moi !"

"Pour le moment, il est beaucoup plus possible que je ne coure pas l'année prochaine pour mon team", a-t-il toutefois précisé. "Mais ça n'est pas non plus dit à 100%. Dans ce monde, les choses changent d'un jour à l'autre, donc je dirais qu'à l'heure actuelle c'est très difficile mais pas impossible. Il faut voir si j'arrive à être compétitif et à me battre pour les positions importantes. Comme je l'ai toujours dit, ça fera la différence."

Interrogé par ailleurs sur une supposée clause l'empêchant de courir sur une MotoGP qui ne serait pas une Yamaha, Rossi s'est dit "pris au dépourvu" par la question. "Je ne pense pas avoir signé de clause de ce genre. Mais pour le moment la situation actuelle est qu'il sera très difficile que je sois pilote de mon équipe, quelle que soit la moto avec laquelle on court", a-t-il souligné, ajoutant que la question n'est pas pour le moment à l'ordre du jour : "La priorité serait d'être compétitif et essayer de continuer l'année prochaine avec Petronas."

Ce qui est en revanche bel et bien le sujet du moment, c'est le choix du constructeur avec lequel VR46 s'associera en 2022 pour lancer sa première saison en tant qu'équipe MotoGP à part entière. "On parle avec tout le monde, franchement", a fait savoir Rossi. "Aprilia, Yamaha, Ducati et Suzuki. Je ne sais pas très bien pour le moment, mais je pense que ça n'est pas encore décidé."

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