Viñales conteste une décision "injuste" le privant de la pole

Maverick Viñales doit se contenter de la 12e place sur la grille de départ du Grand Prix du Portugal, ses meilleurs tours ayant été annulés pour avoir dépassé les limites de la piste.

Viñales conteste une décision "injuste" le privant de la pole

Sur les quatre tours lancés qu'il a bouclés pendant son quart d'heure de qualifications du Grand Prix du Portugal, Maverick Viñales en a eu trois annulés. La situation avait déjà tout pour être frustrante, et elle l'a été plus encore lorsque le pilote espagnol a appris qu'il était privé de la pole position pour avoir frôlé la partie verte à l'extérieur d'un vibreur.

Les images d'une infraction constatée dans le virage 4 ont particulièrement alimenté sa rancœur, samedi soir, le dépassement y étant imperceptible à l'œil nu. Le nouveau système de capteurs de pression destiné à détecter ces dépassements en évitant qu'un jugement humain ne vienne troubler ces décisions semble avoir déjà atteint ses limites, puisque le pilote conteste avec virulence avoir touché la partie interdite.

"C'est impossible que j'aie touché le vert ! Je sais quand je touche le vert et je n'ai pas touché le vert", assurait-il samedi. "Mais au final, c'est la règle, c'est une opinion, on ne peut rien dire, on ne peut pas faire appel. Pendant la réunion que l'on a eue au Qatar, ils nous ont dit qu'ils vérifieraient, mais en fait ils ne le font pas. J'ai vérifié et je ne comprends pas, parce que le pneu est en majeure partie à l'intérieur et on n'arrive pas à comprendre si le reste du pneu touche le vert. C'est impossible à comprendre. Mais ce sont les règles, on ne peut rien y faire."

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"C'est le jugement d'une personne et c'est comme ça. Ça fait pas mal d'années qu'on connait les commissaires", déplorait-il. "Yamaha a poussé très fort parce qu'ils ont la même opinion que moi, à savoir que le fait que j'ai touché le vert n'est pas clair. Si c'était clair, ce serait comme ça et c'est tout. Mais ce n'est pas clair."

Viñales est passé dans les bureaux de la direction de course pour revoir les images. "Quand j'ai vu les images, mon opinion n'en a été que plus claire", affirmait-il ensuite. "On ne peut rien faire, c'est le problème : la décision a été prise et on ne peut pas faire appel. Donc, en tant que Yamaha, on ne peut rien dire, c'est comme ça. Il est certain que ça n'est pas juste, parce que je n'étais pas sur la partie verte, en tout cas tout mon pneu arrière n'était pas sur le vert."

Le tour le plus rapide qui lui a été retiré avait été bouclé en 1'38"732 : cela aurait donc placé Maverick Viñales en pole position, devant Fabio Quartararo, même si ce chrono était moins rapide que celui qui a été retiré à Pecco Bagnaia dans une autre décision contestée. Son second tour le plus rapide affichait un temps de 1'38"990, soit un millième de mieux que Johann Zarco, qualifié troisième. "C'est dur à accepter", a admis le pilote Yamaha, qui a toutefois voulu rapidement tourner la page et se concentrer sur la course. "Je ne veux plus y penser, je veux juste me concentrer sur [la course]. On a une bonne opportunité et je vais pousser dès le départ et jusqu'au bout."

"Je préfère parler des bonnes sensations que j'ai eues sur la moto et en dehors de la piste", témoignait-il au micro du site officiel du MotoGP. "Franchement, je me suis senti assez bien, mes deux tours étaient dignes de la première ligne, et ce même si le chrono de Pecco l'avait placé en pole position. Il faut qu'on continue à travailler. Par rapport à [vendredi], on a beaucoup progressé, particulièrement sur le rythme. Je me sens assez fort en rythme, surtout en pneus usés, mais il faut qu'on continue à réfléchir à comment progresser pour [dimanche] parce qu'il va falloir qu'on fasse quelque chose de spécial."

Une frustration à transformer en énergie positive

Sa stratégie désormais ? "Dépasser tout le monde aussi vite que possible." Il prévoit donc de profiter du warm-up, ce matin, pour tenter de préparer sa moto à une course d'attaque. "Je ne me fixe pas de limites", prévient-il. "Désormais, ça va être une course sprint, il n'y a pas d'autre choix. Je vais aller à la limite et tout donner, et on verra jusqu'où ça nous mène."

"On ne sait jamais ce qui peut se passer au premier ou au deuxième virage, mais l'idée c'est d'y aller. Je suis prêt à y aller !" garantit-il malgré sa 12e place sur la grille. "Au Qatar on y est arrivé [à gagner, ndlr], et pourtant j'avais bouclé le premier tour en neuvième position, alors on va voir ce qu'on peut faire. Le problème, c'est que j'étais premier... La course va être très différente. J'ai un bon rythme et en pneus usés j'arrivais à rouler en petits 1'40, ce qui est super. On ne sait jamais. Je vais attaquer du premier au dernier tour et on verra bien ce qu'il est possible de faire."

"Je me sens très fort. Je me sens fort sur les freins et il y a plusieurs virages dans lesquels je suis très rapide, comme les virages 9, 10 et 11, et c'est bien pour dépasser. Il est certain que ça ne sera pas facile, il va y avoir des contacts, parce que cette piste est très étroite mais il faut qu'on soit forts et qu'on aille de l'avant, jamais en arrière !"

À l'image du self-control qu'il affiche depuis quelques mois, le pilote espagnol parvient à relativiser : "Ça me donne encore plus d'énergie. C'est injuste qu'on m'ait pris ce tour, mais je vais essayer d'utiliser cette colère pour la transformer en énergie positive."

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Séries MotoGP
Événement GP du Portugal
Lieu Portimão
Pilotes Maverick Viñales Ruiz
Équipes Yamaha Factory Racing
Auteur Léna Buffa