Peugeot confiant pour l'absence d'aileron arrière sur la 9X8

Peugeot estime infime le risque de devoir repenser la philosophie de sa future 9X8, dévoilée sans aileron arrière.

Peugeot confiant pour l'absence d'aileron arrière sur la 9X8

En dévoilant le concept de sa future Hypercar la semaine dernière, Peugeot a frappé très fort et a marqué les esprits. Les particularités de la 9X8 sont évidemment nombreuses, mais c'est avant tout l'absence d'aileron arrière qui a interloqué. Un choix technique rendu possible par le cadre réglementaire, mais qu'il faudra tout de même assumer et confirmer une fois en piste.

D'ici les premiers tours de roue, programmés en fin d'année, Peugeot Sport continue de travailler sur sa machine, puis corrigera ce qui doit l'être. Rétropédaler sur la question de l'aileron arrière ne peut pas être totalement exclu, mais ce n'est toutefois pas l'orientation souhaitée, au contraire, et il s'agit d'un scénario qui ne sera envisagé qu'en dernier recours si les observations en piste ne confirment pas celles de l'usine.

"Nous sommes à 100% convaincus que la voiture débutera ses essais sans aileron arrière", explique le directeur technique Olivier Jansonnie à Monza, où la 9X8 est exposée ce week-end en marge de la manche de WEC. "Il faut corréler ce que l'on fait au niveau des calculs – mécanique des fluides numérique (CFD) et en soufflerie – et ce que l'on fait en piste. C'est la dernière pièce qui manque au puzzle, mais espérons que nos simulations soient bonnes et nous roulerons comme ça. Il y a une petite possibilité que quelque chose ne fonctionne pas, ça peut toujours arriver, mais nous sommes suffisamment confiants pour que ce soit le concept avec lequel nous allons courir."

"Si, à un moment donné, nous découvrons que ce n'est pas la bonne direction, nous sommes suffisamment expérimentés pour changer d'avis et revoir notre opinion", ajoute-t-il. "Nous avons suffisamment d'humilité pour comprendre ce qu'il faut tester pour prouver que de nouvelles idées sont correctes."

Si la 9X8 peut se passer d'un aileron arrière, c'est en raison du nouveau règlement LMH qui fixe une fenêtre de performance, incluant des données minimales et maximales concernant l'appui aérodynamique. Dans le même temps, les textes accordent une plus grande liberté aux ingénieurs pour la carrosserie, contrairement au cadre très restrictif qui existait en LMP1.

"En lisant le règlement et en essayant d'analyser son potentiel, nous avons constaté que nous pouvions atteindre les niveaux corrects d'appui et de traînée sans aileron arrière", précise Olivier Jansonnie. "Nous avons commencé à en parler avec nos designers [stylistes] et ils ont trouvé ça très intéressant, puis nous avons commencé à prendre cette direction."

La monocoque de la 9X8 a d'ores et déjà été construite par un prestataire externe de Peugeot Sport, qui la recevra "dans les deux prochains mois". Concernant le moteur bi-turbo 2,6 litres, il tourne au banc d'essai depuis le mois d'avril et sera couplé à son système hybride en octobre ou novembre prochain.

Ces délais respectent le plan de marche établi par Peugeot pour un premier roulage en fin d'année, puis des essais après lesquels le constructeur prendra sa décision quant à sa date d'entrée effective en compétition. "Si nous sommes prêts, nous irons, si nous ne le sommes pas, nous n'irons pas", a martelé Jean-Marc Finot, directeur de Stellantis Motorsport, quant à la présence de Peugeot aux 24 Heures du Mans 2022.

Propos recueillis par Gary Watkins

Lire aussi :

partages
commentaires
EL1 - Les Hypercars dans la même seconde à Monza

Article précédent

EL1 - Les Hypercars dans la même seconde à Monza

Article suivant

Ogier et Toyota discutent d'un test en Hypercar

Ogier et Toyota discutent d'un test en Hypercar
Charger les commentaires