Loeb : "Progresser pour être dans le coup l'année prochaine"

À l'occasion des Grandes Heures Automobiles qui se sont tenues le week-end dernier sur l'Autodrome de Linas-Montlhéry, Motorsport.com a pu s'entretenir avec Sébastien Loeb.

Après avoir échangé sur ses derniers essais WRC et ses perspectives dans sa discipline première, c'était l'occasion de lui poser quelques questions sur ses sensations à bord de la Peugeot 208 T16 Pikes Peak avec laquelle il a roulé lors de la course de côte de Turckheim et plus récemment à Montlhéry, mais aussi d'aborder le RX, alors que se profile ce week-end la manche d'Estering. 

Qu'est-ce que ça vous a fait de reprendre le volant de la Peugeot 208 T16 Pikes Peak à l'occasion de la course de côte de Turckheim ?

C'est toujours sympa, ce sont de bons souvenirs, de belles sensations, c'est une voiture hors normes, différentes de toutes les autres voitures que l'on peut conduire, donc ce sont toujours de bons moments de pouvoir monter dans une voiture comme ça. Ça rappelle des sensations de quatre roues motrices, avec la puissance et l'appui aérodynamique qu'il y a, c'est quelque chose d'assez hallucinant.

Sébastien Loeb, Peugeot 208 T16 Pikes Peak

Avez-vous connu quelque chose de plus extrême que la Peugeot 208 T16 Pikes Peak en termes de sensations ?

J'ai déjà essayé des Formule 1, des voitures des 24 Heures du Mans, donc ce sont des voitures qui fonctionnent avec l'aéro. C'est souvent ça qui est assez impressionnant puisque la voiture est plaquée au sol à haute vitesse. Après, la Peugeot 208 T16 Pikes Peak est vraiment un compromis entre le rallye et le circuit. Au final, c'est en course de côte qu'on a le plus de sensations à son bord puisqu'on a une voiture surpuissante, comme une voiture sur circuit alors que l'on roule sur des tracés clairement typés rallye. Donc au niveau sensations oui, c'est sûrement ce que j'ai connu de plus fort.

Un petit mot sur les Grandes Heures Automobiles, quelles sont vos impressions suite à votre première participation ?

C'était la première fois que je venais et c'est vrai que c'est un sacré événement. Il y avait beaucoup de monde, plein de belles voitures de toutes les générations, du spectacle. Ça fait plaisir de voir qu'un événement comme celui-ci attire autant de monde, surtout en France. C'est une très belle opération. 

Pouvez-vous nous parler de votre ressenti sur votre dernière manche disputée en WRX, à Riga ?

En termes de performances, nous n'étions pas trop mal. Globalement, cette année, nous avons un peu de mal face aux Volkswagen qui sont plus performantes que nous. Au final c'est très compliqué de les battre, voire même impossible sur certaines manches. Sur la dernière manche je m'en suis plutôt bien sorti même si au final je me suis fait un peu pousser par Mattias Ekström, qui m'a empêché de rentrer dans le premier virage. Je crois que je suis ressorti quasiment dernier du premier virage. Après forcément c'est compliqué, mais sinon ce n'était pas mal. On a terminé sur le podium, donc c'est bien. L'expérience rentre peu à peu et maintenant je pense que nous devons tous progresser au niveau de la technique et de la voiture pour vraiment être dans le coup l'année prochaine.

Sebastien Loeb, Team Peugeot-Hansen, Peugeot 208 WRX

En rallye-raid, que pensez-vous des "désavantages" dus au nouveau règlement technique qui seront importants pour Peugeot, notamment par rapport à Toyota ?

Quel nouveau règlement ? Je sais qu'il y a quelques nouveaux éléments qui ne nous avantageaient pas du tout, je sais qu'il y a eu un compromis plus ou moins trouvé. À ce que je sache, ce n'est pas vraiment à notre avantage, au contraire. Pour le Rallye du Maroc, je ne sais pas, ça risque d'être compliqué cette année aussi, mais on verra bien. Le Maroc, logiquement, c'est un terrain pour les buggys, en face c'est un 4x4 donc au final si Nasser Al-Attiyah va déjà plus vite que nous ça risque d'être compliqué.

Pour terminer, une question un peu plus "personnelle", par rapport à votre livre Ma ligne de conduite. Vous dîtes au sujet de votre chute à moto : "Après ma chute, je n'ai plus touché à ma moto. En fait, un peu par superstition, je me suis hâté de la revendre. Mais j'en ai racheté une, juste un peu plus puissante ? Écoute gentille fée, je ne vais pas m'arrêter de vivre à cause d'une mauvaise chute non ?" Pouvez-vous nous commenter ce passage ? Résume-t-il un peu votre état d'esprit, notamment en compétition ?

Si on veut. C'est tout simplement la vérité. La moto, franchement, je n'avais pas fait grand-chose, je me suis 'gauffré' et je me suis cassé le bras. Je n'allais pas spécialement vite d'ailleurs. Donc celle-ci je ne l'aimais plus trop et je l'ai revendue. Mais, bien entendu, ça ne m'empêche pas de vivre et de faire encore de la moto, tout simplement parce que j'aime ça même si je n'en fais plus beaucoup et encore moins à haut niveau. J'aime avant tout le concept de balade avec les potes, je trouve ça convivial, puis j'aime bien l'esprit de la moto, les sensations que cela procure. Ça allie un peu tout ce que j'aime : un peu d'aventure, un peu de balade, quelques copains et un peu de pilotage. C'est ce que j'aime et je ne m'en prive pas.

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A propos de cet article
Séries World Rallycross , Dakar
Pilotes Sébastien Loeb
Équipes Peugeot Sport
Type d'article Interview
Tags rallycross, rx