Interview - Muller - "Pas un hasard si je m'intéresse au rallycross"

Deuxième du championnat du monde de supertourisme WTCC avec Citroën, Yvan Muller s’offrira une pige en championnat du monde de rallycross en septembre prochain à Lohéac, à l’occasion de la manche française du calendrier, où il pilotera une Peugeot 208 RX Supercar de l’équipe britannique Albatec Racing. Motorsport.com s'est entretenu avec le pilote français en vue de ce nouveau challenge, qu'il aborde peut-être avec une petite idée derrière la tête. 

Avec le rallycross, Muller ajoute ainsi une nouvelle corde à son arc, lui qui s'est déjà illustré, outre en supertourisme, en monoplace, en prototype, en WRC, en GT, en course sur glace, sur le Dakar, et même en course de côte. Sa prochaine expérience à Lohéac n'est pas anodine, alors que son contrat avec Citroën en WTCC se termine à l'issue de cette saison.

Yvan, comment as-tu conclu l’accord avec Albatech Racing pour Lohéac?
C’est un petit peu le hasard qui a amené les choses puisque j’ai un ami commun avec Andy Scott, le patron de Albatec Racing, qui voulait convier un pilote professionnel à une séance de test pour donner son avis sur la voiture. C’est comme ça que j’ai été amené à effectuer des tests à Falleyras il y a quelques mois sur la Peugeot 208 RX Supercar. Et à l’issue de ce test, l’équipe m’a demandé si cela m’intéresserait de disputer une épreuve avec eux. Je me suis dit ‘pourquoi pas’, et on a cherché une date qui ne clashait pas avec le WTCC, et on a fini par se mettre d’accord sur Lohéac, la manche française du championnat, cela tombait bien. 

Par rapport à ce que tu as déjà connu, moins en WTCC mais plutôt en Trophée Andros à l’époque ou en rallye, as-tu retrouvé des sensations que tu connaissais?
C’est quand même assez différent, c’est différent de l’Andros, c’est différent du rallye. C’est pour cela que j’ai passé deux journées de test pour prendre mes marques et pour m’imprégner de la chose. Quelques problèmes techniques nous ont empêché de rouler comme on l’aurait voulu, je n’ai pas fait tout ce que je voulais faire, mais ce fut tout de même intéressant. 

C’est une belle discipline, qui est en train de prendre de l’essor et qui va se développer encore.

Yvan Muller.

Quelles sont les principales difficultés à assimiler sur une Supercar de 600 cv ?
C’est une bonne voiture, très rapide, mais il faut composer avec le fait qu’elle est faite pour rouler à la fois sur asphalte et sur la terre, et qu’il y a de ce fait pas mal de compromis.

Assimiler la voiture est une chose, découvrir les courses en peloton et remuantes du supercross est encore autre chose…
Mais je vais tout découvrir! Les départs en ligne, le premier virage… Et puis il s’agit d’un championnat du monde, c’est du haut niveau. D’autant qu’ils en seront à mi-saison, et qu’ils seront chauds. Il va falloir éviter les embûches, mais cela ne sera pas facile.

Es-tu en mesure de te fixer des objectifs pour Lohéac?
Non, honnêtement, j’y vais pour découvrir et pour apprendre. Comme je l’ai dit, je vais tout découvrir, je ne suis pas en mesure de me fixer un quelconque objectif.

Le rallycross, c’est une discipline qui te parle?
C’est une belle discipline, qui est en train de prendre de l’essor et qui va se développer encore. Ce n’est pas un hasard si je m’intéresse à cette série…

 

 

 

A propos de cet article
Séries World Rallycross
Pilotes Yvan Muller
Type d'article Interview
Tags albatec, loheac, muller, peugeot, rallycross