Torres veut désormais pousser la BMW, quitte à chuter

Des quatre pilotes disposant cette saison d'une BMW, c'est Jordi Torres qui s'en sort le mieux. Classé à deux petits points du top 5, il ne cache pourtant pas son insatisfaction, convaincu qu'il faut désormais passer à la vitesse supérieure.

Torres veut désormais pousser la BMW, quitte à chuter
Jordi Torres, Althea BMW Team
Jordi Torres, Althea BMW Team
Lorenzo Savadori, IodaRacing Team, Markus Reiterberger, Althea BMW Team et Jordi Torres, Althea BMW Team
Jordi Torres, Althea BMW Team
Jordi Torres, Althea BMW Team
Jordi Torres, Althea BMW Team et une charmante Grid Girl
Jordi Torres, Althea BMW Team

Le pilote espagnol, engagé au sein du team Althea Racing, aimerait surtout réduire son retard sur la tête de course. "Quand je termine 5e ou 6e, je suis toujours assez loin des premiers. Cela signifie que l'on perd une demi-seconde voire sept dixièmes au tour", explique-t-il à Motorsport.com. "Notre réelle position, c'est juste derrière les trois premiers. On peut rivaliser avec Honda et Yamaha, (…) c'est notre objectif de la saison."

"Comme tout le monde, nous aussi on veut gagner. On est tous là pour gagner, mais il faut avoir des objectifs réalistes", souligne Jordi Torres, conscient qu'il faut encore progresser pour en arriver là. "On a besoin d'être encore plus à la limite, de risquer un peu plus. Parce que tu apprends plus en étant derrière les meilleurs, tu vois ce qu'il te manque pour progresser et ce qu'il manque à la moto pour être plus compétitive."

"Les défauts de la moto se verraient beaucoup mieux si on attaquait toujours à la limite. On ne peut pas le faire pour l'instant, parce qu'on doit recueillir des informations, apprendre, essayer de faire en sorte que le package rende au mieux. Ceci dit, j'ai le sentiment que ce travail est fini. Il s'agit maintenant de commencer à attaquer vraiment à la limite."

"Il faut que l'on prenne des risques, quitte peut-être à ne pas finir les courses. En tout cas, être plus devant et moins distancés par les premiers. Jusqu'à présent, je ne suis jamais tombé, mais je n'ai quasiment jamais été à la limite", souligne-t-il. "Si jamais je chute, il nous faudra en analyser la cause. On ne peut pas toujours travailler en zone sûre, sinon on développerait la moto et ce dont on dispose encore plus lentement. Quand il y a des choses qui ne me plaisent pas, je les signale tout de suite et on travaille immédiatement dessus. Maintenant, on a vraiment besoin de marteler et d'attaquer fort."

Besoin du soutien de BMW

Pour l'instant, Jordi Torres se félicite d'une moto au freinage "exceptionnel" et d'un train avant parfaitement sous contrôle, à l'exception des premiers instants avec le pneu de qualifications. Le travail doit notamment se faire sur le front de l'électronique, afin de mieux gérer un moteur très puissan, mais aussi d'obtenir un grip arrière plus régulier, moins fort en entrée de virage et plus élevé à l'ouverture des gaz.

S'il concède que la S1000RR possède une base très prometteuse, le pilote espagnol sait que le plus important intervient désormais : il faut capitaliser sur ce potentiel pour faire progresser la moto. Or, c'est le rendement de ce travail qui le laisse aujourd'hui sur sa faim.

"La moto a une très bonne base, elle a pas mal de potentiel, mais en ce qui concerne le développement on avance… doucement. Ce n'est pas aussi rapide qu'il le faudrait", souligne Torres, qui regrette que le team soit quasiment autonome dans le développement de la moto.

"On sait quelle route prendre, mais pas comment le faire. BMW a beaucoup d'informations sur la moto et nous aide beaucoup, mais ce qu'il manque c'est du personnel [BMW] compétent pour la course qui puisse nous aider à développer la moto au mieux", pointe-t-il. "On a une très bonne équipe, (…) mais ils n'ont pas la compétence nécessaire pour nous aider à rapidement développer la S1000RR. Et moi je veux tout faire mieux. Être devant et me battre contre les deux premiers pour mieux apprendre et pouvoir développer la moto encore mieux."

Propos recueillis par Giacomo Rauli

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