Une victoire doublement savoureuse pour Ogier

Vainqueurs en Allemagne ce week-end, Sébastien Ogier et son copilote Julien Ingrassia ont non seulement apprécié de retrouver le chemin de la victoire mais aussi d'avoir pu et dû se battre à armes égales pour cela.

Une victoire doublement savoureuse pour Ogier
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Podium : les vainqeurs Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Motorsport, les deuxièmes Daniel Sordo, Marc Marti, Hyundai Motorsport, et les troisièmes Thierry Neuville, Nicolas Gilsoul, Hyundai Motorsport
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Sébastien Ogier, Volkswagen Motorsport
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Sébastien Ogier, Volkswagen Motorsport
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport

En effet, le pilote Volkswagen a dû non seulement se défaire de son équipier Andreas Mikkelsen mais aussi résister à la pression exercée par les deux Hyundai de Dani Sordo et Thierry Neuville qui ont terminé dans cet ordre sur le podium en prenant le dessus sur la seconde Volkswagen.

Plus important encore que le plaisir de la victoire a été le plaisir que nous avons eu à nous battre face à ces trois-là”, dit le leader du championnat, plus que jamais en route vers un quatrième titre. “La bataille a été intense, elle a été serrée durant la plus grosse partie du week-end - excepté dans Baumholder où nous avons vraiment fait la différence, mais le reste des spéciales était très proche. Je pense aussi que c'est ce que les gens veulent voir en rallye.”

On a aimé ça, mais je suis sûr que beaucoup de gens ont aussi apprécié de regarder cette course tout le long du week-end. J'ai reçu beaucoup de messages de la part d'amis qui me disaient : ‘C'est une très belle course, j'aime bien, continue’. Une preuve de plus que quand on peut lutter dans des conditions pas trop différentes, c'est encore mieux.”

Ces derniers mots sont une allusion pas du tout voilée à la difficulté d'ouvrir la route qui est revenue si souvent dans les propos du pilote au cours des manches précédentes disputées sur la terre. Revenir sur l'asphalte à l'occasion du Rallye d'Allemagne était déjà un soulagement pour lui, s'y imposer après des mois de disette – depuis la Suède en février – en est un autre.

Oui, c'est génial, vraiment génial”, sourit-il. “Je pense que je vais en profiter ces prochains jours, ces prochaines semaines. Malheureusement, nous [le WRC] n'allons pas en Chine, donc j'ai plein de temps pour apprécier cette victoire et je vais le faire - car ce n'est pas un secret que les temps sont durs cette saison pour moi et c'est vraiment un bel endroit pour le faire [gagner] car c'est le rallye à la maison pour notre équipe et le dernier pour Jost [Capito, directeur de Volkswagen Motorsport].”

Les pneus, un vrai casse-tête

À la difficulté représentée par ses principaux adversaires s'est ajoutée celle d'une météo capricieuse qui est souvent venue mettre son grain de sel, ou de sable, dans ce rallye au fil des années.

C'était un vrai Rallye d'Allemagne avec une vraie météo ‘allemande’”, confirme Sébastien Ogier. “C'était extrêmement difficile de choisir les pneus. La plupart du temps, on avait un bon compromis, mais jamais vraiment le choix parfait. Mais la chose la plus importante était d'avoir une solution qui nous permette d'avoir une bonne vitesse.”

Plusieurs fois en effet, à l'arrivée des spéciales, le Champion du monde a dit craindre de ne pas disposer des bons pneus avant que les chronos de ses adversaires ne viennent sans doute le rassurer.

Ce fut le cas notamment lors du premier passage dans la spéciale de Panzerplatte Lang, samedi matin, rendue humide par une averse tombée quelque temps avant alors qu'il avait choisi les gommes dures au regroupement précédent. Sauf que les autres pilotes de pointe, à l'exception de Stéphane Lefebvre, avaient opté pour une monte identique ou assez proche.

Devancé par Mikkelsen le premier jour, Ogier a justement fait la différence lors des deux passages dans Panzerplatte Lang et ses 40 km de routes en ciment sur le camp d'entraînement militaire de Baumholder, où il a inversé la tendance puis creusé l'écart.

Comme l'année dernière, et comme nous en discutions avant le départ, la différence s'est faite dans Panzerplatte”, souligne -t-il. “La plupart du temps, c'est comme ça. C'est tellement exigeant pour les pneus. Cela semble être une de mes forces de gérer les pneus un petit mieux que mes rivaux dans cette spéciale. Si on regarde la vitesse à la fin, c'est là que j'ai fait la différence, donc il était clairement important de le faire, car après, j'ai pu finir aujourd'hui [dimanche] un peu plus détendu, même si le matin j'ai un peu oublié de mettre le réveil.”

"J'ai un peu menti à Julien"

Dans la première spéciale de la dernière étape, en effet, Ogier n'a signé que le sixième chrono à 14”9 de Sordo, perdant donc précisément une seconde au kilomètre. Or, il en conservait 22 d'avance avec encore 45 km chronométrés à parcourir.

Quand j'ai vu le temps de Dani dans la première spéciale [ES15], j'ai un peu menti à Julien en lui disant que c'était bon, mais c'était [un] plus [grand écart] que ce que je voulais, bien sûr.”

Comme l'Espagnol n'en doutait sans doute pas, Ogier a ensuite géré l'écart pour le maintenir à 20 secondes à l'arrivée. Largement de quoi s'imposer avant un autre rendez-vous sur goudron, en Corse - où, pour l'anecdote, lui et Ingrassia auront déjà une chance mathématique de coiffer la couronne.

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