Valentino Rossi voit Fabio Quartararo favori pour le titre

Alors qu'il vit le début de championnat le plus difficile de sa carrière, Valentino Rossi observe la montée en puissance de celui qui l'a remplacé chez Yamaha, un Fabio Quartararo particulièrement fort cette saison.

Valentino Rossi voit Fabio Quartararo favori pour le titre

Après les six premières manches de la saison, Fabio Quartararo a marqué les esprits. Auteur de trois victoires, il a déjà bouclé autant de tours que l'an dernier en tête, s'est qualifié quatre fois de suite en pole position et a cumulé 105 points au championnat, soit une moyenne bien plus élevée que ces deux dernières années. Non seulement victorieux, mais surtout dominateur, il a affiché quasiment à chaque course une aisance impressionnante.

La seule baisse observée dans sa courbe de résultat est à mettre sur le compte d'un arm-pump particulièrement gênant lors de la course de Jerez, qui sur le papier lui était pourtant destinée. Il y a sauvé les points de la 13e place et s'est fait opérer dare-dare pour mieux revenir en piste quelques jours plus tard, libéré de son mal. Lui qui avait tant peiné sous la pluie l'an dernier, il a décroché un podium au Mans, avant de briller au Mugello où il a dominé la course après la chute de Pecco Bagnaia, premier leader.

"Je pense que Quartararo a fait la différence", constatait Valentino Rossi après le Grand Prix d'Italie. "Mais ça n'est pas la première fois cette saison, il avait déjà fait la différence à la deuxième course au Qatar et aussi au Portugal, où il avait été très fort. À Jerez aussi, mais il avait eu un problème au bras. Au Mans, les conditions mixtes avaient été difficiles pour Yamaha, par contre ici il a toujours roulé au maximum, il n'a jamais fait d'erreurs. Et puis il est très fort sur le tour lancé et c'est très important aujourd'hui en MotoGP."

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"Je pense qu'il est le pilote le plus en forme", jugeait le pilote italien. "Il a eu des soucis au bras, mais je pense que s'il a résolu ce problème, il sera le favori pour le championnat car il est le plus rapide en piste. Pendant tout le week-end, Pecco a été le seul à se montrer à son niveau. Il était très rapide, malheureusement il a fait une erreur [en course], sinon je pense que la bagarre entre Pecco et Quartararo aurait été très intéressante."

Les écarts resteront désormais réduits

Depuis le début de la saison, l'écart le plus important qu'ait affiché un vainqueur en MotoGP est de 4"8, l'avance dont bénéficiait Quartararo sur la ligne d'arrivée du Grand Prix du Portugal. Loin des processions qui ont pu être observées à certaines époques, les classements de la catégorie reine témoignent d'un nivellement toujours plus net des performances, notamment avec trois de ces six premières courses déjà parmi celles qui ont affiché les top 10 les plus compacts de l'Histoire : le GP de Doha a battu, et de loin, le record absolu avec seulement 5"382 entre le vainqueur et le dixième à l'arrivée ; le GP du Qatar est lui troisième avec 9"288 et celui d'Espagne septième avec 11"776. Et la même tendance se retrouve si l'on étend l'observation à l'ensemble de la zone des points, avec un record divisé quasiment par deux à Doha !

Face à un niveau de concurrence aussi élevé, il est d'autant plus difficile pour chacun de défendre ses chances. Valentino Rossi, qui a connu bien d'autres chapitres de l'Histoire des Grands Prix, estime que le championnat ne reviendra pas aux écarts qu'il a pu connaître il y a encore quelques années. C'est désormais la donne, et il faut bien tenter de s'y faire.

"Avant toute chose, ça roule plus fort", observait-il samedi, en comparant l'évolution des chronos depuis sa dernière pole position, obtenue précisément au Mugello il y a trois ans. Il avait alors tourné en 1'46"2 ce qui l'aurait placé seulement 12e sur la grille cette année ; et le temps de 1'46"7 avec lequel il s'est qualifié 19e lui aurait permis de partir huitième en 2018. En d'autres termes, stagner sur les temps d'il y a trois ans coûte donc une dizaine de positions aujourd'hui.

"Mis à part le fait que ça roule plus fort, la plus grande différence c'est qu'on est tous très proches les uns des autres", a-t-il poursuivi. "Je pense que l'organisation du MotoGP a beaucoup travaillé ces dernières années pour en arriver à ce résultat, car à mon avis les courses de groupe et les bagarres, sont la force du MotoGP, pour les gens qui regardent et qui attendent la course le dimanche. Ils ont donc été bons et je pense que ça restera comme ça, qu'il n'y aura plus jamais les écarts qu'il y avait il y a quelques années."

Cantonné pour sa part à des performances très éloignées de ses ambitions, Valentino Rossi ne cache pas sa frustration, mais veut encore croire que ses efforts paieront. "Les résultats sont essentiels pour nous, dans n'importe quel type de sport. On est là pour essayer de gagner, d'être devant, et quand les résultats ne sont pas là, comme c'est notre cas en ce moment, tout est difficile et on ne prend pas de plaisir, c'est certain", a-t-il admis. "Tout est dur, il faut se donner au maximum, pour s'entraîner à la maison, prendre des risques. Quand on n'obtient pas de résultats, on ne prend pas de plaisir et tout est plus lourd. [...] Il faut qu'on essaye. On  va essayer de progresser et on verra, mais il est certain que quand on n'obtient pas de résultats tout est plus difficile."

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