Éric Camilli - "Plus c’était difficile, plus je me sentais à l’aise"

Au Pays de Galles, le membre de l'Équipe de France FFSA a cru (presque) jusqu'au bout remporter sa première victoire en WRC2 après ses podiums en Allemagne et en Corse.

Éric Camilli - "Plus c’était difficile, plus je me sentais à l’aise"
Eric Camilli et Benjamin Veillas, Ford Fiesta R5
Eric Camilli, © Sophie Graillon
Teemu Suninen et Mikko Markkula, Škoda Fabia S2000

Leader depuis l'ES4 et auteur de sept meilleurs temps dans la catégorie sur les 18 spéciales déjà disputées quand ils ont pris le départ de la dernière avec plus de 20 secondes d'avance, Camilli et son copilote Benjamin Veillas sont tombés de haut quand un problème de turbo leur en a fait perdre une quarantaine sur Teemu Suninen, finalement vainqueur.

Le Finlandais, lui aussi membre du Junior Driver Development Program de TMG et vainqueur du WRC3 au Rallye d'Italie, a donc signé in extremis une première victoire en WRC2 à laquelle il ne croyait plus.

Nous avons été solides du début à la fin et nous avons longtemps mené le WRC2. De ce point de vue, c’est un rallye positif,” souligne Éric Camilli, par ailleurs 12e du classement général. “Nous avions déjà été compétitifs lors des rallyes précédents, mais être en tête alors qu’on découvrait cette manche, c’était particulier. Surtout que les conditions étaient encore plus compliquées que prévu.”

En effet, même si on a l'impression d'écrire cela chaque année, le cru 2015 a été un vrai “RAC” – du nom historique de cette épreuve – avec les pluies torrentielles et le vent présents sur une bonne partie de l'épreuve.

Mais plus c’était difficile, plus je me sentais à l’aise, et le team a bien travaillé pour que la voiture me convienne,” poursuit Camilli. “Malheureusement, nous avons eu ce problème moteur qui nous prive de notre première victoire. Malgré tout, nous avons encore fait un pas en avant.”

À l'image de son aîné Sébastien Ogier, vainqueur au classement général, et de toute la famille du WRC, Camilli était aussi par la pensée avec les victimes des attentats de Paris.

Le résultat passe au second plan, mais j’aurais simplement voulu décrocher cette victoire pour rendre hommage aux victimes des attentats,” dit-il. “Nous soutenons leurs familles et leurs proches.”

Des propos auxquels font écho ceux de Hugues de Chaunac, dont la structure préparait et engageait la voiture de Camilli cette année.

Tout le monde est évidemment déçu après ce scénario qui prive Éric et Benjamin de la victoire dans la dernière spéciale. Mais il nous faut relativiser compte tenu des événements tragiques qui ont touché notre pays vendredi soir,” déclare le Président du Groupe ORECA. “Nos premières pensées vont aux victimes, à leurs proches, et aux blessés de ces attentats.”

Éric et Benjamin ont réalisé un excellent rallye. Ils ont été impressionnants et ils méritaient la victoire. Cela montre toute leur progression au fil de la saison, quelle que soit la surface.

Hugues de Chaunac

Nous nous devions de continuer. Éric et Benjamin ont réalisé un excellent rallye, en menant dès le premier soir et en étant à la hauteur de ce challenge. Ils ont été impressionnants et ils méritaient la victoire. Cela montre toute leur progression au fil de la saison, quelle que soit la surface. Ils peuvent être fiers du travail accompli et nous sommes fiers d’eux. Bravo aussi à Teemu et Mikko [Markkula] que nous avons accompagnés cette année.”

En effet, si le vainqueur du Rallye de Grande-Bretagne était passé sur une Skoda Fabia S2000 pour cette épreuve, c'est bien sur une autre Ford Fiesta R5, aux mêmes couleurs et couvée par la même structure que celle de Camilli, qu'il avait disputé le reste de la saison. 

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