Valente - "Sans volant d’usine, inutile de continuer l’an prochain"

Valeur montante du championnat WTCC, Hugo Valente a confié à Motorsport.com que sa présence dans la série en 2016 serait conditionnée par l’obtention d’un volant dans une équipe d’usine.

Après une première apparition en WTCC en 2012 en Chine au volant d’une Seat Leon du Sunred Engineering, et une saison partielle en 2013 toujours sur une Leon mais cette fois dans le giron du Campos Racing, Hugo Valente s’est véritablement révélé en 2014 au volant d’une Chevrolet Cruze de la réglementation TC1 alors nouvellement adoptée. Avec notamment trois podiums, le pilote parisien fut alors la révélation de la saison en WTCC, et était fortement attendu pour 2015.

S’il n’a pu accéder jusque là qu’à un seul top 3 (en Hongrie), Hugo Valente, aujourd’hui âgé de 23 ans (seulement), s’est fait remarquer par quelques jolis coups d’éclats sur des pistes difficiles comme la Nordschleife ou Vila Real, preuve du coup de volant du pilote tricolore. Pour autant, ce bilan – avant que le championnat ne reprenne dans une semaine au Japon – est loin de satisfaire le Francilien.

"Après mes trois podiums de l’an passé, j’aurais bien évidemment préféré en signer davantage cette saison", a confié Valente à motorsport.com. "Mon problème est que je ne suis pas assez rapide pour m’imposer en course 1, mais que je suis trop rapide pour gagner les courses 2 [où l’ordre de départ est défini par l’ordre inverse des qualifications pour le top 8]. Du coup, je suis souvent en Q3, mais dans la première manche, on ramasse les miettes".

"Et puis nous avons rencontré des problèmes dans la procédure de départ sur la Cruze", poursuit Hugo Valente. "Tant que ce ne sera pas réglé, on ne pourra défendre nos chances. Nous irons à Motegi avec un nouveau système, j’espère que cela nous aidera dans ce domaine".

Des places vont être disponibles dans les prochains temps. Et il faudra être là à ce moment-là.

Hugo Valente.

Actuellement 9e du championnat, Hugo Valente compte bien finir la saison en décrochant un ou plusieurs podiums. A commencer par la prochaine étape, ce week-end sur le circuit de Motegi au Japon, un circuit visité pour la première fois par le WTCC, après plusieurs années à Suzuka.

"Ce sera nouveau pour tout le monde, ce qui n’est pas pour me déplaire", continue Hugo Valente. "En général, je m’adapte assez vite aux nouveaux tracés. En attendant, j’apprends la piste sur simulateur, ou avec des caméras embarquées sur internet, c’est tout. Autre point positif, les Citroën embarquent 60 kg, contre 10 kg pour nous". 

Alors que le championnat WTCC aborde sa dernière ligne droite, Valente, actuellement 9e du championnat, réfléchit déjà à l’avenir. Et surtout son avenir au sein de la série.

"Courir en WTCC, cela coûte beaucoup d’argent, j’ai des sponsors mais ils ne couvrent pas tout", conclut-il. "Si ne n’obtiens pas de volant d’usine l’an prochain, ce n’est pas la peine de continuer. Des discussions sont en cours, mais pour l’instant ce ne sont que des paroles et des promesses. Un constructeur est a priori sur le point de faire son arrivée dès l’an prochain. Chez Citroën, on ne sait pas qui reste, ou qui part. Les choses bougent, des places vont être disponibles dans les prochains temps. Et il faudra être là à ce moment-là".

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Type d'article Interview
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