Ogier : "C'est un peu inquiétant pour le reste du week-end"

Après la casse d'un amortisseur dans la deuxième spéciale parcourue ce vendredi, Sébastien Ogier a été contraint de terminer la matinée au ralenti pour rejoindre l'assistance de mi-journée avec plus de deux minutes de retard sur le leader.

Ogier : "C'est un peu inquiétant pour le reste du week-end"

Sébastien Ogier semblait pourtant prévenu avant le départ. À maintes reprises après les reconnaissances, le pilote du team Toyota Gazoo Racing avait évoqué les difficultés du parcours kenyan en précisant que pour s'imposer, il faudrait "piloter avec sa tête plutôt qu'avec son pied droit".

Après seulement trois spéciales parcourues ce vendredi, le Gapençais a été cueilli à froid. Premier sur la route, il a pourtant limité les dégâts dans l'ES2 en ne concédant que 7"2 face au meilleur temps. Dans la suivante, le plus long tronçon du rallye avec ses 32,68 km, il a ensuite littéralement été croqué par les routes cassantes proposées ce week-end. Après avoir tiré tout droit à une jonction, il a finalement rallié l'arrivée avec une suspension (arrière gauche) endommagée par la répétition des chocs.

De retour tant bien que mal à l'assistance de Naivasha, il a fait part de son étonnement en prenant également compte des ennuis rencontrés par plusieurs autres pilotes du WRC, Evans et Sordo notamment. "Je pense que ce n’est pas une grosse surprise de voir autant de gros problèmes. Honnêtement, je n’avais pas imaginé que cela puisse se produire si tôt", a-t-il concédé.

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Après avoir perdu le réservoir d'huile de son amortisseur et tenté une réparation de fortune avec une sangle sur la liaison le menant au départ de l'ES4, il a été contraint de parcourir les derniers 18,87 km de la matinée au ralenti pour éviter d'abandonner à son tour.  

"Pour nous, honnêtement, j’avais un rythme décent. Et ensuite, je ne sais plus, à quelques kilomètres de la fin de la deuxième spéciale [ES3], j’ai commencé à perdre de l’amortissement à l’arrière et j’ai même terminé sans. Sur la liaison, j'ai réalisé que le réservoir d'huile [de l'amortisseur] n'était plus là et qu'il n'y avait pas grand chose à faire à part rouler doucement dans la dernière spéciale en essayant de survivre pour rejoindre l'assistance."

Repoussé au septième rang provisoire à plus de deux minutes du leader Thierry Neuville, il s'attend toutefois à ce que le second passage programmé ce vendredi après-midi soit encore plus sélectif malgré l'hécatombe déjà enregistrée.

"Il y a des cas plus graves que le mien. Deux minutes [de retard] par rapport à la tête, cela semble être beaucoup mais je ne suis pas sûr que ce soit tant que ça ce week-end", a-t-il affirmé avant de s'inquiéter pour la suite de la journée. "Je n’arrive pas à imaginer ce que ça peut donner cette après-midi car les conditions étaient déjà très cassantes ce matin. Nous nous attendions à un grip très faible, mais pas autant. J'ai eu l'impression de surfer sur le sable. Je ne sais pas où j'ai perdu le réservoir d'huile [de l'amortisseur], c'est un peu inquiétant pour le reste du week-end. Je suis heureux d'être là [à l'assistance] et d'avoir réussi à préserver la voiture. Je ferai de mon mieux pour survivre cet après-midi, où attaquer sera extrêmement risqué."

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