Le LMP2 se cherche un avenir brillant

Alors que le plateau LMP2 du Championnat du Monde d'Endurance a connu quelques soubresauts l'an passé, les concurrents sont plus nombreux cette année. Leur nombre est toutefois passé à huit lors de l'ouverture de la saison à Silverstone, avec l'absence de dernière minute du team SARD Morand.

L'Automobile Club de l'Ouest, l'IMSA et la FIA, qui organisent tous des compétitions impliquant des prototypes LMP2, réfléchissent actuellement à la mise en place du nouveau règlement pour la catégorie à partir de 2017. L'objectif est d'en assurer la viabilité et la pérennité.

L'obsession de la réduction des coûts

On le sait depuis le dernier Conseil Mondial du Sport Automobile, le futur règlement aura un objectif de réduction des coûts conséquent, qui passera notamment par un moteur unique. Celui-ci sera choisi parmi les 21 motoristes ayant répondu à l'appel d'offres.

Tandis que les tractations se poursuivent, l'ACO a communiqué les objectifs primordiaux qu'il faudra atteindre avec le nouveau règlement. Ils sont définis comme tels :

  • Proposer une voiture LMP2 plus performante pour un budget moindre
  • Assurer une compétition serrée et sportive
  • Créer un modèle économique propre pour développer et engager les LMP2
  • Protéger les concurrents contre une compétition déloyale et la course au développement

Surtout, le nouveau règlement devra tenir compte d'un impératif de taille, qui sera de permettre aux équipes d'engager leurs LMP2 dans les championnats de leurs choix, avec des échelons différents entre les championnats continentaux que sont l'Asian Le Mans Series, l'European Le Mans Series et le TUDOR United SportsCar Championship, et le Championnat du Monde WEC qui inclut les 24 Heures du Mans.

Moins de constructeurs, autant de stabilité

Pour diminuer les coûts, l'intention est également de diminuer le nombre de constructeurs avec une offre moins diversifiée. Auquel cas les places seront chères…

"Nous menons actuellement des discussions avec les constructeurs et les équipes pour trouver la meilleure solution possible en vue du nouveau règlement technique 2017", confirme Pierre Fillon, Président de l'ACO. "Nous devons avoir bien en tête que le LMP2 n’est pas une catégorie pour les grands constructeurs automobiles en dehors de l’Amérique du Nord, mais est avant tout destiné aux équipes privées et aux pilotes. Nous devons donc bâtir un modèle économique performant pour eux mais aussi pour les fabricants de châssis et les motoristes."

"Nous poursuivons également cette logique d’économie d’échelle pour la partie électronique (équipement unique) et châssis (nombre de constructeurs limité) tout en prenant garde de conserver une variété de voitures chère à nos fans."

"La priorité est de parvenir à une réduction des coûts en LM P2 de l’ordre de 20 % sans altérer la compétitivité de machines à même de courir en Amérique du Nord, en Asie et en Europe. Nous faisons tout pour que la catégorie LM P2 offre aux équipes et aux pilotes la meilleure solution aux équipes pour courir en endurance dans un prototype de type Le Mans lors des années à venir."

L'actuel règlement LMP2 a été établi il y a 11 ans, revu en 2009 puis en 2011 pour limiter les coûts. C'est cette même stabilité que cherchent à trouver les organisateurs pour la prochaine mouture qui verra le jour en piste en 2017.

A propos de cet article
Séries WEC , 24 heures du Mans , ELMS , Asian Le Mans , IMSA
Pilotes Pierre Fillon
Type d'article Contenu spécial
Tags aco, fia, imsa, lmp2, réglement