Olivier Pla - "Un honneur de faire partie de l'aventure Ford"

Confirmé comme pilote officiel Ford pour l’arrivée du constructeur américain en WEC et son retour aux 24 Heures du Mans, le pilote français ne cache pas sa joie, après une saison difficile en 2015 avec Nissan.

Olivier Pla - "Un honneur de faire partie de l'aventure Ford"
Ford GT
Olivier Pla, Stefan Mücke, Andy Priaulx, Marino Franchitti, Chip Ganassi Racing Ford GT
#66 Ford Performance Chip Ganassi Racing Ford GT
#66 Ford Performance Chip Ganassi Racing Ford GT
#23 Nissan Motorsports Nissan GT-R LM NISMO : Olivier Pla, Jann Mardenborough, Max Chilton
Olivier Pla, Nissan
#60 Michael Shank Racing with Curb/Agajanian Ligier JS P2 Honda: John Pew, Oswaldo Negri, A.J. Allmendinger
Me garage du Michael Shank Racing
#66 Ford Performance Chip Ganassi Racing Ford GT
#67 Ford Performance Chip Ganassi Racing Ford GT: Marino Franchitti
Olivier Pla, Nissan
#66 Ford Performance Chip Ganassi Racing Ford GT : Sébastien Bourdais, Joey Hand, Dirk Müller
#67 Ford Performance Chip Ganassi Racing Ford GT : Ryan Briscoe, Richard Westbrook, Stefan Mücke
#67 Ford Performance Chip Ganassi Racing Ford GT : Ryan Briscoe, Richard Westbrook, Stefan Mücke
#66 Ford Performance Chip Ganassi Racing Ford GT : Sébastien Bourdais, Joey Hand, Dirk Müller
#66 Ford Performance Chip Ganassi Racing Ford GT : Sébastien Bourdais, Joey Hand, Dirk Müller
La Ford GT LM du Chip Ganassi Racing effectue des tours de parade

En début de semaine, Ford annonçait les pilotes qui défendront ses couleurs en WEC et aux 24 Heures du Mans. Aux côtés d'Andy Priaulx, Marino Franchitti et Stefan Mücke, Olivier Pla retrouve à 34 ans un nouveau programme officiel après l'échec du projet Nissan LMP1 en 2015. Le Toulousain s'est entretenu avec Motorsport.com.

Olivier, que ressentez-vous dans vos nouveaux habits de pilote officiel Ford?

C’est évidemment une très grande joie. C’est génial d'avoir pu rebondir comme cela après mon épisode Nissan et de faire partie de ce tout nouveau programme avec Ford. Lorsque l’on connaît l’histoire de la marque, notamment au Mans avec cette voiture mythique qu’est la GT40, c’est un honneur de faire partie de l’aventure Ford avec le Ganassi Racing.

A quand remonte vos premiers contacts avec Ford?

Depuis les dernières 24 Heures du Mans. On sait tous que c’était compliqué avec Nissan, et Ford venait d’annoncer son intention de revenir avec la Ford GT. Nous les avons contactés et il s’est avéré que je faisais également partie de leur liste de pilotes avec lesquels ils souhaitaient travailler. On a commencé à discuter à partir de là, et cela s’est fait tout naturellement. Puis j’ai testé la voiture pour la première fois en novembre, dans ce qui était alors une version de développement, et avec laquelle j’ai fait une quarantaine de tours.

Vous parliez de Nissan, il était clair dès Le Mans qu’il vous fallait voir ailleurs pour l’avenir?

J’avais effectivement besoin de voir ce qui se passait ailleurs, je ne pouvais pas me reposer que sur ce programme, il fallait trouver d’autres pistes. La décision de quitter Nissan fut la mienne, je l’ai prise avant qu’ils ne décident d’arrêter leur programme en LMP1. Ce fut mon choix.

Un dernier mot sur Nissan, le projet vous a-t-il semblé compliqué dès le début?

Les tests de développement s’étaient avérés difficiles déjà. Ensuite nous avons été contraints de rouler au Mans sans système hybride, ce qui n’était pas un gage de performance. Mais je ne veux pas rester sur une note négative avec Nissan, j’ai rencontré des personnes géniales, et une équipe qui a vraiment travaillé d’arrache-pied pour essayer de trouver des solutions, que ce soit les mécaniciens ou les ingénieurs. Evidemment le pari était très risqué, avec ce concept radicalement différent. C’est dommage. Mais je ne regrette pas cette année.

La première fois que j’ai eu l’occasion de découvrir la voiture, j’ai été bluffé. Pour moi, c'est une véritable œuvre d’art.

Olivier Pla.

Revenons à Ford, quelles furent vos impressions la première fois que vous avez vu la Ford GT?

Honnêtement, la première fois que j’ai eu l’occasion de découvrir la voiture, j’ai été bluffé. Pour moi, c'est une véritable œuvre d’art. Avant de m’installer derrière le volant, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je ne suis pas un spécialiste du GT, loin de là ; j’ai eu l’occasion d’effectuer quelques piges en GT3 pour le fun, mais là c’est différent. La nouvelle réglementation GTE fait que les voitures bénéficient de davantage d’aéro, davantage de puissance, ça rend la chose encore plus sympa pour tout le monde. Là, sur la Ford GT, dès le deuxième tour, je me suis senti à l’aise dans la voiture, et je ne voulais plus jamais en sortir!

Pour sa première saison, Ford arrive déjà avec des ambitions élevées…

L’objectif est clair. Ford ne revient pas au Mans pour faire deuxième ou troisième. L’équipe Ford Ganassi Racing est là pour gagner. Bien entendu, nous restons humbles, mais nous savons ce que l’on veut. Les premières courses seront peut-être difficiles, il faudra prendre ses marques, mais on veut aller chercher la victoire le plus rapidement possible. Et je peux vous dire que, si les objectifs sont élevés, il y a également les moyens de les atteindre, il ne s'agit pas juste d'une opération marketing. 

Parallèlement, votre programme s’est également étoffé d’une collaboration avec le Michael Shank Racing avec la Ligier JS P2 pour les quatre manches de la North American Endurance Cup (24 Heures de Daytona, 12 Heures de Sebring, 6 Heures du Glen et Petit Le Mans). C’est une façon de garder un pied en prototype?

Je suis heureux de cet accord pour plusieurs raisons. D’abord cela me permet de poursuivre ma collaboration avec Onroak, le constructeur de la Ligier, qui est une véritable deuxième famille pour moi. Ils m’ont donné la chance de pouvoir me battre aux avant-postes avec la JS P2, et je suis heureux de continuer avec eux. Et puis je suis persuadé que le Michael Shank Racing a vraiment les moyens de faire de belles choses, notamment sur ces trois courses, et je me réjouis à l’avance de travailler avec eux. Mais la priorité va bien évidemment au WEC et au GTE avec Ford.

Justement, vous aller croiser en piste, à l’occasion des prochaines 24 Heures de Daytona, la Ford GT qui effectuera ses débuts en compétition. Ce sera un sentiment spécial?

J’ai reçu l’ordre de ne pas la sortir (rires). Plus sérieusement, à Daytona, je serai concentré sur mon objectif, à savoir ma course avec la Ligier et le Michael Shank Racing. Mais c’est sûr que ce sera sympa de voir la Ford en piste. En tous cas c’est une fantastique saison qui s’annonce pour moi, et j’ai hâte que cela commence.

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