Alexandre Prémat paré pour son retour dans l'arène du V8 Supercars

Habitué au rôle de deuxième pilote lors des trois courses d'enduros du V8 Supercars depuis deux ans, le Français aura cette fois la lourde tâche d'épauler Shane Van Gisbergen, deuxième du championnat, sur l'une des trois Holden du Triple Eight.

Alexandre Prémat paré pour son retour dans l'arène du V8 Supercars
Shane van Gisbergen, Triple Eight Race Engineering Holden
Alexandre Prémat, Triple Eight Race Engineering Holden
Shane van Gisbergen, Triple Eight Race Engineering Holden
Shane van Gisbergen, Triple Eight Race Engineering Holden
Le vainqueur Shane van Gisbergen, Triple Eight Race Engineering Holden
Shane van Gisbergen, Triple Eight Race Engineering Holden
Podium : le vainqueur Craig Lowndes, Triple Eight Race Engineering Holden, le deuxième, Shane van Gisbergen, Triple Eight Race Engineering Holden, le troisème, Jamie Whincup, Triple Eight Race Engineering Holden
Shane van Gisbergen, Triple Eight Race Engineering Holden
Shane van Gisbergen, Triple Eight Race Engineering Holden
Shane van Gisbergen, Triple Eight Race Engineering Holden
#68 Scuderia Corsa Ferrari 488 GTE : Alexandre Prémat
Shane van Gisbergen, Triple Eight Race Engineering Holden
Scott McLaughlin et Alexandre Prémat, Garry Rogers Motorsport Volvo

Après quatre années en DTM chez Audi - de 2007 à 2010 -, Alexandre Prémat s'était essayé au V8 Supercars australien lors de deux saisons complètes au volant de la Holden Commodore du Gary Rogers Motorsport en 2012 et 2013, avec pour meilleur résultat une 4e place lors de l'ouverture à Adélaïde cette même année.

Si le natif de Juvisy-sur-Orge devait stopper son engagement à l'année les deux saisons suivantes, il demeurait dans le giron du GRM afin de seconder Scott McLaughlin lors des trois courses enduros - Sandown, Bathurst et Surfer's Paradie -, la structure de Garry Rogers étant alors passée à la Volvo S60 suite à son partenariat avec le constructeur suédois. Lors de ces sorties, Prémat faisait plus que faire le boulot, décrochant une belle deuxième place à Surfer's Paradise il y a deux ans. 

Vu aux 24 Heures de Daytona en début d'année sur une Ferrari de la catégorie GTD, Alexandre Prémat effectuera son retour en V8 Supercars en septembre alors que les trois "enduros" se profilent, avec les Sandown 500 le 18 septembre, suivis des 1000 km de Bathurst le 9 octobre, puis les deux courses de Surfer's Paradis, les 22 et 23 octobre. Mais, cette fois, le pilote français aura la lourde responsabilité d'assister Shane Van Gisbergen, deuxième du championnat derrière son illustre équipier Jamie Whincup pour sa toute première saison dans le giron de l'armada Triple Eight Racing.

"Pour moi, cela ne fait aucune différence, j'aborde ces courses dans le même état d'esprit que les années précédentes", a expliqué Alexandre Prémat à Motorsport.com"L'objectif final est toujours le même : gagner, même s'il est certain qu'il y a beaucoup de responsabilité sur les épaules des pilotes des enduros, surtout les équipiers des pilotes qui jouent le championnat".

Un premier test encourageant

Prémat est d'autant plus en confiance que son premier test avec la Holden Commodore du Triple Eight s'est montré plus qu'encourageant.

"J'ai effectué un premier test avec la voiture sur le circuit de Sydney au lendemain du meeting de Supercars", continue-t-il. "J'ai fait pas mal de tours dans le cadre de baptêmes de piste, c'était sympa de retrouver la Holden, même si la voiture du Triple Eight est assez différente de celle que j'avais l'habitude de piloter pour le Gary Rogers Motorsport à l'époque. Le châssis est différent, le train avant est différent, de même que le package aérodynamique, qui n'est pas le même".

"Je n'ai pas mis longtemps à m'adapter, j'avais pris mes marques au bout de quelques tours. Par rapport à ce que j'ai connu, c'est une voiture qui est vraiment pensée dans ses moindres détails. Au niveau des réglages, mais également en ce qui concerne le confort de conduite pour le pilote, c'est quelque chose de vraiment très appréciable".

"Aucune crainte" sur le manque de préparation physique

Pour autant, Alexandre Prémat aura le désavantage d'aborder la course de Sandown sans avoir participé à une épreuve d'envergure depuis les 24 Heures de Daytona en janvier dernier. Si les observateurs redoutent que le tricolore soit à cours de préparation physique avant son retour en Supercars, ce dernier balaie cette préoccupation.

"Je n'ai aucune crainte à ce niveau", assure-t-il. "Déjà à la base j'ai un physique assez 'charpenté', et je n'ai jamais rencontré de problème à ce niveau que ce soit en DTM, en GP2 ou lors de mes tests en F1, notamment. Et puis je m'entretiens tout au long de l'année dans le cadre de mon implication dans les EXR Racing Series, que nous avons montés avec Romain Thievin et David Perisset à Las Vegas".

"À Sydney, j'ai bouclé 60 tours au volant de la voiture et je n'ai pas une courbature. Il est clair que le Supercars est une série physique, c'est une voiture qui pousse fort, mais je n'ai pas d'inquiétude particulière, d'autant que ce sont les pilotes titulaires qui effectuent la majorité des distances des courses".

"Et puis, que ce soit à Sandown ou à Bathurst, les lignes droites nous donnent l'opportunité de souffler un peu. Finalement, la course la plus compliquée est celle de Surfer's Paradise, avec son rythme soutenu et ses murets à proximité, où l'on n'a pas vraiment l'occasion de relâcher la pression".

Les choses sérieuses vont commencer

Après le premier galop d'essai à Sydney, les choses sérieuses vont commencer pour Alexandre Prémat et l'ensemble de l'équipe Triple Eight.

"Les premiers tours effectués à Sydney nous ont donné l'occasion de tester les pneus durs et les pneus tendres. Mais la vraie première séance de travail se tiendra à Ipswich jeudi prochain, où l'on montera d'un cran dans la préparation, avec l'objectif de définir le set-up pour les courses à venir".

Alexandre Prémat pourrait-il faire son retour à temps complet dans le futur ? Ce n'est pas une préoccupation pour le Francilien installé à Las Vegas, et qui se montre satisfait de sa situation actuelle.

"Retrouver un programme complet en V8 Supercars est compliqué, mais je préfère effectuer des courses ponctuelles dans un top team, plutôt qu'avoir un volant sur l'année au sein d'une écurie moins compétitive", conclut-il.

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