WTCC - Le travail dans l’ombre de John Filippi

Même s’il évolue loin derrière les hommes forts du championnat, John Filippi (19 ans) se forge patiemment une expérience du supertourisme au volant de sa Seat Leon de catégorie TC2, afin de préparer l’avenir

Même s’il évolue loin derrière les hommes forts du championnat, John Filippi (19 ans) se forge patiemment une expérience du supertourisme au volant de sa Seat Leon de catégorie TC2, afin de préparer l’avenir.

Après s’être illustré en monoplace l’an passé dans le trophée V de V, avec le titre de champion à la clé, John Filippi s’est offert un challenge de poids en s’attaquant au championnat du monde de supertourisme WTCC dès cette saison. Faute de budget suffisant, mais également de voitures TC1 sur le marché, le jeune Corse a décidé de faire ses classes dans la catégorie TC2, au volant d’une « ancienne » Seat Leon.

La tâche du jeune Français s’est révélée plus délicate que prévue. La catégorie TC2 ne réunit, depuis le début de la saison, que trois voitures à temps plein (les deux BMW 320 TC du Engstler Motorsport), et sa Seat Leon du Campos Racing, ce qui pourrait faire passer le TC2 pour une catégorie au rabais. Mais, au contraire, John Filippi a la lourde tâche d’affronter parmi ce faible nombre d’adversaires l’un des pilotes les plus expérimentés du WTCC, et du supertourisme en général. « Difficile de rivaliser avec Franz Engstler qui compte une expérience énorme du supertourisme, du WTCC, et de la BMW, qu’il connaît par cœur, a expliqué le natif de Bastia à ToileF1. S’il avait l’opportunité de rouler dans une voiture TC1, il figurerait facilement dans les cinq premiers. Mais c’est une chance pour moi de m’étalonner à un pilote comme lui, cela me force à aller vers le haut, à travailler dur pour le suivre. Mais c’est compliqué… »

« Lors des premières courses de la saison, je pouvais suivre son rythme, poursuit Filippi, du moins être dans sa roue, comme au Castellet par exemple. En revanche, la BMW a fait un énorme bond en avant depuis la Hongrie, de manière assez incroyable. Et depuis, c’est difficile de rivaliser au volant de ma Seat, mais je m’accroche. En Slovaquie par exemple, j’ai figuré un moment en tête des TC2 sous le déluge. J’apprends, j’emmagasine un maximum avec mon équipe Campos Racing et mon coach David Zollinger, c’est très enrichissant, et ce sera forcément bénéfique pour la suite... »

Après cette première partie de saison européenne, le WTCC s’apprête à vivre à un autre rythme, avec le début des courses « outre-mer ». Un nouveau défi pour John Filippi. « Je ne connaissais pas beaucoup de circuits jusqu’ici, hormis Le Castellet sur lequel j’ai roulé en V de V, ou Spa que j’avais découvert en essais avant le début de saison sur la Seat. A partir de maintenant, ce sera le plongeon dans l’inconnu, sur des circuits où je n’ai jamais mis les pieds, de surcroît dans des pays que je vais découvrir. Je suis vraiment excité à cette idée, d’autant que je découvrirai deux autres circuits de légende après Spa : Suzuka et Macao ».

Pour l’avenir, John Filippi n’est pas encore totalement fixé. S’il a la volonté de demeurer en WTCC, il ne se ferme aucune porte. « C’est clair que j’aimerais poursuivre en WTCC dans une voiture de TC1, conclut-il. C'est tout de même un championnat du monde, mais on verra ce qu’il est possible de faire. Mais mon avenir pourrait tout aussi bien passer par le GT, ou un retour à la monoplace. Rien n’est fixé. ».

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Séries WTCC
Pilotes Franz Engstler , David Zollinger , John Filippi
Type d'article Actualités