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Peugeot maintient son retour en WEC malgré le dilemme Hypercar/LMDh

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Peugeot maintient son retour en WEC malgré le dilemme Hypercar/LMDh
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9 mai 2020 à 12:00

Peugeot maintient l'objectif de faire son retour en Endurance pour la saison 2022 du FIA WEC tout en retardant sa décision quant à développer une LM Hypercar ou un prototype répondant à la réglementation LMDh.

Le constructeur français insiste sur le fait que son "objectif demeure d'être là en 2022" dans un bref communiqué publié suite à l'annonce d'une ébauche de la réglementation LMDh par l'Automobile Club de l'Ouest, promoteur du WEC, et l'IMSA en Amérique du Nord. Il précise toutefois ne pas avoir décidé quel type de voiture concevoir, choix qui était initialement censé être fait fin mars.

Jean-Marc Finot, directeur de la compétition pour la compagnie mère PSA, indique que le "projet Endurance avance dans la bonne direction" malgré la crise sanitaire mondiale. "Tout le staff se serre les coudes et reste motivé ; la recherche et le développement se poursuivent à la maison grâce aux moyens fournis par le groupe PSA", explique-t-il. Finot ajoute que l'impact sur le projet du télétravail de l'équipe de développement reste en cours d'analyse.

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Peugeot doit encore révéler si son écurie rejoindra le championnat dès le début de la saison 2022, le WEC ayant finalement décidé de revenir aux années civiles pour son calendrier. Lorsqu'elle a annoncé son retour dans la catégorie reine de l'Endurance l'an dernier, la marque a indiqué son arrivée en 2022, prévoyant d'être prête pour le début de la saison 2022-2023, mais n'excluait pas la possibilité d'engager ce qui devait être un prototype LM Hypercar lors des dernières manches de la campagne 2021-2022, notamment aux 24 Heures du Mans.

Finot s'avère satisfait de la première version de la réglementation LMDh, qui permet aux constructeurs d'engager les mêmes prototypes en WEC et dans le championnat de l'IMSA. "Il était essentiel d'avoir des règles communes sur les paramètres tels que le poids, la puissance et l'aérodynamique, et cet objectif a été atteint. Nous avons suivi avec grand intérêt l'évolution de la réglementation LMDh et la convergence entre ce règlement et celui du LMH. Nous sommes satisfaits de l'annonce ACO/IMSA/WEC, en particulier de la confirmation des questions techniques liées à la Balance de Performance, qui assureront l'équité sportive entre les deux catégories." Finot a déjà préconisé auparavant ce qu'il appelait une "équité parfaite" entre les catégories LMH et LMDh.

Jean Marc Finot, Manager du Pole excellence sportive of PSA

Jean-Marc Finot, manager du pôle excellence sportive de PSA en 2016

Ce jeudi, l'annonce du LMDh indiquait que les voitures auraient un poids minimal de 1030 kg et une puissance totale (associant le moteur à combustion au système hybride situé sur l'essieu arrière) de 500 kW (670,5 ch), à comparer aux 1100 kg et 550 kW (737,5 ch) annoncés pour le LM Hypercar en juin dernier.

Finot laisse entendre que la décision de Peugeot sur la quelle catégorie à rejoindre est imminente : "Les derniers facteurs économiques devraient bientôt être disponibles, et nous serons en mesure d'évaluer la situation à 100%. Peugeot dévoilera en temps voulu la catégorie dans laquelle la marque fera son retour en Endurance en 2022."

Les commentaires de Finot sur l'importance de la réduction des coûts pourraient laisser imaginer que Peugeot penche vers la catégorie LMDh, moins coûteuse, et le développement d'une voiture depuis un châssis LMP2 produit par l'un des quatre constructeurs autorisés.

"Après la crise, les sports mécaniques vont devoir montrer une plus grande responsabilité sociale et environnementale, et leurs coûts devront être bien plus faibles. La priorité devrait être donnée à l'attractivité et au divertissement plutôt qu'aux développements technologiques déraisonnables auxquels nous avons fait face."

Peugeot a déjà accepté de travailler avec la marque Ligier, dont la licence LMP2 a été prolongée en janvier, sur l'aérodynamique de son nouveau prototype.

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Auteur Gary Watkins