Lopez - "Je me sens vraiment en confiance"

E.R. -  Nürburgring. A l'occasion des deux courses sur le Nürburgring, quatrième étape du championnat du monde de supertourisme WTCC, Motorsport.com a rencontré le champion du monde en titre, et actuel leader du championnat, José Maria Lopez (Citroën). 

A nouveau impressionnant sur le redoutable tracé de l'Eifel, où il a décroché la victoire dans la course 1, puis un remarquable deuxième place dans la course 2 grâce à une remontée exceptionnelle, le pilote argentin compte la bagatelle de 50 points d'avance sur son équipier Sébastien Loeb.

Avez-vous appréhendé la Nordschleife comme les autres courses du calendrier ou s’agissait-il d’un rendez-vous à part à vos yeux ?

Ce n’est pas une course comme les autres. C’est la course la plus spéciale de ma carrière, il n’y a rien de comparable à la Nordschleife. Il y a trois circuits sur lesquels je peux dire que je me suis amusé en bouclant un tour, surtout au début lorsque vous allez sur la piste pour la découvrir et que vous essayer d’aller de plus en plus vite. Cela m’est arrivé à Spa, cela m’est arrivé à Suzuka, et cela m’est arrivé sur la Nordschleife, encore davantage. L’expérience est unique, simplement l’idée d’être à fond sur un circuit comme celui-ci, c’est incroyable.

Peut-être que j’attaque davantage et je prends plus de risques car je me sens en sécurité dans la voiture.

José Maria Lopez.

Comment expliquez-vous votre domination actuelle ? Etes-vous celui qui prend le plus de risques ?

Je ne sais pas. Je sais seulement que je travaille beaucoup, je suis très investi dans l’équipe et dans le travail que j’ai à faire. Bien sûr, ce qui est également important c’est la confiance que vous pouvez avoir dans une voiture. La confiance est là avec certaines voitures, pas avec d’autres. Là, je peux dire que je me sens vraiment en confiance. Et peut-être que, du coup, j’attaque davantage et je prends plus de risques car je me sens en sécurité dans la voiture. Mais ce n’est pas que ça, il faut être régulier, présent à chaque course, ce n’est pas facile. Ces deux saisons j’ai beaucoup travaillé, sûrement davantage que lors des années précédentes, mais c’est aussi parce que j’ai d’excellents équipiers qui me poussent, nous travaillons dur, nous essayons de nous battre mutuellement. C’est pour cette raison que vous ne demeurez jamais sur vos acquis, vous essayez toujours de vous améliorer.

Votre parcours est-il source d’inspiration pour les pilotes de votre pays, qui évoluent peut-être dans le championnat de supertourisme argentin, et qui souhaiteraient marcher sur vos traces ?

Oui bien sûr, mais c’est déjà le cas. Lorsque vous voyez quelqu’un qui prend le risque de sauter le pas et qui se débrouille bien, les suivants veulent essayer aussi, ils n’ont plus peur, car il y a déjà quelqu’un qui l’a fait. 

Denis Girolami, le champion en titre du TC2000 argentin, a d'ailleurs effectué une journée d'essais avec Lada. Un nouveau José Maria Lopez dans le peloton l'an prochain ?

Girolami a effectivement testé la Lada récemment et m’a dit qu’il souhaiterait venir. Pour lui les choses sont plus simples car le chemin est tracé. Les équipes sont également plus réceptives en voyant un autre pilote argentin. Les gens se disent : « ok, il y en a peut-être un autre ». Mais cela a déjà été le cas en Formule 1, lorsque les premiers Brésiliens ont commencé à bien marcher, il y en a ou deux ou trois après, pareil pour les pilotes allemands. Je dois également ajouter que le niveau des pilotes argentins, et du championnat local de supertourisme, est très bon. Il y a beaucoup de demandes, et pour moi c’est bien car je me réjouis qu’il y ait de plus en plus de pilotes qui représentent notre pays, notre drapeau.

 

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