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Futur LMP1 : le délicat compromis entre technologie et spectacle

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Futur LMP1 : le délicat compromis entre technologie et spectacle
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8 juin 2018 à 17:10

Passé par la Formule 1 avant de se lancer dans une deuxième carrière en Endurance, Sébastien Buemi attend avec impatience d'en savoir plus sur la future réglementation du LMP1, tout en ayant une vision claire de ce qu'il aimerait.

#7 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050: Mike Conway, Kamui Kobayashi, Jose Maria Lopez, Fernando Alonso, Anthony Davidson
Sébastien Buemi, Toyota Gazoo Racing
#7 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050: Mike Conway, Kamui Kobayashi, Jose Maria Lopez, Fernando Alonso, Anthony Davidson
Jenson Button, SMP Racing BR Engineering BR1 LMP1
#3 Rebellion Racing Rebellion R-13: Mathias Beche, Gustavo Menezes, Thomas Laurent
#8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050: Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima, Fernando Alonso, Jose Maria Lopez, Anthony Davidson
SMP Racing Dallara BR1 LMP1
#8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050: Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima, Fernando Alonso, Jose Maria Lopez, Anthony Davidson
#7 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050: Mike Conway, Kamui Kobayashi, Jose Maria Lopez, Fernando Alonso, Anthony Davidson
#7 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050: Mike Conway, Kamui Kobayashi, Jose Maria Lopez, Fernando Alonso, Anthony Davidson
#1 Rebellion Racing Rebellion R-13: Andre Lotterer, Neel Jani, Bruno Senna, #3 Rebellion Racing Rebellion R-13: Mathias Beche, Gustavo Menezes, Thomas Laurent
#4 ByKolles Racing Team Enso CLM P1/01
#8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050: Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima, Fernando Alonso, #7 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050: Mike Conway, Jose Maria Lopez, Kamui Kobayashi
#6 CEFC TRSM RACING Ginetta G60-LT-P1: Oliver Rowland, Alex Brundle, Oliver Turvey
#8 Team Peugeot Total Peugeot 908: Pedro Lamy, Stéphane Sarrazin, Alexander Wurz
#11 SMP Racing BR Engineering BR1: Mikhail Aleshin, Vitaly Petrov, #8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050: Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima, Fernando Alonso

B.D., Le Mans - Sébastien Buemi a déjà quelques informations qu'il ne trahira pas, mais qui vont dans le sens d'une catégorie "GTP" comme le laissent entendre les nombreuses discussions depuis quelques mois. Cette tendance a également été confirmée par le dernier Conseil mondial du sport automobile de la FIA. C'est toutefois la semaine prochaine, en marge des 24 Heures du Mans, que le voile sera levé sur ce nouveau règlement, théoriquement appelé à entrer en vigueur pour la saison 2020-2021.

"Ce qu'il faut, c'est que la catégorie reine soit une belle catégorie avec un beau règlement, et avec des places [pour les pilotes]", résume un Buemi qui espère lui aussi le retour de plusieurs constructeurs et un niveau relevé, à l'heure où Toyota se retrouve quelque peu orphelin en LMP1.

Impatient et enthousiaste, celui qui a conquis la couronne mondiale en WEC en 2014 ainsi qu'un titre en Formule E en 2015-16 a conscience de la tâche ardue à laquelle l'Automobile Club de l'Ouest et la FIA font face. "Je me mets à la place des organisateurs, ce n'est pas facile", admet-il tout en lançant quelques préférences marquées quant à ce qu'il aimerait voir se dessiner.

"J'aime l'idée d'avoir des fenêtres de performance dans lesquelles on peut travailler avec des limites, ce qui fait que ce n’est pas forcément l'équipe qui arrive avec le plus gros budget qui aura le plus de performance", précise le pilote suisse. "C'est ce que la Formule E a de bien actuellement : tu peux venir avec 15 ou 20 millions de plus que les autres mais pas nécessairement aller plus vite." 

"Il faut trouver le juste milieu pour que ça reste intéressant, car il ne faut pas non plus que tout soit standardisé. Mais c'est difficile, car si on rend le LMP1 trop intéressant, le GTE va beaucoup souffrir si les budgets sont équivalents ou à peine plus élevés. Et on ne peut pas non plus faire une catégorie LMP1 qui va moins vite que le LMP2."

"Est-ce que les gens ont envie de voir ça ?"

De quatre constructeurs engagés avec une équipe d'usine en 2015 (Audi, Nissan, Porsche et Toyota), le LMP1 sous sa forme actuelle est donc passé à un seul, après des départs successifs au rythme d'un par an. La tendance est à une simplification de certaines règles techniques, tout en conservant d'autres acquis et la pertinence du lien piste/route, mais en garantissant des coûts moins élevés.

Soulignant qu'il n'est "pas facile de trouver le juste compromis entre la technologie et le show", Buemi s'interroge sur la voie jusqu'au-boutiste dans laquelle la réglementation s'est peut-être trop entêtée ces dernières années. Le Suisse regrette notamment le manque de mise en avant de "prouesses techniques", aussi exceptionnelles que coûteuses, mais dont le spectateur n'a pas forcément conscience.  

"L'essence, c'est très frustrant en tant que pilote, c'est un autre type de course", cite-t-il en guise d'exemple. "Pour la course aujourd'hui, dans de plus en plus de catégories – à part la F1 qui est en train de revenir en arrière en attribuant plus d'essence –, l'un des facteurs clés devient l'efficacité, le fait d'être rapide en économisant l'énergie. C'est vrai que, lorsqu'on roule avec une voiture comme ça, qui ne dégrade pas les pneus, qui pousse, et que l'on voit qu'à chaque virage il faut économiser l'essence en perdant parfois entre trois et cinq dixièmes par virage, on se dit qu'il faut nous donner de l'essence, nous faire faire des records."

"C'est mal utilisé. Aujourd'hui, quand on voit combien on utilise d'essence par tour, c'est dérisoire par rapport à ce qui se faisait encore à l'époque de Peugeot en 2010. C'est quasiment la moitié d'essence de ce qu'eux utilisaient en diesel. C'est dommage car on ne communique pas bien là-dessus. Il n'y a rien pour le spectateur dans les tribunes, qui ne peut pas apprécier ça, qui n'est même pas au courant."

"Aujourd'hui, la voiture consomme 24 litres au 100. Quand on voit la puissance que ça fait, c'est gigantesque. À l'époque du V10 en F1, ça consommait 100 litres au 100. Ce sont des prouesses techniques qui ne sont pas exploitées, pas mises en avant. Est-ce que ça fait vraiment partie du sport aujourd'hui ? Est-ce que les gens ont envie de ça ? Pour moi, c'est peut-être mieux qu'il y ait moins de restrictions là-dessus et que ce soit de la vraie course." 

On en saura plus sur l'avenir du LMP1 le vendredi 15 juin prochain, date à laquelle l'ACO donnera sa traditionnelle conférence de presse avant les 24 Heures du Mans et devrait dévoiler la future réglementation. Pour y aboutir, des groupes de travail ont été constitués, en présence – active ou passive – de plusieurs constructeurs parmi lesquels Toyota, Ford, McLaren, Ferrari, Aston Martin ou Porsche.

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Séries WEC
Pilotes Sébastien Buemi
Auteur Basile Davoine