Sébastien Carron : "Je me sens comme un pilote chanceux!"

partages
commentaires
Sébastien Carron :
Riccardo Didier Vassalli
Par : Riccardo Didier Vassalli
Traduit par: Peter Wyss
15 mars 2017 à 19:17

Sébastien Carron est prêt à donner un assaut au troisième titre. Au volant de sa Ford Fiesta R5, le champion Suisse en charge ne retrouvera pas son historique copilote Lucien Revaz. “Le programme n’est pas complet, mais ‘jamais dire jamais".

Sébastien Carron et Lucien Revaz, Ford Fiesta R5, Team Balbosca, podium
Sébastien Carron et Lucien Revaz, Ford Fiesta R5, Team Balbosca
Sébastien Carron et Lucien Revaz, Ford Fiesta R5, Team Balbosca

La première des sept Rallyes du Championnat Suisse 2017 se tiendra en France pour la 28ème édition du Rallye du Pays de Gier. Après les six succès obtenus la dernière saison, le pilote Valaisan repart avec ambitions renouvelées – et sans son habituel ami-copilote Lucien Revaz, qui est proche à ouvrir son entreprise. À côté du deux fois champion Suisse il y aura Vincent Landais, expert navigateur français reconnu à l'intérieur du rallye.

On aura le temps pour établir le programme complet de Sébastien Carron. A ce jour il participera seulement à quatre des sept manches du Championnat Suisse Rallye. Dont deux avec son nouveau camarade d'aventure et deux (Jurassien et Valais) avec Revaz. Pour le moment Carron ne veut que s’amuser, mais peut-être il ne renoncera pas à se battre pour la troisième couronne si les résultats des quatre manches programmées sont assez bien.

En qualité de champion en charge avertis-tu un certain type de pression?
“La pression a changé par rapport à mes deux titres de champion Suisse. J'ai toujours été un pilote qui a envie de bien faire les choses. Je me nourris de pression pour m’améliorer. Je me considère comme un perfectionniste: je suis content d'avoir gardé la plupart de mes collaborateurs qui me suivent depuis longtemps. Je veux le meilleur d'eux et ils sont disposés à sacrifier leur temps pour être aussi compétitif que possible".

Au cas où tu étais en passe de gagner la troisième couronne, il serait possible de te revoir à toutes les étapes?
“Pour l'instant mon programme n'est pas complet. Il est hautement probable que je ne prendrai pas part à toutes les étapes. Lucien (Revaz, historique co-pilote de Sébastien) ne pourra pas participer à l'entier du championnat".

Qu'est-ce que tu-as perdu avec l'adieu de Revaz?
“Lucien c'est un ami d'enfance. Nous avons appris ensemble le rallye. C'est sûr qu'il va me manquer au Gier cette année. Je vais devoir m'habituer à son absence, mais il sera avec moi pour d'autres rallyes dès qu'il pourra de nouveau rouler".

Crois-tu qu' il y ait un adversaire spécial auquel prêter attention?
“Je crois que le niveau en Suisse est très bon. Je me méfie toujours de tout le monde au départ d’un rallye. Le premier adversaire à battre pour moi-même c'est moi. Comme ça je peux penser aux prestations sans me soucier des mes opposants. Donc, je dirais que j'ai toujours de très sérieux adversaires".

À ton avis , qui va être ton héritier digne?
“Ce n’est pas facile comme question. Comme je l'ai dit, on a beaucoup des bonnes pilotes dans notre panorama. Si je dois en indiquer seulement un je dis 'Bally' (Ivan Ballinari). Il a une grande chance cette saison. C’est lui le pilote qui a le plus de fois combattu contre moi les saisons passées".

As-tu quelque type de prétention de la part de ton écurie?
“Actuellement j’ai envie de m'amuser. Je n’ai plus envie de mettre de la pression à mon écurie: j’ai déjà assez donné. Maintenant je voudrais rouler avec le sourire aux lèvres. Cependant, je partirai sans aucune doute pour me battre pour la victoire".

Parfois les succès masquent les ambitions. Est-ce qu’il y a un grand regret dans ta carrière?
“À mon âge, c’est impossible d’avoir des regrets. Je trouve que je suis un chanceux, je ne peux pas demander mieux. J’ai eu l’occasion de gagner deux championnats Suisses. C’est vraiment top. Quand un pilote à gagné plusieurs trophées, il ne peut pas vouloir de plus. Quand j’étais au début de ma carrière, je ne pensais pas gagner tout cela, voici pourquoi c’est super de regarder en arrière et de voir tout mon parcours".

Comment imagines tu ton avenir une fois que les compétitions seront terminées?
“Si je pense à mon avenir, j’ai encore de la peine à me voir seulement comme spectateur. J’espère que dans un avenir proche, je pourrais toujours faire une ou deux courses par année, pour mon plus grand plaisir".

Qu’est-ce qu'il manque au Championnat Helvétique du Rallye par rapport aux tournois nationaux similaires qu’on dispute en Europe?
“Selon moi, il ne manque rien: nous avons de très belles courses comme le Valais, le Chablais et le Jura. Tout simplement le bassin de population en Suisse ne permet pas d’avoir un nombre majeur de courses. C’est une chance d’avoir ces rallyes, on doit faire tout pour les garder".

Qu’est-ce qu'un champion suisse de rallye doit souhaiter pour être complète avec les victoires réalisées?
“Gagner le rallye du Valais, bien sûr. L’année passé c’etait le plus beau moment de ma carrière. Je suis tellement fier d’avoir gagné ce rallye".

Crois-tu qu'il soit le moment pour la Confédération de rétablir les compétitions sur circuits et donner l’accord à construire un autodrome?
“Sûrement c’est une nécessité pour que le tourisme en Suisse se développe, mais les politiques ne voient pas ça d’un bon œil. Chaque année tous les passionnés des sports motorisés font des kilomètres hors de la Suisse pour pratiquer sur des circuits étrangers. Notre économie, nos hôtels, le tourisme vivraient mieux avec des circuits en Suisse. Mais je ne sais pas si ça changera un jour”.

Prochain article Rallye suisse
Rallye du Pays du Gier : la surenchère au titre

Previous article

Rallye du Pays du Gier : la surenchère au titre

À propos de cet article

Séries Rallye suisse
Pilotes Sébastien Carron , Vincent Landais , Lucien Revaz
Équipes Balbosca
Auteur Riccardo Didier Vassalli
Type d'article Interview