Ogier - "Le championnat s'annonce excitant"

Le pilote plus que jamais emblématique de l'équipe Volkswagen et son copilote Julien Ingrassia ont remporté le 84e Rallye Monte-Carlo en s'adjugeant huit meilleurs temps sur 16 épreuves spéciales.

Ogier - "Le championnat s'annonce excitant"
Podium : les vainqueurs Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Motorsport
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Podium : les vainqueurs Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Motorsport, les deuxièmes, Andreas Mikkelsen, Anders Jäger, Volkswagen Motorsport, les troisièmes, Thierry Neuville, Nicolas Gilsoul, Hyundai Motorsport
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Podium : les vainqueurs Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Motorsport
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Les vainqueurs Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Motorsport
Les vainqueurs Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Motorsport
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Sébastien Ogier, Volkswagen Motorsport
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Les vainqueurs Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Motorsport avec Son Altesse Sérénissime le Prince Albert de Monaco
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport

Le nom de Sébastien Ogier s'est inscrit dimanche pour la quatrième fois au palmarès du Monte-Carlo. De quoi faire du Gapençais l'égal de Sandro Munari, Walter Röhrl et Tommi Mäkinen – excusez du peu –, seul Sébastien Loeb ayant fait mieux à ce jour.

À une nuance près toutefois : le premier de ces quatre succès avait été acquis en 2009, sur une Peugeot 207 S2000, alors que la manche monégasque du calendrier avait préféré ne pas se plier aux exigences du WRC – en matière de format pour son épreuve notamment – et s'était tournée vers l'International Rallye Challenge.

Qu'importe. C'est bien d'une quatrième victoire qu'il s'agit et quand bien même ne seraient prises en compte que celles acquises en WRC pour les mettre au niveau de leurs glorieux aînés, Ogier et Julien Ingrassia ont encore le temps d'en ajouter une ou plusieurs à leur tableau de chasse...

"Une grande fierté"

C'est un rallye emblématique, que tous les pilotes rêvent d'accrocher à leur palmarès. Y parvenir pour la troisième fois en WRC et la quatrième dans toute notre carrière, c'est une grande fierté”, a en tout cas commenté Ogier dimanche après-midi après le retour triomphal à Monaco de la Volkswagen Polo R WRC n°1.

Ce retour triomphal n'est cependant devenu évident, ou probable, que dans l'après-midi de samedi alors que la moitié du rallye était déjà bien dépassée. Avec l'abandon de Kris Meeke a alors disparu le seul pilote à avoir contesté la suprématie du triple Champion du monde, même si celui-ci creusait l'écart petit à petit depuis le milieu de la matinée.

Ogier n'a d'ailleurs pas manqué de souligner la performance du pilote de la Citroën DS3 WRC. “Il est dommage que Kris ne soit plus là, j'aurais aimé poursuivre cette bagarre avec lui jusqu'à la fin du rallye”, déclarait-il ainsi au terme de la deuxième étape.

Mais la résistance du Britannique n'a pas été la seule difficulté du week-end. En effet, le cru 2016 de la plus célèbre des manches du WRC a été particulièrement riche de ce qui fait sa légende : des conditions qui peuvent changer constamment, alternant entre route humide, verglacée (totalement ou par endroits), enneigée ou tout simplement sèche... le tout parfois lors d'une seule et même spéciale. De quoi donner du travail – et des responsabilités – aux ouvreurs chargés de parcourir le tracé des spéciales juste avant la fermeture des routes, en l'occurrence l'ancien pilote Simon Jean-Joseph et Jack Boyère qui officiaient pour Ogier et Ingrassia.

La journée de samedi a été particulièrement gratinée en la matière, Ogier soulignant que la longue spéciale de Faye était majoritairement sèche mais avec des parties verglacées alors que la dixième de St-Léger-les-Mélèzes – La Bâtie Neuve était “incroyablement enneigée et verglacée” au point de le faire penser à la célèbre Streif, la descende de Kitzbühel qui se déroulait le même jour.

Ce qui rend le Monte-Carlo si particulier, c'est le caractère très imprévisible des conditions de route. Les portions sèches et glacées s'alternent en permanence et il est donc capital d'avoir le nez fin au moment de faire les choix de pneus”, confirme Ogier. “En ce sens, nos ouvreurs ont été d'une grande aide et je tiens à les associer à notre succès, au même titre que l'ensemble de l'équipe Volkswagen Motorsport, à nouveau irréprochable.”

Celle-ci s'est offert un 34e succès, en 40 participations à des manches du WRC, qui force l'admiration mais laisse craindre une nouvelle domination sans partage cette année, même si les nouvelles Hyundai ont démontré un certain potentiel. Mais nous n'en sommes pas encore là, et Sébastien Ogier veut pour l'instant savourer ce 33e succès personnel, dans son rallye à domicile puisque les deux premières étapes ont pour plaque tournante sa ville natale de Gap et que ses supporters étaient présents en masse.

Merci aussi à tous les fans qui ont fait le déplacement pour venir nous soutenir. C'était génial de voir une telle ambiance au bord des routes et au parc. Cette victoire a une saveur exceptionnelle et c'est vraiment une grande émotion de débuter l'année de cette manière. Le championnat s'annonce excitant, nos adversaires ont prouvé qu'il nous faudrait batailler pour continuer sur cette lancée. Mais avant de penser à la suite de cette longue saison, on va savourer ces super sensations.”

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