LMP1/Hypercar : performances élevées, compétition serrée...

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LMP1/Hypercar : performances élevées, compétition serrée...
Par : Basile Davoine
6 déc. 2018 à 16:30

... et coûts maîtrisés ! Le voile s'est levé un peu plus sur l'avenir de la catégorie reine de l'Endurance mondiale, avec des promesses que tout le monde espère tenues dans deux ans.

Les choses sont désormais plus claires en ce qui concerne le futur règlement baptisé "Hypercar" en WEC. La catégorie, dont le nom définitif sera dévoilé en janvier, prendra la suite du LMP1 avec un changement de philosophie important.

Au lendemain des annonces techniques et de leur ratification par le Conseil Mondial du Sport Automobile, les précisions de l'Automobile Club de l'Ouest permettent de comprendre un peu plus encore l'essence-même de ce qu'ont bâti conjointement les organisateurs et les constructeurs. 

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Directeur Sports de l'ACO, Vincent Beaumesnil rappelle avant toute chose que "les LMP1 2020 sont des prototypes, il y a un règlement technique et charge à chacun de produire la meilleure voiture possible". "Ce règlement a pour vocation de limiter les dépenses tout en garantissant un niveau de performance élevé, une compétition serrée, et donne aux équipes privées une réelle chance de se battre pour la victoire."

"La performance aérodynamique, celle du moteur et du sytème ERS sont encadrées par des valeurs (comme par exemple, l’efficacité aérodynamique, la consommation spécifique ou la puissance)", ajoute-t-il. "C’était déjà le cas avec les LMP1 hybrides actuelles et le niveau d’énergie par tour du système hybride (8 Mégajoules). Désormais, le règlement 2020 définit davantage de critères. Lorsqu’un constructeur a atteint ses valeurs il n’a plus intérêt à développer sa voiture, donc à dépenser de l’argent."

Hypercar concepts

La précision est importante, en rappelant que l'objectif est d'amener les constructeurs vers une fenêtre de performance, sans pour autant créer un système qui nécessite un équilibrage des performances tel que ce que l'on connaît actuellement avec la BoP en GTE. L'objectif est avant tout de "limiter la course au développement qui a fait exploser les budgets avec la génération précédente de voitures". 

Avec ces coûts maîtrisés, les organisateurs savent qu'ils vont favoriser automatiquement un resserrement des performances entre les constructeurs. Là aussi, cette volonté est assumée et elle doit permettre d'inciter à faire la différence dans d'autres domaines.

"Les fenêtres de performance établies en aérodynamique, moteur et hybride vont resserrer les performances des voitures", confirme Vincent Beaumesnil. "La conséquence directe est que l’ingéniosité, le savoir faire et la qualité en général d’une équipe pourront plus faire la différence que son budget."

Plus esthétique... mais toujours performant

L'un des points de départ de cette réglementation, discuté depuis de longs mois déjà, concerne l'apparence des futurs prototypes. Le souhait a été émis de pouvoir mieux identifier les marques et d'inciter les constructeurs à concevoir des autos aux lignes pouvant se rapprocher de codes stylistiques vus sur la route. Cette orientation est assumée mais ne constitue pas pour autant un pas en arrière en matière de perception du très haut niveau. 

"La catégorie LMP1 2020 reste un prototype ultra performant qui court pour la victoire dans un grand Championnat du Monde et aux 24 Heures du Mans", insiste Vincent Beaumesnil. "Nous conservons donc l’esprit actuel de grandes marques qui se battent sur la piste, mais elles le feront avec des budgets beaucoup moins élevés et auront également pour adversaires des équipes privées qui auront aussi une chance de se battre aux avant-postes."

"La philosophie de ce règlement est d’inciter les constructeurs à faire des voitures qui rappellent celles que l’on voit sur la route. La forme des carrosseries ne sera pas dictée par l’aérodynamique (qui est très règlementée) mais par les exigences de design de la marque. Il sera malgré tout possible si les constructeurs le souhaitent, d’extrapoler une version routière de la voiture engagée en course, charge à eux de décliner un modèle répondant aux exigences d’homologation de la route. Il y a donc un réel rapprochement avec les Hypercars de route."

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Séries 24 heures du Mans , WEC
Auteur Basile Davoine