Viñales déjà à une seconde du leader mais "loin du maximum"

Maverick Viñales s'est montré très positif après sa première journée d'essais réalisée dans le cadre d'un week-end de Grand Prix, en Aragón. Le pilote espagnol a signé un chrono encourageant en deuxième séance d'Essais Libres, et estime avoir encore une très importante marge de progression.

Viñales déjà à une seconde du leader mais "loin du maximum"

L'une des grandes curiosités de ce vendredi passé en piste sur le tracé Aragón était bien entendu la prise de contact de Maverick Viñales avec l'Aprilia en situation de week-end Grand Prix. Seulement quelques jours après avoir pu essayer la machine italienne pour la première fois en tests privés, le pilote espagnol a cette fois pris ses marques sur un tracé sur lequel il avait conclu la course en quatrième position la saison dernière au guidon de la Yamaha factory.

Tout d'abord 19e de la séance d'EL1, à 2"139 de la référence matinale installée par Marc Márquez, le nouvel équipier d'Aleix Espargaró a ensuite trouvé près d'une seconde et demie au tour en EL2, concluant cette fois à 1"142 du meilleur temps de la journée signé Jack Miller.

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Une performance qui le plaçait pourtant encore une fois à la 19e place dans la hiérarchie ; preuve de la compétitivité d'un plateau extrêmement resserré sur le tortueux tracé espagnol.
Le potentiel de l'Aprilia, lui, apparaît en tout cas clairement prometteur : deuxième temps derrière Miller, Aleix Espargaró a conclu une journée encourageante, dans la foulée de son premier podium signé avec l'équipe italienne lors de la dernière manche en date, à Silverstone. De quoi, dans l'ensemble, ravir celui qui se réjouissait en amont du week-end d'avoir changé d'air et quitté la situation sulfureuse de chez Yamaha, devenue néfaste mentalement.

Première réaction du principal intéressé...

Comment s'est passée ta première vraie fois sur la moto ? Dans quel domaine souhaites-tu progresser ?

Eh bien, en fait, rien sur la moto honnêtement, parce que c'est assez difficile de continuer à tout mettre ensemble sur les tours, les bons secteurs. Donc, pour moi, c'est très positif parce que des EL1 aux EL2, nous avons fait un grand pas en avant, non seulement sur le temps mais aussi sur le feeling et je pense que demain, nous allons faire un autre pas en avant. Étape par étape, je m'améliore. C'est assez difficile de s'améliorer en 40 minutes, tellement difficile, parce que vous ne pouvez rien toucher, il faut juste rouler et essayer la moto. Donc globalement, le sentiment est très positif. C'est vrai que c'est très différent, donc la façon dont j'aborde la piste est différente, donc c'est difficile de continuer à faire ce que la moto veut, parce que j'ai l'habitude de le faire d'une manière différente et c'est pourquoi je n'ai peut-être pas pu [encore] diviser tous les secteurs d'une manière parfaite.

Qu'est-ce qui est le plus difficile maintenant ? La trajectoire différente sur la piste ou quelque chose avec la moto ? Est-il difficile de s'habituer au tableau de bord et à tous les interrupteurs ?

Tout ! Tout est différent, donc je dois m'y habituer. Comme dit, pour moi, le plus difficile est de faire les quatre secteurs d'affilée : c'est la partie la plus difficile parce que j'essaie de pousser d'une manière ou d'une autre et je continue à faire des erreurs à chaque tour. En ce moment, je ne pilote pas la moto au maximum et c'est important parce qu'à la fin de la journée, nous avons un bon "tour idéal" : nous avons un bon rythme et nous devons continuer à regarder cela parce que je pense que la clé en ce moment est le calme et le fait de continuer à travailler. Nous sommes loin du maximum et je pense que sur chaque séance, nous faisons un bon pas en avant. C'est la manière pour progresser et de réaliser un bon week-end.

Est-il possible de faire de l'entraînement mental pour s'approprier le tableau de bord ?

Oui, c'est difficile parce que nous avons beaucoup de boutons. Mais avec moins ou plus, c'est facile à retenir, très facile.

Comment t'es-tu senti lors de ta première sortie ?

Je me sentais très excité ! Et aussi, sur le premier tour, je me sentais très raide ! J'étais très nerveux parce que ce n'est pas la même chose, évidemment. Mais après quelques tours, on continue à rouler et à la fin de la journée, il fallait faire beaucoup de tours. Le plus important pour moi est de continuer à comprendre la moto, continuer à apprendre comment être rapide avec elle, et il semble que nous soyons sur la bonne voie. En EL2, je me sentais assez bien, honnêtement. J'étais assez satisfait de mes chronos et avais une marge d'amélioration, c'est le plus important. Mais globalement, nous continuons toujours à apprendre, et c'est la principale priorité.

Avez-vous fait un plan avec Aleix pour sortir en même temps ?

Pas vraiment, nous n'avons pas fait de plan spécial. Il s'agissait plus que d'essayer de voir ce qu'Aleix fait, les trajectoires qu'il prend parce qu'elles sont complètement différentes de celles que j'avais l'habitude de faire, oui. Donc, c'est complètement différent, c'est sûr.

Peux-tu nous dire comment tu dois adapter celles-ci ?

Oui, en fait je freine toujours trop tôt, c'est le principal problème. Je freine trop tôt parce que j'étais habitué à un style de pilotage différent. Mais nous nous rapprochons de plus en plus. A Misano, nous étions très proches et je pense qu'ici, au fil des jours, au fil des essais, nous allons nous rapprocher. Mais pour le moment, pour moi, la partie la plus difficile est le freinage parce que l'accélération est vraiment bonne. Je contrôle bien la glisse et ce n'est pas un problème honnêtement, mais c'est au niveau du freinage que je dois m'habituer parce que c'est très différent de ce que j'avais l'habitude de piloter.

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Avec Angus Martin

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