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Nicolas Ivanoff, as de l'aviation et passionné de sport automobile

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Nicolas Ivanoff, as de l'aviation et passionné de sport automobile
Par :
, Motorsport.com Switzerland
21 août 2019 à 16:07

Le pilote français, qui fait partie des ténors du Red Bull Air Race, a expliqué sa discipline et révélé sa passion pour le pilotage automobile à Motorsport.com, à l'occasion du Red Bull Race Day sur l'aérodrome de Granges.

À 52 ans, Nicolas Ivanoff constitue l'un des grands noms de la voltige aérienne. Après avoir découvert la discipline au début des années 90, et s'être illustré au sein de l'équipe de France de voltige durant une dizaine d'années, le natif d'Ajaccio en Corse fait partie des piliers du Red Bull Air Race depuis ses débuts dans le championnat en 2003. Il y a remporté cinq victoires, et s'est classé régulièrement dans le top 5, son meilleur classement restant sa quatrième place en 2014.

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Nicolas Ivanoff, Red Bull Air Race pilot

Nicolas Ivanoff, Red Bull Air Race pilot

Photo de: Red Bull Content Pool

Pourtant, son goût pour la vitesse vient… de l'automobile, comme il l'a expliqué à Motorsport.com, lors du Red Bull Race Day. "J'ai fait de l'avion car je n'ai pas pu faire de la voiture, j voulais être pilote de course à la base ! Mais je n'ai jamais osé voler la voiture de mes parents pour essayer de la conduire et la fracasser contre un mur… J'ai des copains qui ont fait de la compétition et qui, un jour ou l'autre, ont cassé la voiture de leurs parents. Du coup, je suis un mauvais conducteur…"

"Et puis des amis qui ont fait de la monoplace m'ont aussi expliqué qu'en voiture, il fallait chercher la limite, et parfois aller au-delà, que celui qui ne sort jamais c'est celui qui n'attaque pas. Et en avion, on a pas le droit de sortir, nous n'avons pas d'échappatoire. Du coup, on doit rester à l'intérieur des limites."

Dès lors, Nicolas Ivanoff préfère s'orienter vers l'aviation.

"J'ai passé mon brevet de pilote privé dans le but de devenir pilote de ligne", continue-t-il. "Et, pour devenir pilote de ligne, il faut passer son brevet de pilote privé, aligner des heures de vol, passer son brevet de pilote professionnel, puis passer d'autres qualifications pour devenir pilote de ligne, cela prend un certain temps. Et pendant cette phase, j'ai effectué un baptême de voltige que j'avais refusé trois fois auparavant. Cela ne m'intéressait pas à la base. L'avion c'était pour devenir pilote de ligne, et les sensations devaient être pour plus tard, mais en tant que pilote de course automobile."

 

"Et lors de ce baptême de voltige, je me suis demandé pourquoi j'avais attendu autant de temps : c'était une révélation. J'ai découvert des sensations physiques et visuelles que je ne soupçonnais pas. À partir de ce moment-là, j'ai pris des cours de voltige, et je n'ai plus fait que ça depuis".

"Je suis entré en équipe de France de voltige, j'ai disputé des championnats d'Europe et des championnats du monde. Et là, en 2003, un ami espagnol m'a demandé si je voulais faire une course "de pylônes" à Budapest, il s'agissait de la première saison du Red Bull Air Race, j'y suis allé, cela m'a plu."

À l'époque, Red Bull inaugurait un format inédit : une course d'avions en contre-la-montre entre des énormes plots gonflables, avec un chrono qui se déclenche à la première porte et qui est arrêté à la dernière porte. Le plus rapide gagne, mais pas seulement : toucher un pylône gonflable vaut une pénalité au pilote. Et si l'avion n'est pas à plat, le pilote est là aussi sanctionné d'une pénalité de temps. Et une pénalité de deux secondes implique rapidement dix places de perdues tellement les écarts sont serrés".

Nicolas Ivanoff, Red Bull Air Race pilot

Nicolas Ivanoff, Red Bull Air Race pilot

Photo de: Red Bull Content Pool

"Cela rejoint ma passion pour la vitesse, les trajectoires, cela se rapproche parfois de la course automobile, c'est intéressant", continue Nicolas Ivanoff. "Ce qui m'a fait plaisir également c'est de disputer des courses sur des circuits automobiles. Nous avons notamment fait une course sur le Red Bull Ring, et j'ai eu le plaisir de remporter une victoire sur ce site exceptionnel, haut lieu de compétition. Nous sommes également allés à Indianapolis, et la taille du speedway m'a vraiment impressionné, c'est très grand, à tel point que nous n'occupions qu'une partie du complexe. On ne se rend pas compte de l'immensité du circuit quand on regarde les courses à la télévision, et les sensations doivent être extraordinaires".

Des sensations tout aussi extrêmes durant les épreuves de Red Bull Air Race, où l'organisme des pilotes est soumis à rude épreuve.

"On est limité à 11G, sinon nous sommes pénalisés. L'avion ne doit pas dépasser les 12G, sinon l'on doit s'arrêter pour tout vérifier. L'idéal, c'est de voler un maximum. L'hiver c'est bien de faire du gainage pour se maintenir en forme, on peut faire de la musculation mais pas énormément. Moi j'ai eu de la chance de pratiquer ce sport sans faire trop d'exercices à côté, je ne me suis jamais senti mal."

Red Bull Race Day

Red Bull Race Day

Photo de: Red Bull Content Pool

"Contrairement aux pilotes de course, qui prennent des G horizontaux, nous prenons des G verticaux. Quand on prend 10G, le sang pèse dix fois plus lourd, et du coup il descend et alimente un peu moins le cerveau. Si on ne se contracte pas au niveau des abdos, si on est trop passif, on peut avoir le voile, cela affecte notamment la vision des couleurs. Le cœur travaille beaucoup, mine de rien ça demande beaucoup".

Des contraintes physiques pour ces pilotes, qui doivent en outre faire preuve d'une véritable maestria. 

"Il y a des trajectoires à prendre avec des virages très serrés. En fonction de la réactivité que l'on a, si on se met en virage trop rapidement, on a trop de débattements et l'avion va trop traîner aérodynamiquement. Il faut arriver à le mettre en virage sans avoir trop de débattement de commandes, en même temps suffisamment pour aller, c'est parfois un peu compliqué. Il faut le sentir, il y a du feeling à avoir, c'est important. Il faut savoir que, lorsque l'on met tous les débattements, on peut faire un tonneau en moins d'une seconde".

Comme tous les pilotes du championnat Red Bull Air Race, Nicolas Ivanoff s'apprête à tourner une page de sa carrière puisque la série devrait s'arrêter à l'issue de cette année. De quoi envisager d'autres perspectives, pour celui qui bénéficie de l'appui de la marque de montres Hamilton… un nom prédestiné pour cet authentique amateur des quatre roues.

"Maintenant que le Red Bull Air Race s'arrête, je vais pouvoir faire de la voiture ! J'aimerais vraiment apprendre à piloter".

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Auteur Emmanuel Rolland