Ogier aborde Ypres "sans un besoin absolu" de s'imposer

Solide leader au championnat avant de prendre le départ du Rallye d'Ypres, Sébastien Ogier a confirmé que la victoire en Belgique n'était pas obligatoirement une nécessité.

Ogier aborde Ypres "sans un besoin absolu" de s'imposer

Au terme des reconnaissances, Sébastien Ogier a profité de son passage par la conférence de presse pour livrer ses premières impressions sur le parcours programmé ce week-end pour le Rallye d'Ypres. Malgré plus de dix saisons passées en Championnat du monde, le pilote du team Toyota Gazoo Racing n'a jamais roulé à Ypres et ne compte même qu'un départ en Belgique (Rallye du Condroz 2008 en Citroën C2 R2 Max). Grâce à un gros travail de préparation avec essentiellement le visionnage de caméras embarqués, il n'a finalement pas été dépaysé par les spéciales programmées sans pour autant être séduit par les spécificités du parcours.

"Il y a beaucoup de choses à découvrir. Je pense qu'il n'y a pas eu de réelle surprise lors des reconnaissances, car évidemment, comme tout le monde, nous avons regardé les vidéos avant de venir ici [en Belgique] pour avoir une idée de ce qui nous attend. Il y a des routes très spécifiques. Vraiment étroites la plupart du temps et beaucoup de changements d'adhérence, beaucoup de cordes", a-t-il décrit avant d'exprimer un bémol.

"Ce n'est peut-être pas le profil le plus agréable que vous aimeriez avoir pour un rallye sur asphalte, mais c'est toujours un défi. C'est un rallye très difficile, mais au bout du compte, le Championnat du monde est agréable car il est diversifié. Chaque rallye est différent et celui-ci est très atypique pour l'asphalte. Je pense que c'est bien de l'avoir dans le championnat maintenant."

Vainqueur du seul rallye disputé sur asphalte cette année en Croatie, il a tout de même souligné "un point positif". À la différence des routes empruntées dans les Balkans, où la terre et les pierres ramenées sur la route avaient joué un rôle important, celles parcourues ce week-end ne devraient pas évoluer aussi rapidement. Un bon point pour le septuple Champion du monde, qui espère toutefois un meilleur comportement des pneus Pirelli que celui affiché en Croatie, où il ne s'était pas privé de les critiquer ouvertement.

"Au moins, je pense qu'un point positif est qu'il ne devrait pas y avoir autant d'évolution sur les routes ici. Je crois que tous les pilotes qui partent en tête ont une chance de se battre sans penser à la position sur la route. C'est toujours agréable pour le rallye et pour la compétition", a-t-il souligné avant d'exprimer ses craintes concernant les pneumatiques. "Il y a aussi de gros défis pour les pneus, je dirais. Nous avons pour l'instant des pneus fragiles sur l'asphalte et le risque de crevaison est assez élevé, je crois, ce week-end. J'espère que cela ne va pas décider des résultats. Mais nous devons garder à l'esprit que cela peut être un problème, c'est sûr."

Crédité d'une avance de 37 points au championnat avant le départ, il compte logiquement sur l'épreuve belge pour faire un nouveau pas vers un huitième titre mondial sans pour autant prendre tous les risques.

"Bien sûr, nous sommes bien là où nous sommes maintenant [au championnat], mais avec cinq courses [restantes], il y a beaucoup de points à rattraper. Je sais très bien, aussi, que ce n'est pas encore le moment de se détendre et je dois encore donner le meilleur de moi-même. En même temps, il n'y a pas de besoin absolu de victoire, donc j'essaie de garder l'approche intelligente que j'ai eue dans ma carrière, c'est un mot clé."

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Sur tous les rallyes disputés sur asphalte, y compris le Monte-Carlo, les pilotes prioritaires bénéficient de l'appui d'ouvreurs. De son côté, le Gapençais travaille depuis plusieurs saisons avec l'ancien pilote officiel (Ford et Subaru) Simon Jean-Joseph, qui a pu lui apporter quelques conseils supplémentaires grâce à trois participations au Rallye d'Ypres. En plus de cet apport, il a également sollicité l'expérience d'un autre pilote passé par le WRC, Stéphane Lefebvre, pour qui les routes belges sont un terrain de jeu nettement plus familier.

"Bien sûr, il [Simon Jean-Joseph] m'a un peu aidé mais cela fait déjà longtemps qu'il a participé à l'épreuve. Donc en fait, nous avons demandé à un gars du coin de nous aider un peu, Stéphane Lefebvre, qui a une bonne connaissance des routes. C'était impressionnant de voir ça : il a décrit beaucoup, beaucoup de petites zones avec des petits conseils pour savoir où freiner. Je vais garder mes notes normales et ne pas utiliser les siennes, mais c'est bien de partager un peu de cela car le changement d'adhérence n'est pas si facile à voir partout ! Cela peut aider un peu", a-t-il expliqué avant de rappeler que la connaissance du terrain devrait jouer en faveur des pilotes Hyundai.

"Même s'il sera difficile de suivre le rythme de Thierry [Neuville] ou de Craig [Breen], car ils ont l'expérience. Mais je commence toujours le rallye avec l'objectif de gagner, alors nous allons voir ce que nous pouvons faire."

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