Une année pleine de promesses pour Tom Chilton

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Une année pleine de promesses pour Tom Chilton
Par : Emmanuel Rolland
28 avr. 2017 à 10:01

Alors qu'il s'apprête à aborder sa sixième saison en WTCC, sa deuxième au volant d'une Citroën du Sébastien Loeb Racing, Tom Chilton est bien décidé à jouer sa carte à fond dans la série mondiale, tout comme en BTCC, où il évolue également.

Tom Chilton, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC
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Tom Chilton, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC
Tom Chilton, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC
Tom Chilton, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC
Tom Chilton, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC
Tom Chilton, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC
Podium WTCC trophy: Mehdi Bennani, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC, Esteban Guerrieri, Campos Racing, Chevrolet RML Cruze TC1, Tom Chilton, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC
Tom Chilton, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC
Podium WTCC trophy: Tom Coronel, Roal Motorsport, Chevrolet RML Cruze TC1, Mehdi Bennani, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC, Tom Chilton, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC
Mehdi Bennani, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC and Tom Chilton, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC
Mehdi Bennani, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC and Tom Chilton, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC
Mehdi Bennani, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC
Mehdi Bennani, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC

Animateur du WTCC depuis 2012, Tom Chilton a ajouté une corde à son arc à l'occasion de cette saison 2017. Plutôt un retour aux sources pour le pilote britannique, qui retrouve les rangs du British Touring Car Championship, une discipline dans laquelle il a effectué ses classes durant dix ans (de 2002 à 2011) ; une campagne qu'il mène au volant d'une Vauxhall Astra semi-officielle engagée par le Power Maxed Racing, en plus de son engagement en WTCC. 

 "J'évolue dans deux des meilleurs championnats de Supertourisme dans le monde. Et deux championnats dans lesquels il faut être à 110% pour être performant", a-t-il expliqué à Motorsport.com. "En BTCC, nous ne sommes pas moins de 32 pilotes, le niveau est élevé, c'est très serré."

"Ce n'est pas forcément un exercice évident pour moi car il faut à chaque fois s'adapter lorsque l'on passe du WTCC au BTCC, car les voitures sont tout de même relativement différentes, et je dois modifier à chaque fois mon pilotage."

Après les deux premiers meetings (six courses), Chilton occupe le dixième rang de la série britannique, ayant décroché un podium lors de l'ouverture à Brands Hatch, puis connu un week-end plus difficile à Donington.

Duel interne au sein du Sébastien Loeb Racing

Mais Tom Chilton se concentre également sur son deuxième programme, mondial celui-ci, puisqu'il a entamé au début du mois sa sixième saison en WTCC. Après le départ des Citroën officielles, les cartes ont été redistribuées, et les C-Elysées – qui demeurent la référence du plateau –, sont désormais confiées aux seules équipes privées, dont le Sébastien Loeb Racing, qui entend bien aller chercher les Honda et Volvo officielles.

"Le Sébastien Loeb Racing a effectué un très gros travail durant l'hiver", continue Chilton. "Nous avons démarré la saison avec un lest de 50 kg pour les deux premières courses, cela n'est donc pas facile. Évidemment, nous n'avons pas les mêmes budgets que les équipes d'usines Honda et Volvo, cela se ressentira en termes de développement tout au long de l'année, mais la C-Elysée est une bonne voiture à la base, on verra donc comment évolueront les écarts."

Au sein du Loeb Racing, la bataille promet de faire rage entre les deux fers de lance de la structure française. S'il est comme chez lui au sein du SLR, une équipe qu'il a intégrée en 2015, Bennani a vu grandir l'an passé la menace de Chilton, arrivée dans l'écurie il y a un an, et qui a désormais pris totalement ses marques au volant de la C-Elysée. Si le pilote anglais a conclu la saison au deuxième rang du WTCC Trophy (le classement des indépendants) l'an passé, il compte bien inverser les choses en 2017.

"Mehdi avait un avantage sur moi l'an passé car il connaissait l'équipe et la voiture, alors que moi j'arrivais", poursuit le natif de Reigate, Surrey. "Cette année, ce n'est plus le cas, mais Mehdi est un très bon pilote, et être son équipier n'est pas une tâche facile."

"J'aime ce championnat"

Reste avant tout que Tom Chilton s'épanouit pleinement en WTCC, un championnat qu'il a découvert début 2012, et qui lui convient parfaitement.

"J'aime ce championnat", s'enthousiasme-t-il. "Il compte beaucoup de choses positives. Rien que le fait de se rendre dans tous ces pays, de voir tous ces gens de cultures différentes, j'aime tous ces endroits différents que nous visitons."

"Et puis j'aime vraiment ces voitures, qui sont proches de la série. Nous n'avons pas beaucoup d'aéro, cela nous permet de dépasser et d'offrir de belles courses. C'est d'ailleurs assez éloigné du DTM en ce sens, et c'est très bien à mes yeux. D'ailleurs, lorsqu'il s'est agi de changer de réglementation en 2014, j'avais la crainte que les voitures soient trop chargées aérodynamiquement et que l'esprit du WTCC en soit changé. Finalement, ce n'est pas le cas, mais je pense que nous sommes tout juste à la limite."

"Je veux être champion"

"Cette année, nous avons perdu trois pilotes de référence, trois Champions du monde avec les départs de José María López, Gabriele Tarquini et Yvan Muller. C'est dommage mais c'est également une bonne chose, car il y a désormais une place à prendre, et tout est à nouveau ouvert."

En ce début de saison, Tom Chilton affiche ses ambitions, et entend bien jouer les premiers rôles dans les deux championnats où il est impliqué.  

"Je veux être champion", conclut le pilote britannique, qui occupe le huitième rang du WTCC après ses septième et cinquième places lors de l'ouverture à Marrakech. "Mais si je finissais troisième du championnat à la fin de l'année, je serais déjà très satisfait. Mes numéros en WTCC et en BTCC sont d'ailleurs le 3 et le 2 : si je pouvais finir à ces positions cela serait parfait ! (rires)." 

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À propos de cet article

Séries WTCC
Pilotes Tom Chilton
Équipes Sébastien Loeb Racing
Auteur Emmanuel Rolland
Type d'article Interview