Le WRC a besoin d'un ou deux constructeurs de plus selon la FIA

Mohammed Ben Sulayem ne croit pas que la "maison brûle" en WRC mais estime que le championnat se porterait mieux avec un ou deux constructeurs supplémentaires.

Le WRC a besoin d'un ou deux constructeurs de plus selon la FIA

Depuis le départ brutal de Citroën fin 2019, ils ne sont plus que trois constructeurs engagés en WRC. La présence de Toyota, Hyundai et Ford à travers sa collaboration avec M-Sport permet au championnat de maintenir une forme de stabilité mais la FIA verrait toutefois d'un bon œil l'arrivée d'une ou deux marques supplémentaires. Jusqu'à présent, malgré l'introduction de la technologie hybride l'an passé, aucun nouveau projet ne s'est concrétisé alors que le cycle réglementaire en vigueur prendra fin à l'issue de la saison 2024.

Les constructeurs ayant manifesté leur intérêt existent néanmoins, que ce soit chez Skoda, Alpine ou du côté du groupe Stellantis, ce dernier possédant un large portefeuille de marques (Abarth, Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot et Vauxhall). Pour convaincre, tout dépendra certainement de la future réglementation Rally1, dont les ajustements sont attendus dans les deux mois qui viennent.

"Ce n'est pas qu'une question de constructeurs, c'est un tout", explique Mohammed Ben Sulayem, président de la FIA. "Les pilotes sont là, mais je pense que la manière dont on organise les rallyes est très importante, ainsi que la couverture et le public. Je pense qu'il nous faut plus de constructeurs pour soutenir [le WRC] et on devrait continuer à essayer d'en faire venir plus, mais même avec trois constructeurs, c'est sain, tant que l'on soutient [le championnat] et que l'on fait en sorte que les nouvelles réglementations soient faites correctement. Je pense que pour rétablir l'équilibre, il nous faut au moins un ou deux constructeurs. La concurrence sera alors plus forte."

"Je crois que le changement [vers le Rally1] était la bonne chose à faire, l'année dernière a été un gros test pour tout le monde. Un pilote de rallye peut immédiatement s'adapter et ça a été le cas, mais il y a eu des problèmes de fiabilité, qui est bien meilleure désormais en ce qui concerne l'hybride. La puissance est là. Donc on peut sans aucun doute soutenir ces règles, les rendre durables, et c'est pourquoi quelques changements auront lieu. Mais on doit utiliser ce que l'on a et ensuite proposer davantage de flexibilité au niveau réglementaire."

Le public a répondu présent sur le Monte-Carlo.

Le public a répondu présent sur le Monte-Carlo.

S'il insiste sur la nécessité d'accroître la concurrence en Championnat du monde des Rallyes, Mohammed Ben Sulayem refuse toutefois de se montrer alarmiste quant à la situation actuelle de la discipline.

"Je ne crois pas que notre maison brûle", tempère-t-il. "Je crois que l'on devrait la conserver et l'étendre, prendre notre temps et mettre en place les bons règlements. Il pourrait bien sûr y avoir des amendements, mais pour l'instant, on doit aussi être certain que la nouvelle réglementation Rally1 soit bonne. Je dis toujours que l'on ne devrait pas s'en tenir à ce que l'on a en disant que ça nous convient. Car je me souviens que, même lorsque je courais, parfois des règles apparaissaient et elles n'étaient pas bonnes pour nous."

"Je pense aussi que l'on devrait revenir en arrière et voir là où l'on a eu un problème de viabilité. Je ne parle pas de l'environnement, je parle de la viabilité du sport automobile. On devrait écouter les pilotes mais aussi les constructeurs et la presse. On doit tout simplement être plus engagés et proposer quelque chose."

Propos recueillis par Tom Howard

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