Anthony Davidson a accepté sa défaite aux 24H du Mans

Anthony Davidson a déclaré qu'il avait accepté son échec aux 24 Heures du Mans avant sa dernière course professionnelle ce week-end, lors de la finale du Championnat du monde d'Endurance FIA de Bahreïn.

Anthony Davidson a accepté sa défaite aux 24H du Mans

Anthony Davidson disputera cette semaine la dernière course de sa carrière professionnelle, à l'occasion de la finale du WEC à Bahreïn. Aujourd'hui âgé de 42 ans et engagé avec l'équipe JOTA en LMP2 pour cette dernière course de huit heures, il a confié à Motorsport.com garder désormais un bon souvenir des 24 Heures du Mans 2016. Il y avait pourtant connu un crève-cœur, celui de voir la victoire lui échapper à six minutes de la fin, alors qu'il partageait le volant de la Toyota TS050 Hybrid avec Sébastien Buemi et Kazuki Nakajima.

"C'était déchirant sur le moment, ce fut l'un des moments les plus bas de ma carrière", explique le pilote anglais. "Je n'ai pas le trophée à la maison, ou la Rolex, mais dans mon esprit, j'ai gagné cette course en ce qui concerne le travail que j'ai fourni. C'est [l'une des courses] où j'ai le mieux piloté dans ma carrière : je volais, je n'ai fait aucune erreur et j'ai aidé à nous mettre en position de gagner. Kazuki assurait, il ralliait l'arrivée, et puis il y a eu un problème avec la voiture. L'amertume que cela a laissé a une pointe de douceur, car je sais que j'ai fait du très bon travail."

Kazuki Nakajima se trouvait au volant, en tête de la légendaire épreuve mancelle avec plus d'une minute d'avance sur la Porsche 919 Hybrid de Neel Jani, Romain Dumas et Marc Lieb, lorsqu'un connecteur a cassé entre le système de refroidissement et le turbo, privant la voiture de puissance. Le pilote japonais a réussi à ramener la Toyota à l'arrivée en deuxième position, mais la voiture a par la suite été exclue pour avoir bouclé ce dernier tour au-delà du temps autorisé pour le faire.

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L'honneur d'être Champion du monde

Bien que cruellement privé de cette victoire si prestigieuse, Anthony Davidson considère que le titre WEC qu'il a remporté en 2014, alors au volant de la Toyota TS040 Hybrid, est un plus grand accomplissement qu'un succès au Mans. "Être Champion du monde de la FIA est quelque chose qui me rend très fier", explique-t-il. "J'ai remporté le championnat en 2014 et j'ai toujours dit que réussir une campagne victorieuse, sur une saison complète, requiérait plus de compétences que le fait de gagner une seule course, même si Le Mans est un grand événement."

Avant de s'engager en Endurance, Davidson a pris 24 départs en Formule 1 avec Minardi, BAR Honda et Super Aguri entre 2002 et 2008. Aujourd'hui, il se considère chanceux d'avoir couru au plus haut niveau du sport auto à cette époque.

"Dans les années 2000, nous avions des V10 et une concurrence entre manufacturiers pneumatiques : c'était génial", se rappelle-t-il. "À l'époque, j'avais le sentiment de mériter plus, mais je suis heureux d'avoir pu réaliser certaines de mes performances dans des voitures aussi géniales. Je suis fier d'être arrivé en F1 uniquement grâce à mon talent : je n'ai pas payé pour y arriver. C'est la même chose en Endurance. J'ai vraiment eu l'impression de courir pendant un âge d'or, avec Peugeot et Toyota [de 2010 à 2017, ndlr]."

Davidson was a long-time BAR tester, who replaced Jenson Button for the 2005 Malaysian GP

Longtemps pilote d'essais pour BAR Honda, Anthony Davidson a remplacé Jenson Button pour le GP de Malaisie 2005

Davidson explique que sa décision d'arrêter en cette fin de saison a été motivée par son souhait de raccrocher tant qu'il est encore au meilleur de ses capacités. "Je crois toujours que j'ai la vitesse et que je pilote aussi bien que je l'ai toujours fait, mais je ne voulais pas commencer à perdre du terrain et en arriver au point où je ne serais pas assez rapide", explique-t-il. "J'ai pu sentir que cela me demandait de plus en plus d'énergie pour y arriver au fil des années."

La pandémie de COVID-19 a également poussé Davidson à revoir ses priorités : "Cela m'a donné quelques leçons, comme le fait qu'être chez soi, avec sa famille, n'a pas de prix. Je veux voir grandir mes enfants, plutôt que d'en entendre parler au téléphone."

Davidson va conserver son rôle en tant que pilote de simulateur pour Mercedes et d'expert F1 pour Sky Sports en Angleterre. Quant aux pistes, il n'a pas exclu d'y revenir "quelque part, un jour".

"J'ai toujours aimé conduire une voiture rapidement sur un circuit, et je ne pense pas que cela me quittera un jour", souligne-t-il. "Les simulateurs sont devenus si performants désormais que mon travail avec Mercedes répond presque à cette envie. Peut-être qu'un jour je piloterai une voiture avec des amis, on ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve."

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