Kubica nous explique le circuit de l'Hungaroring

Avant de devenir un pilote de F1, j’avais l’impression que le Hungaroring était un endroit que personne n’aimait vraiment, mais la première fois que j’y ai piloté en F1, je me suis vraiment amusé

Avant de devenir un pilote de F1, j’avais l’impression que le Hungaroring était un endroit que personne n’aimait vraiment, mais la première fois que j’y ai piloté en F1, je me suis vraiment amusé. Il y a toujours beaucoup de fans polonais à Budapest car le pays n’est pas loin, c’est donc une sorte de Grand Prix à domicile pour moi.

C’est un circuit assez délicat pour la mise au point des voitures, car il nécessite de l’adhérence à l’avant pour les longs virages, mais d’un autre côté, vous avez aussi besoin de stabilité à l’arrière. Il est également difficile de régler les monoplaces parce qu’il y a beaucoup de bosses, et parce que le tracé présente un grand nombre de virages différents. Il faut donc se concentrer sur toutes les zones des réglages et de l’équilibre.

Les longs virages et la température généralement élevée rendent la piste exigeante envers les pneumatiques. S’il fait vraiment chaud, leur performance peut vraiment se dégrader rapidement. Parce qu’il y a tellement de virages, les gommes sont exploitées à la limite. Vous pouvez régler la voiture de manière à sousvirer un peu et soulager l’arrière, mais si cette tendance est trop prononcée dans les virages 8, 9, 13 et 14, vous perdez tellement de temps que c’est contre-productif.

Pendant la plupart du tour, vous enchaînez les virages. Vous touchez les freins du virage 4 au virage 11, mais sans jamais y mettre énormément de pression. Le Hungaroring est exigeant physiquement en mentalement parce qu’il y a énormément de virages et qu’il ne comporte qu’une ligne droite, assez courte, qui ne permet pas de refaire le plein d’énergie. Il faut être concentré en permanence. C’est la raison pour laquelle c’est un circuit difficile à aborder parfaitement pour les pilotes comme pour les ingénieurs.

Il est difficile de dépasser à Budapest. Le virages sont assez complexes du n°4 au n°11 et il n’y a pas une ligne droite de plus de 100 ou 200 mètres dans ce secteur. La seule chance de dépasser, c’est le premier virage, mais cela reste difficile même à cet endroit. Le problème, c’est que le virage 14 est très long et que, si vous suivez quelqu’un de près, vous perdez beaucoup d’appui à l’avant et vous êtes lent à la corde. Il est donc difficile de suivre une voiture de près et de l’attaquer au premier virage.

Le virage 14 est le plus important parce que vous pouvez y gagner ou y perdre beaucoup de temps. C’est un long virage que vous pouvez aborder de plusieurs manières différentes en ce qui concerne la vitesse à la corde et les trajectoires. Il faut y emmener autant de vitesse que possible, mais il faut se souvenir qu’il faut remettre les gaz très tôt parce qu’il débouche sur la ligne droite principale et sur le premier virage. Les trajectoires en entrée sont multiples et le point de corde évolue en fonction de l’équilibre de la voiture. Cela peut aussi varier en course selon la dégradation des pneumatiques.

[Communiqué de Renault F1 Team]

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