Toyota hésiterait à continuer face au manque de concurrence

D'après les informations de Motorsport.com, Toyota aurait posé une condition claire à la poursuite de son programme LMP1 en FIA WEC : un rapprochement concret des performances entre LMP1 hybride et non hybride.

Depuis l'annonce du retrait de Porsche, officialisée fin juillet, l'avenir de Toyota en LMP1 est lui aussi au cœur de nombreuses rumeurs, tandis que le programme du constructeur n'a pas encore été confirmé pour l'année prochaine. Celui-ci attend de voir comment la FIA et l'ACO vont préparer l'avenir, avant une décision finale qui devrait être prise dans le mois qui vient.

Initialement, Toyota aurait d'abord envisagé un programme réduit pour 2018, lors duquel la marque japonaise aurait participé à seulement trois épreuves, à savoir les 6 Heures de Spa-Francorchamps, les 24 Heures du Mans et les 6 Heures de Fuji. Mais le FIA WEC a ensuite dévoilé une refonte totale du calendrier, avec le basculement sur une "super saison" d'un an et demi en 2018-2019. 

Toyota pourrait participer à la totalité de ce championnat, mais d'après les informations de Motorsport.com, le constructeur s'inquiète du manque de concurrence auquel il pourrait faire face et du faible intérêt que cela pourrait susciter. En conséquence, il aurait été demandé à la FIA et l'ACO de prendre des mesures efficaces pour rapprocher les performances entre le LMP1 hybride et non hybride. 

Gagner Le Mans seul est-il nécessaire ?

Il s'agit d'un principe clé qui a été édicté ces dernières semaines, et que Pierre Fillon a lui-même souligné en marge des 6 Heures du Circuit des Amériques, assurant que "chaque concurrent aura ses chances en piste" en LMP1. Reste toutefois à savoir comment les organisateurs vont s'y prendre pour mettre en place une équivalence technologique permettant de concrétiser cette promesse, tandis que les prototypes hybrides conserveront quoi qu'il en soit un avantage d'autonomie de l'ordre d'un tour supplémentaire par relais aux 24 Heures du Mans. 

Directeur général du WEC, Gérard Neveu a lui aussi exprimé ce vœu dans une interview récemment accordée à Motorsport.com. "Nous ne voulons pas voir Toyota être seul, dix tours devant", a-t-il prévenu. "Ça n'a pas de sens pour eux ni pour nous. Par exemple, c'est toujours mieux de gagner Le Mans face à des compétiteurs que face à personne. Avec le débit de carburant, particulièrement, nous devons modérer les performances pour avoir un niveau similaire. Néanmoins, il est facile de comprendre que la technologie hybride utilisera moins de carburant sur un même relais, donc ils feront plus de tours. Il y aura toujours un avantage."

"Mais nous aurons toujours des voitures qui se battent pour le podium, car ce sera une catégorie unique, avec un seul podium et un seul classement. Et si Toyota a un problème, les autres concurrents auront toujours cette chance de se battre pour la victoire au général, c'est l'Endurance. Ils auront donc leur propre histoire." 

On saura dans quelques semaines si ces arguments suffisent à convaincre Toyota, qui doit également faire ses choix en ayant à l'esprit son engagement dans un autre Championnat du monde, le WRC. Les plus hauts dirigeants de la firme nippone seraient encore partagés sur le sujet. Car quoi qu'il arrive, concurrence ou non, le constructeur devrait avoir en 2018 la plus belle occasion de son Histoire d'accrocher enfin les 24 Heures du Mans à son palmarès.

Sur le plan marketing, l'éventualité de faire courir Fernando Alonso au Mans pourrait également représenter un argument, bien qu'il semble encore trop tôt pour parler de concrétiser un tel projet. Les deux parties se sont cependant clairement montrées ouvertes il y a deux semaines…

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Séries WEC
Équipes Toyota Racing
Type d'article Actualités
Tags endurance, lmp1