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Un an après son mea culpa, Yamaha rassure enfin ses pilotes

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Un an après son mea culpa, Yamaha rassure enfin ses pilotes
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10 août 2019 à 11:16

Le fiasco du GP d'Autriche 2018 aura été un déclencheur pour Yamaha. Si les progrès notables en piste ne seront sans doute pas visibles avant l'arrivée de la future M1 2020, la marque a d'ores été déjà mis en œuvre des changements internes afin de répondre aux attentes de ses pilotes et de retrouver sa voie.

En retrouvant cette semaine le Red Bull Ring, Yamaha peut difficilement échapper aux comparatifs entre sa situation actuelle et celle d'il y a un an. Car c'est il y a 12 mois, à l'issue d'une séance qualificative désastreuse, que le chef du projet MotoGP de la marque d'Iwata avait publiquement reconnu les profondes difficultés traversées par l'équipe, au point de s'en excuser auprès des pilotes, micro en main, face à un parterre de journalistes médusés.

Depuis, Yamaha n'est pas sorti de la crise. Pour autant, malgré un déficit toujours évident en comparaison de la concurrence, et des pilotes qui attendent toujours des progrès techniques substantiels, les performances ont connu une inflexion, récompensée par deux victoires en fin de saison dernière et, plus récemment, à Assen. Mais le curseur le plus intéressant, ce sont sans doute les résultats et les commentaires des pilotes sur cette même piste du Red Bull Ring.

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Alors qu'il y a un an, Viñales se qualifiait tout juste 11e et Rossi ne parvenait même pas à participer à la Q2, les deux officiels de la marque se trouvent à ce stade du week-end deuxième et sixième. "Mon rythme est plutôt bon, ça n'est pas trop mal", se félicitait vendredi soir le pilote italien, satisfait de noter que des progrès sur l'électronique permettaient de mieux gérer les sollicitations sur le pneu arrière. "Sur cette piste, il y a de très sévères accélérations sur l'angle et ça fait beaucoup travailler le pneu arrière. Ces dernières années, on a souffert parce qu'on stressait un peu trop le pneu arrière", expliquait-il. "On semble être dans une meilleure situation que l'année dernière, parce qu'en pneus usés on maintient un rythme assez constant. On a travaillé dur sur l'électronique pour économiser les pneus à l'accélération. Les premières sensations ne sont donc pas mauvaises."

"En traction, on est un peu mieux que l'année dernière. On a un peu progressé sur les freins, en vitesse de virage et en traction", renchérissait Maverick Viñales vendredi, déjà deuxième au classement. "En rythme je suis plus rapide de sept dixièmes par rapport à l'année dernière, alors ça signifie que la moto a pas mal progressé dans tous les secteurs. C'est particulièrement dans les secteurs 2 et 3 que l'on a enregistré les plus gros progrès."

Un problème persistant de vitesse de pointe

Le déficit des Yamaha en vitesse de pointe reste toutefois évident. À ce stade du week-end, les M1 affichent la V-max la plus faible avec une pointe à 306,8 km/h, derrière Aprilia et Suzuki (308,5), KTM (309,4), Honda (313,9) et Ducati (316,7). "Par rapport aux autres motos, la différence en vitesse de pointe est grande, plus de 10 km/h. Mais, surtout, ça n'est pas seulement par rapport à la Honda et la Ducati officielles mais un peu avec toutes les motos. Donc, en course, quand on est derrière quelqu'un qui est peut-être un peu plus lent mais qui a plus de moteur, c'est difficile de le dépasser. C'est un problème, et les qualifications sont d'autant plus importantes pour nous", constate Rossi.

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Des difficultés que confirme Viñales, qui estime que le moteur doit désormais centraliser les efforts du département technique. "Je ne pense pas que ça ait quoi que ce soit à voir avec le mental", balaye-t-il. "À Brno, j'ai essayé de voir où je pouvais dépasser, mais c'était difficile. Et sur cette piste, c'est encore plus difficile. On avance bien avec la moto, mais on a besoin de plus de moteur pour nous battre à nouveau avec les autres."

Hasard du calendrier, celui qui a remplacé Kouiji Tsuya au poste de project leader, Takahiro Sumi, participait vendredi à la traditionnelle conférence de presse permettant aux constructeurs de dresser le bilan de mi-saison. Et il n'a pas nié que la vitesse de pointe était "le plus grand problème" de Yamaha et que la marque a bien conscience du travail à mener sur ce point.

"La situation actuelle d'un point de vue usine est que nous ne sommes pas là où nous le voulons. Nous avons fait progresser la moto de l'an dernier et ça fonctionne sur certains circuits et avec certains pilotes, mais malheureusement la vitesse de pointe des leaders est plus importante et pour les pilotes Yamaha il est maintenant plus difficile de battre les autres. C'est notre plus grand problème : nous voulons progresser [sur ceci] sur le reste de la saison", a admis l'ingénieur. "C'est très difficile, mais nous n'avons jamais eu la meilleure puissance du paddock. Nous essayons de gagner de la vitesse de pointe, toujours. Ce n'est pas évident de faire le compromis avec d'autres aspects de la moto. C'est notre principal objectif maintenant, [et c'est un travail] en cours."

Yamaha a d'ores et déjà tenté d'apporter un début de réponse aux problèmes de sa M1, en proposant lundi à ses pilotes officiels de tester une première version du moteur destiné à la saison prochaine. "À Brno, nous avions des moteurs 2020, mais il s'agissait de protos pour confirmer notre direction de développement. Tous deux nous ont donné un bon feedback pour définir la voie à suivre, et nous sommes prêts à progresser lors de la prochaine séance et à plus avancer dans les tests pour l'an prochain. Nous amènerons d'autres nouvelles choses sur le prochain test", promet Sumi, répondant en cela aux attentes exprimées par Rossi. Car cette première étape servait avant tout à poser les premières fondations du travail qui va s'organiser dans les semaines à venir, et si les performances n'ont pas encore été révolutionnaires, le #46 ne s'y trompe pas : avoir une telle nouveauté aussi tôt dans la saison, "comme au bon vieux temps", est bel et bien le signe qu'un changement profond est en cours afin de redresser la barre.

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Sumi reconnaît en effet que ce n'est que la face émergée de l'iceberg et que les choses bougent à Iwata. Le Grand Prix d'Autriche 2018 a finalement servi de catalyseur. "Après le désastre de la saison de l'an dernier, nous avions souffert sur cette piste et c'était un moment critique. Cela a été pour nous un tournant afin de changer la moto, de changer nous-mêmes et notre façon de penser ainsi que la manière de développer la moto", explique-t-il. "Nous avons commencé à changer de petites choses, mais beaucoup. La moto n'est pas si différente, mais les activités changent au QG Yamaha. Nous comprenons maintenant que nous traversons un moment de crise, et chez Yamaha nous nous sentons tous impliqués dans ce combat, [prêts à] nous battre et faire une moto plus compétitive pour l'an prochain. Nous faisons attention aux pilotes et les pilotes le comprennent."

Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing

Alors que Lin Jarvis estimait ces derniers jours auprès de Motorsport.com que les problèmes actuels prenaient leur source dans le fait d'avoir "sous-estimé l'effet qu'allait avoir le changement au niveau de l'électronique", en 2016, Takahiro Sumi renchérit : "Je commence à penser que le problème est que, dans certains domaines, nous avons perdu le fil du développement avec les changements de pneus et d'électronique. Or, si l'on échoue à résoudre le problème, il peut vite grandir. Et si l'on maintient dix ou 20 [priorités] à la fois, c'est dur à résoudre : maintenant nous priorisons les domaines et notre développement se concentre sur des domaines spécifiques pour faire un pas en avant."

Des paroles franches, qui semblent cette fois bien plus rassurer Valentino Rossi que tout ce qu'il a pu entendre de la part des responsables du projet il y a un an. "Ce que Sumi-san a dit est intéressant et je suis d'accord avec lui", souligne le pilote italien. "En 2018, mais aussi en 2017, on ne travaillait pas bien, pas assez fort et je pense qu'on ne travaillait pas dans les bons domaines, alors notre retard sur nos adversaires a grandi, or il semble que cette année plusieurs choses ont changé : des personnes, mais aussi l'organisation interne, comme si Yamaha avait mis plus d'efforts."

"Par rapport à mes sensations et aux discussions, je suis optimiste parce qu'il semble que quelque chose ait bougé, mais il faut du temps et malheureusement je n'en ai peut-être pas alors j'essaye toujours de pousser pour le court terme !" sourit le vétéran. "On a besoin de résultats. Mais c'est positif, car on a déjà essayé le premier prototype de la moto et je pense qu'on a commencé à travailler de la bonne manière."

Avec Guillaume Navarro

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