Dernier pointage avant le Rallye d'Estonie 2021

La septième manche du Championnat du monde des Rallyes débute ce jeudi en Estonie. Avalée à plus de 116 km/h de moyenne en septembre dernier, l'épreuve balte devrait encore affoler les compteurs. Tour d'horizon !

Dernier pointage avant le Rallye d'Estonie 2021

Le parcours

Le Championnat du monde des Rallyes pose ses valises en Estonie cette semaine ! Là où il avait repris en septembre dernier après la pause forcée par la crise sanitaire, il bascule cette fois dans la seconde moitié de son calendrier. 

Basée à nouveau à Tartu, la deuxième ville du pays, l'épreuve avait intégré au pied levé l'élite mondiale en 2020 en proposant un parcours de 233,40 km (soit le troisième total le plus faible de l'Histoire du WRC) réparti sur trois jours et 17 spéciales. Avec cette fois un peu plus de marge et d'expérience, l'organisation a revu en profondeur sa copie pour coller aux standards du WRC. Quatre jours de course sont au programme des réjouissances qui débutent ce jeudi avec un shakedown de 6,23 km suivi d'une super spéciale de 1,64 km tracée dans la ville hôte à quelques encablures du parc Raadi rendu célèbre par son manoir du XVIIIe siècle.

Le vendredi propose ensuite un découpage nettement plus corsé avec huit spéciales empruntées en 2020 comme notamment Arula, Otepää, Kanepi ou encore Kambja. Avec ses 132,18 km, la journée suivante est la plus longue du week-end avec des secteurs chronométrés inédits dont les deux plus longs du rallye, Peipsiääre (23,53 km) et Raanitsa (22,76 km). La dernière étape représente un véritable sprint final vers l'arrivée avec six spéciales et 52,10 km, "Tartu vald" et ses 6,51 km faisant office de Power Stage.

Les engagés

49 équipages sont attendus au départ en Estonie. Parmi les dix WRC de pointe, les seuls changements notables résident finalement dans la nomination logique de Craig Breen au sein du line-up de Hyundai Motorsport. Plus à l'aise que Sordo sur les rallyes au profil rapide, le Nord-Irlandais s'était signalé l'an dernier en décrochant la deuxième place à Tartu. Chez M-SportTeemu Suninen retrouve la Ford Fiesta WRC après une nouvelle prestation catastrophique en Sardaigne (sortie de route dès l'ES1). Décevant depuis déjà plusieurs saisons, le Finlandais s'accroche à une nouvelle opportunité qui s'apparente un peu plus encore à une énième dernière chance. Suite à une "impasse" volontaire au Kenya pour tenter de comprendre les raisons d'un début de saison raté, Pierre-Louis Loubet revient sur l'épreuve où il avait fait ses premiers pas au plus haut niveau. 

Après un détour au Kenya où les autres catégories ont peiné à attirer, le retour en Europe coïncide logiquement avec la réapparition des favoris aux différents titres mondiaux. En WRC2, le leader Andreas Mikkelsen espère bien montrer un nouveau visage après une période difficile. Fautif en Croatie et en Sardaigne, forfait au Portugal (positif au COVID-19), le Norvégien vise un bon résultat mais doit composer avec un désavantage de taille, sa méconnaissance du terrain. Face à lui, Mads ØstbergAdrien Fourmaux et Nikolay Gryazin s'avancent comme ses principaux rivaux ce week-end tout en s'appuyant sur une participation en 2020. De son côté, Kajetan Kajetanowicz a un coup à jouer en WRC3 en l'absence de son adversaire pour la couronne mondiale Yohan Rossel. Dans le Championnat JWRC, Martin Sesks a une belle occasion de s'échapper au classement grâce à son expérience acquise sur les pistes de sa Lettonie natale comparables aux spéciales estoniennes.

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Le pilote à surveiller

À défaut d'être original, Ott Tänak reste à domicile l'homme à battre ! Vainqueur à quatre reprises du Rallye d'Estonie (hors WRC en 2014, 2018 et 2019), le Champion du monde 2019 connait parfaitement l'épreuve avec cinq participations au compteur, soit plus que tous ses adversaires. 

L'an passé, il n'avait pourtant pas écrasé la course en ne signant au final que trois meilleurs temps contre cinq à Ogier et Lappi. En tête dès la troisième spéciale, il s'était toutefois montré extrêmement régulier en enchainant 17 temps dans le top 5 (sur 17 possibles) et même 14 top 3. 

Sur ses terres ou il avait d'ailleurs décroché sa première victoire sous ses nouvelles couleurs, l'Estonien n'aura qu'un seul objectif, relever la tête après une série de résultats décevants.

Podium: Les vainqueurs Ott Tänak, Martin Järveoja, Hyundai Motorsport Hyundai i20 Coupe WRC

Les pneus

La série de rallyes sur terre se poursuit sur les spéciales meubles et sablonneuses de l'Estonie. Après avoir passé avec plus ou moins de réussite les tests proposés par les routes du Portugal, de Sardaigne et du Kenya, Pirelli aborde cette nouvelle manche du championnat avec une allocation remaniée.

À l'inverse des trois épreuves susmentionnées, le manufacturier italien fait la part belle au Scorpion KX Soft en proposant 24 gommes tendres contre seulement 8 dures pour permettre aux équipages de faire leurs choix avant le départ (24 pneus pour le week-end). Avec un thermomètre avoisinant les 30 degrés tout au long des quatre journées de course, la gestion des pneus Hard devrait toutefois constituer la plus grosse équation à résoudre. 

Le chiffre à retenir

Sept, soit le nombre de rallyes disputés en 2021 ou encore le total atteint difficilement l'an passé ! Après un début de saison adapté pour faire face à la crise sanitaire, la FIA et le WRC Promoter ont tiré les enseignements de l'année 2020 pour éviter un nouveau naufrage, comme en atteste une première moitié de saison épargnée. Cependant, la menace du variant Delta plane sur la fin d'année et a déjà poussée certaines disciplines, la Formule 1, le WEC et le MotoGP pour ne pas les citer, à modifier leurs calendriers. L'objectif des 12 manches fixé en début de saison par la FIA tient bon pour le moment, mais pour combien de temps ? 

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