Alpine veut un changement de la BoP Hypercar

Alpine demande un changement de BoP dans la catégorie Hypercar, après avoir perdu ses chances de victoire à Spa-Francorchamps en raison d'un réservoir trop petit.

Alpine veut un changement de la BoP Hypercar

Lors des 6 Heures de Spa-Francorchamps le week-end dernier, l'Alpine LMP1 recatégorisée en Hypercar a terminé deuxième à peu plus d'une minute de la Toyota GT010 Hybrid victorieuse. Dans la lutte pour la victoire, l'arrêt supplémentaire qu'a dû observer l'équipe française afin d'avoir suffisamment de carburant pour aller au bout a évidemment handicapé l'équipage formé par Nicolas Lapierre, André Negrão et Matthieu Vaxiviere

Après l'épreuve, Philippe Sinault a révélé que la quantité de carburant allouée à l'A480 par la BoP ne pouvait pas être totalement exploitée en raison des limites de capacité du réservoir sur la voiture. C'est ce qui explique pourquoi les relais de l'Alpine étaient à chaque fois deux ou trois tours plus courts que ceux des Toyota.

"Quelque chose doit être fait et j'espère que quelque chose va changer", confie le directeur de l'équipe tricolore à Motorsport.com"J'essaierai de convaincre l'Automobile Club de l'Ouest [promoteur du WEC et des 24 Heures du Mans], mais ils ont déjà connaissance du problème. Nous voulons avoir une réelle chance de victoire, pas seulement être chanceux parce que les autres voitures ont des problèmes. Sans changement, nous serons toujours spectateurs."

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La longueur des relais dans la nouvelle catégorie Hypercar se base sur un calcul de 12 tours du Circuit des 24 Heures du Mans, long de 13,626 km. L'an dernier, Rebellion – qui exploitait le châssis Oreca aujourd'hui dévolu à Alpine – parvenait à faire des relais de 11 tours au Mans.

D'après Philippe Sinault, installer un réservoir de plus grande capacité dans l'Alpine serait toutefois problématique. "Nous sommes à la capacité maximum", assure-t-il. "C'est impossible de mettre un plus grand réservoir, car la voiture est homologuée telle qu'elle est."

Dans ces conditions, la seule solution à la disposition du législateur pourrait donc être de raccourcir la longueur des relais des Toyota en réduisant la quantité d'énergie qui leur est allouée par la BoP, qui est publiée avant chaque course. Chaque concurrent se voit attribuer une limite, établie en mégajoules par relais, incluant dans le cas du constructeur nippon l'énergie électrique déployée par le système hybride utilisé sur l'essieu avant.

À Spa-Francorchamps, Toyota parvenait régulièrement à boucler 25 tours du circuit de 7,004 km par relais. L'équipage victorieux de Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Kazuki Nakajima a même réussi à parcourir 26 tours lors d'un relais. Dans le même temps, l'Alpine effectuait 22 tours par relais, avec un seul d'entre eux étendu à 23 tours.

Après cette course d'ouverture, le directeur technique de l'ACO, Thierry Bouvet, a précisé les corrections de BoP qui avaient été mises en place à Spa. Le coefficient permettant de réduire l'avantage d'un moteur turbo sur un moteur atmosphérique en altitude a été supprimé, alors que le circuit belge est situé à environ 600 mètres d'altitude. Par conséquent, le bloc 3,5 litres bi-turbo de la Toyota avait un surplus de puissance de 18 kW (24 ch), compensé chez Alpine par le V8 Gibson 4,5 litres qui était capable de rivaliser.

Ce choix avait été fait par l'ACO pour accentuer l'écart de performance entre les prototypes de la catégorie Hypercar et ceux du LMP2. Selon Pascal Vasselon, directeur technique de Toyota, cette augmentation de puissance était estimée à 0"55 au tour.

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Séries 24 Heures du Mans , WEC
Auteur Gary Watkins