Le phénomène d’aspiration en NASCAR

Les voitures de la NASCAR Sprint Cup sont des bolides très puissants, assez lourds, chaussés de pneus relativement étroits et assez sensibles aux perturbations aérodynamiques.

Le phénomène d’aspiration en NASCAR
Le draft en NASCAR
Kurt Busch, Stewart-Haas Racing Chevrolet
A.J. Allmendinger, JTG Daugherty Racing Chevrolet
Seance de drafting
Action de course
Kevin Harvick, Stewart-Haas Racing Chevrolet et Jamie McMurray, Chip Ganassi Racing Chevrolet
Kyle Larson, Ganassi Racing Chevrolet, Kevin Harvick, Stewart-Haas Racing Chevrolet, Denny Hamlin, Joe Gibbs Racing Toyota et Danica Patrick, Stewart-Haas Racing Chevrolet

34 des 36 courses de la Sprint Cup sont organisées sur des ovales, sauf deux en circuits routiers. Pour cette raison, les voitures sont créées pour rouler à fond et être aussi stables que possibles dans les virages inclinés.

Bien que dépourvus d’aileron, les bolides de Sprint Cup génèrent quand même de l’appui aérodynamique et sont sensibles aux gigantesques turbulences créées par les autres voitures en piste.

L’appui est une force verticale, produite par le flux d’air à haute vitesse, qui pousse la voiture vers le sol. Ceci augmente le grip des pneus, ce qui permet de rouler plus vite dans les virages.

Le soucis de l’appui est qu’il génère malheureusement une traînée ; des turbulences qui ralentissent naturellement la voiture et qui augmentent la consommation d’essence.

Ces perturbations permettent à deux voitures ou plus qui se placent une derrière l’autre de rouler plus vite qu’une toute seule. La première voiture du train perce l’air, tandis que les autres roulent dans une sorte de ‘vacuum’ d’air, ce qui leur permet d’atteindre une vitesse plus élevée. On parle ici de phénomène d’aspiration, connu en anglais sous le nom de ‘drafting’. Ainsi, un peloton serré de plusieurs voitures roule beaucoup plus vite qu’une voiture toute seule.

Ce phénomène d’aspiration joue un rôle critique lors de courses de stock-cars sur les ovales. Il est primordial de rester dans le peloton, car une fois éjectée du train, le bolide perd instantanément de la vitesse et dégringole de plusieurs places.

Pour les ingénieurs et les crew chiefs, cela pose un problème de taille, car il faut offrir au pilote une voiture aussi rapide que stable, qu’elle roule seule ou en peloton.

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