Premiers tours "étranges" pour Valentino Rossi avec Petronas

Valentino Rossi prend ses marques au sein de sa nouvelle équipe, où il s'habitue à quelques changements. Le plus important est que sa moto, même si elle a "changé de robe", reste sa Yamaha adorée !

Premiers tours "étranges" pour Valentino Rossi avec Petronas

Avec les tests actuellement en cours au Qatar, Valentino Rossi entame sa 26e saison en Grand Prix. "Ça n'est pas une carrière, c'est une vie !" observe-t-il lui-même. Le vétéran se lance toutefois dans une nouvelle aventure, et il admettait samedi soir que le début des essais de pré-saison au sein de sa nouvelle équipe lui avait paru étrange, même s'il a vite repris ses marques au guidon d'une Yamaha qui, malgré son transfert, reste celle qu'il connaît si bien.

Le pilote italien a mis fin à 15 ans de présence dans l'équipe officielle du constructeur pour rejoindre le team Petronas SRT, où il conserve néanmoins un accord direct avec Yamaha et une machine de même spécification que celle pilotée par Maverick Viñales et Fabio Quartararo. Son team technique change toutefois grandement, puisque seuls trois membres de sa garde rapprochée ont pu le suivre, et c'est sous de nouvelles couleurs qu'il a pris la piste samedi après-midi.

"J'étais très excité, parce que c'est le début d'une nouvelle aventure. De nouvelles couleurs, un nouveau team, et cela me donne une grande motivation et beaucoup de force pour travailler. C'était étrange au début, à ma première sortie, mais au final la moto reste toujours ma M1, alors même si elle a changé de robe, le reste est toujours pareil", sourit Valentino Rossi.

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"Cette première journée a été bonne, ça m'a beaucoup plu", poursuit-il. "Au final, ça ne change pas grand-chose parce que la moto est la même. Il y a une bonne ambiance de travail dans l'équipe. Le résultat final n'est pas génial, mais pendant toute la journée je n'étais pas si mal, mon rythme était plutôt bon. Comme toujours, il y a beaucoup de motos et de pilotes différents qui sont très forts, alors il faut travailler au maximum pour rester au top, mais le premier contact est positif."

Grande nouveauté dans un environnement tellement rythmé par les petites habitudes névrosées et les superstitions, Valentino Rossi prend place désormais du côté droit du stand, Franco Morbidelli ayant gardé sa place à gauche, une organisation que le team Petronas a pris des pincettes pour lui annoncer, mais que le pilote dit accepter volontiers.

"Au début, Wilco [Zeelenberg] m'a dit : 'Je dois te dire quelque chose d'important, Franco doit rester à gauche alors tu dois aller à droite', et j'ai dit OK, cool ! Je ne pense pas que ce soit très important, tourner à droite ou à gauche ça ne change pas grand-chose. Ça fait déjà deux ans que Franco est dans cette équipe, alors s'il est content de rester à gauche, je suis content d'être à droite, pas de problème."

 

Plus important, bien qu'il soit toujours accompagné par son chef mécanicien David Muñoz, ainsi que son responsable données Matteo Flamigni, et son analyste performance Idalio Gavira, Valentino Rossi doit poser les bases de son travail avec de nombreux autres nouveaux collaborateurs, qu'il apprend à connaître.

"Naturellement, mes mécaniciens australiens me manquent beaucoup, mais j'ai vu une très grande passion et une très grande envie [chez les nouveaux mécaniciens], ils sont très compétents. Ils ont bien travaillé, et beaucoup", souligne le pilote. "Il y a beaucoup de choses à mettre au point, comme l'organisation. Une chose très importante, aussi, c'est qui met les stickers sur la moto ! D'habitude, c'est Bernard qui le faisait, mais il n'est plus là, alors j'essaye de comprendre qui est le plus précis pour mettre les stickers. Et puis il y a toutes les procédures, et la première fois que l'on sera ensemble sur la grille, par exemple, ce sera particulier. On essaye de mettre tout cela au point, mais ça vient avec le temps. Il faut un peu de temps pour travailler ensemble."

Premiers tours avec le nouveau châssis

Auteur samedi du 14e temps après avoir bouclé 54 tours, Valentino Rossi a essentiellement cherché à poser les bases de tests qui s'étaleront sur cinq jours, toujours sur la même piste. Tout juste a-t-il découvert le nouveau châssis préparé par Yamaha, dans une tentative pour le constructeur de rapprocher les performances des machines officielles de celles obtenues l'an dernier par Franco Morbidelli, vainqueur à trois reprises et deuxième du championnat au guidon d'une M1 moins évoluée.

"Je pense qu'avec la moto de l'année dernière on a réglé certains problèmes, mais perdu dans d'autres domaines, et la seconde partie de la saison de Franco a été impressionnante parce qu'il était toujours l'un des plus rapides en piste, alors que de l'autre côté les pilotes d'usine avaient plus de problèmes. Yamaha a donc essayé de progresser. Je pense qu'ils ont travaillé dur cet hiver. On a de nouvelles choses à essayer, mais franchement [samedi] on n'a pas testé grand-chose, on a plutôt travaillé sur la base."

"J'ai fait des tours avec le nouveau châssis et le premier contact n'est pas trop mauvais, mais je n'ai fait que six ou sept tours car on s'est concentré sur la moto standard. On aura donc peut-être les idées plus claires les prochains jours", explique-t-il. "Le premier contact n'était pas mauvais. Mais on a aussi d'autres choses, des choses intéressantes, alors j'espère que mes sensations vont s'améliorer. On aura cinq jours, on essaye donc de répartir les choses parce que c'est long."

"Je crois qu'on continuera à mener des comparaisons [dimanche]", précise Rossi au sujet du nouveau châssis. "Le problème c'est que cette année on fait cinq jours de tests, ce qui est bien, mais toujours sur la même piste. Or ce n'est pas la piste la plus adaptée pour essayer un nouveau châssis, parce qu'elle est rapide, elle n'a pas les virages lents que peuvent avoir, par exemple, Valence ou le Portugal. Donc il faut voir un peu, mais je pense en tout cas qu'on continuera à le tester [dimanche]."

Valentino Rossi, Petronas Yamaha SRT

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