Ogier ravi d'en avoir fini avec "ce balayage de merde" avant l'Espagne

Repoussé au cinquième rang à près de trois minutes de son coéquipier Elfyn Evans vainqueur en Finlande, Sébastien Ogier n'a pas connu la réussite escomptée ce week-end.

Solidement installé en tête du championnat depuis avril dernier et sa victoire sur le Rallye de Croatie, Sébastien Ogier est arrivé en Finlande avec une première opportunité d'être sacré Champion du monde cette année. Dès les premiers kilomètres parcourus, il s'est toutefois vite ravisé en étant incapable de suivre le rythme imposé par les hommes de tête. Un balayage, encore bien présent malgré les conditions automnales plus humides, et un mauvais set-up ont trop rapidement plombé sa course et fait grimper en sa défaveur l'écart presque impossible à rattraper sur ce type de rallye.

À plus d'une minute du leader dès le samedi matin, il a alors retrouvé un peu de confiance tout en bénéficiant des abandons de Rovanperä et Neuville pour intégrer le top 5. Une pénalité d'une minute (casque non sanglé) reçue en fin de deuxième journée l'a ensuite poussé à se focaliser sur la Power Stage et ses points bonus. Une spéciale lors de laquelle il a bu le calice jusqu'à la lie en voyant le moteur de sa Toyota Yaris WRC couper en plein effort puis perdre de la puissance, le privant ainsi de points supplémentaires.

Logiquement déçu de terminer de cette manière ce qui ressemblait très probablement à sa dernière participation au Rallye de Finlande, il n'a pas mâché ses mots au point stop final. "Ce n'était pas le meilleur [Rallye de Finlande], cela fait partie du jeu. J'ai hâte de retrouver l'asphalte, des vraies courses, et pas ce balayage de merde."

Au terme d'un week-end gâché par toutes ces raisons, il a donc dû se contenter d'une pâle cinquième place finale synonyme de dix points au championnat. Son plus faible total de la saison depuis février dernier et l'autre manche finlandaise (l'Arctic Rally) inscrite au calendrier 2021.

"Je ne retiens pas beaucoup de positif de ce rallye. Dix points, ce n'est pas fantastique, mais c'est mieux que rien. On a connu un début de week-end difficile, on avait ensuite enfin trouvé des solutions pour se sentir mieux dans la voiture", a expliqué Ogier au micro de la RTBF."La Power Stage était notre dernier objectif, mais le moteur s'est coupé durant celle-ci. On avait aussi un manque de puissance en fin de spéciale. C'est comme ça."

Lancé dans un sprint vers un potentiel huitième titre mondial, il a raté le rendez-vous finlandais au pire des moments. Celui où son coéquipier et plus proche adversaire au championnat, Elfyn Evans, a livré sa meilleure performance en WRC pour s'imposer avec la manière en y ajoutant la victoire dans la Power Stage. Malgré ce revers et une avance au classement mondial réduite de moitié, Ogier ne s'est pas laissé abattre en se projetant déjà sur la prochaine prévue dans moins de deux semaines en Catalogne. Un rallye disputé totalement sur asphalte pour la première fois depuis 2009 où il aura, cette fois, des chances nettement plus réalistes de décrocher le titre mondial sans être handicapé par le balayage.

"On se tourne maintenant vers la prochaine épreuve en Espagne. 24 points d'avance sur Evans, ça reste confortable", a-t-il poursuivi auprès du média belge."Ce n'est toutefois jamais agréable de passer ce genre de week-ends. J'avais l'espoir de pouvoir mieux figurer, c'est évident. Je ne suis pas mécontent que la saison 'terre' soit terminée, je pense qu'on a eu notre lot d'ouvertures cette année. Sur 10 rallyes, ça fait huit fois qu'on est pénalisé à ouvrir. À force, ça commence à faire beaucoup. On est impatient de retrouver l'asphalte."

Lire aussi :

partages
commentaires
Photos - Le Rallye de Finlande réussit son passage à l'heure d'automne
Article précédent

Photos - Le Rallye de Finlande réussit son passage à l'heure d'automne

Article suivant

Breen confirme à demi-mot un programme en WRC pour 2022

Breen confirme à demi-mot un programme en WRC pour 2022
Charger les commentaires