Grosjean déclare son intérêt pour le projet Hypercar de Peugeot

Son avenir en Formule 1 s'écrivant en pointillés, Romain Grosjean commence à évaluer ses options dans d'autres disciplines. L'Endurance en fait partie.

Grosjean déclare son intérêt pour le projet Hypercar de Peugeot

Les baquets libres pour la saison 2021 de Formule 1 se raréfient tandis que les candidats à ceux-ci se multiplient, et il commence à paraître difficile pour l'expérimenté Romain Grosjean de conserver sa place dans l'élite, malgré les dix podiums et 174 départs en Grand Prix à son palmarès. L'on sait que le baquet Haas est convoité non seulement par les titulaires actuels que sont Grosjean et Kevin Magnussen mais aussi par deux autres pilotes qui ont déjà fait une longue carrière en F1, Sergio Pérez et Nico Hülkenberg, tandis que les trois jeunes poulains de Ferrari – Mick Schumacher, Robert Shwartzman et Callum Ilott – ne peuvent être exclus définitivement.

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"Nous y arrivons doucement", commente le directeur d'équipe Günther Steiner quant à la prise d'une décision, et lorsque ces propos sont rapportés à Romain Grosjean, l'intéressé les prend avec humour : "On se rapproche d'avoir moins de questions ! C'est le côté positif, vous voyez ! Pour le moment, rien à signaler. Sinon, je vous l'aurais dit."

Romain Grosjean, Haas F1

Rien à signaler de concret, soit. Grosjean fait néanmoins preuve d'un intérêt non négligeable pour la nouvelle ère du FIA WEC et des 24 Heures du Mans, notamment avec le retour de Peugeot en Sarthe dans la catégorie Le Mans Hypercar à partir de 2022. Il avait justement déjà participé à cette légendaire course d'Endurance en 2010 en GT1, qualifiant cette première expérience d'"extraordinaire".

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Lorsque nous lui demandons s'il a un intérêt particulier pour le projet du constructeur au lion, Grosjean répond : "Bien sûr. Le Mans, tout le monde sait que j'ai adoré quand je l'ai fait, et j'adore le faire ne serait-ce que sur le simulateur : je trouve que l'esprit d'équipe, avec d'autres pilotes, c'est vraiment quelque chose qui peut-être quand j'avais 20 ans ne me plaisait pas tant mais aujourd'hui me plaît énormément."

"Un constructeur français sur une des plus grandes courses au monde, bien évidemment que c'est une belle opération. J'espère qu'avec les hypercars, il y a un maximum de constructeurs qui reviendront et qu'on se retrouvera aux belles époques du championnat d'Endurance. Toyota fait du super boulot, mais on ne va pas se mentir : aujourd'hui, voir les 24 Heures du Mans avec une voiture qui se bat contre sa petite sœur – ou sa grande sœur –, ce n'est pas très excitant. Peugeot vient, il y a Toyota et j'espère d'autres constructeurs… Ça redevient une course qui fait vibrer et dont on ne connaît jamais le résultat, même à cinq minutes de l'arrivée."

Les discussions n'ont pas encore commencé entre les deux parties, mais il semble que ce ne soit qu'une question de temps : "Je pense qu'ils sont encore loin d'être vraiment en piste. Il y avait le partenariat avec Rebellion, qui est tombé à l'eau. Il y a pas mal de choses à faire pour que la question des pilotes soit abordée. Mais à un moment, oui, on rentrera en contact parce que c'est un projet sur le futur qui m'intéresse énormément."

Du côté du constructeur tricolore, dont le bolide ne fera ses premiers tours de roue que fin 2021, la nationalité française (dont jouit Grosjean) pourrait être un bonus mais ne représentera pas un facteur majeur, comme nous le confiait récemment Jean-Marc Finot, directeur de Peugeot Motorsport.

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