Zarco content de sa forme et enthousiaste avant Motegi

Après 14 Grands Prix qui ont mis le physique et le mental du Français à rude épreuve, Johann Zarco juge être bien affûté pour aborder dans de bonnes conditions la dernière portion de la saison, qui débutera au Japon.

On en viendrait presque à l'oublier tant ses performances impressionnent jusqu'ici, mais Johann Zarco est bien dans sa toute première année dans la catégorie reine. Sixième du championnat après 14 courses cette saison, le Français représente pour l'heure le meilleur rookie de l'année, un statut qui fait partie, du reste, de ses objectifs au terme du présent exercice. 

Cette position flatteuse ne doit cependant rien au hasard : outre une pointe de vitesse qui n'a surpris personne, quand on sait que le Cannois constitue le seul pilote dans l'Histoire du Moto2 à avoir conservé sa couronne dans la catégorie intermédiaire, le pensionnaire de chez Tech3 est aussi exigeant envers lui-même.

Un état d'esprit qui se traduit dans les faits par la volonté constante de progresser, d'une part sur la piste au niveau du pilotage et de la compréhension de la moto, mais aussi en dehors, dans le cadre des commentaires fournis à l'équipe.

Interrogé pour savoir s'il s'agit du domaine où il estime pouvoir encore progresser, l'intéressé répond sans ambages : "Je pense, oui. Parce qu’il faut bien réussir à analyser quand on a des problèmes. On roule à la limite. Et finalement, quand on est à la limite, on glisse à l’arrière, on se bat pour mieux faire tourner la moto. On est toujours en train de chercher mieux."

Un travail essentiel pour avoir l'espoir de bien figurer en course. Mais en dépit du professionnalisme et du talent du Français, plusieurs paramètres pourraient ralentir son rythme impressionnant jusqu'ici, et qui affectent souvent les impétrants du MotoGP.

Une charge de travail éprouvante pour les rookies

En effet, à la fatigue physique que peut provoquer sur le long terme le passage d'une Moto2 à une machine MotoGP, plus exigeante pour être parfaitement maîtrisée et surtout exploitée à fond, vient s'ajouter une courbe d'apprentissage qui a tendance à s'infléchir au fil de l'année. 

Cependant, Zarco semble gérer de main de maître ces deux facteurs jusqu'ici, même si la tâche est loin d'être aisée, comme en témoignent les propos de Jonas Folger, qui a reconnu auprès de Motorsport.com en Aragón avoir besoin de remettre les compteurs à zéro.

Une charge de travail éprouvante lors de cette première année dans la catégorie reine que Zarco semble avoir plus de facilités à assumer. "Du point de vue physique, je suis content à ce stade de la saison", explique-t-il. "En arrivant en Aragón, je me sentais vraiment bien en forme. J’ai terminé une course difficile, je me sens bien, donc je sais que les 15 jours avant la prochaine course vont me permettre d’être reposé, en forme, et prêt à aborder ces trois courses outre-mer qui, mine de rien, nous atteignent sur le mental et le physique."

Mais outre ces deux facteurs, Zarco doit aussi soutenir la pression d'un Jorge Lorenzo qui lui aussi commence à "souder" ses acquis sur la Ducati, et se fait de plus en plus pressant au général – seulement 11 points séparent les deux hommes après la troisième place décrochée par le Majorquin en Aragón.

Motegi, le point de départ idéal de la tournée aux antipodes

Les trois semaines séparant le GP d'Aragón de celui du Japon, prochaine étape du calendrier 2017, ne sont donc pas de trop pour souffler un peu, alors que les trois courses de la tournée aux antipodes (Japon donc, mais aussi Australie et Malaisie) s'enchaîneront chacune à une semaine d'intervalle. 

Zarco espère donc bien recharger les batteries, afin d'aborder Motegi, ainsi que le dernier tronçon de l'année, avec optimisme – le numéro 5 s'y est imposé à deux reprises par le passé, et y a terminé deuxième en 2016. "Je pense que c’est super d’attaquer avec Motegi", lance-t-il ainsi avec enthousiasme.

Il est vrai que le Twin Ring constitue l'un des rares tracés cette saison qu'il ne découvrira pas au guidon d'une MotoGP. En effet, celui-ci avait effectué un roulage sur le circuit nippon en juin 2016 avec Suzuki, alors qu'il était en discussions avec la marque d'Hamamatsu en vue d'une possible arrivée au sein de l'équipe en 2017. "Je ne peux pas vraiment dire que je vais pouvoir comparer avec mon test avec la Suzuki par rapport à mon stade actuel sur la Yamaha", nuance-t-il cependant. "Mais dans la tête, la mise en route sera peut-être plus rapide, avec plus d’aisance. Et du coup, un super bon GP au Japon pourrait me donner un bon élan pour l’Australie et la Malaisie."

 
Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries MotoGP
Pilotes Johann Zarco
Équipes Tech 3
Type d'article Actualités