Formule E - Quatre questions à Loïc Duval avant Miami

Ce week-end, le vainqueur des 24 Heures du Mans 2013 sera au rendez-vous de son premier ePrix. A Miami, dans un cadre qui promet déjà, le pilote Audi roulera sous les couleurs du Dragon Racing pour sa première expérience au volant d'une monoplace 100% électrique. Il revient sur ce nouveau défi.

À quand remontent tes premiers contacts avec le Dragon Racing Formula E Team ?
J'étais à Sebring la semaine dernière pour des essais avec Audi et j'ai reçu un texto de la part de l'un des dirigeants de l'équipe mardi matin. Ayant mis entre parenthèses ma carrière au Japon, en Super Formula, mon emploi du temps me laisse davantage de disponibilités. J'aime relever des défis et s'ouvrir à de nouvelles disciplines ne peut qu'être bénéfique pour un pilote en l’aidant à devenir plus complet. L’expérience sera d'autant plus enrichissante que j’y découvrirai une technologie nouvelle, les monoplaces étant totalement électriques. Il aurait été dommage de laisser passer une telle occasion, et je tiens d'ailleurs à remercier Audi de m'avoir donné l'autorisation de la saisir.

Que t’inspire la Formule E ?
Des courses de monoplaces électriques, en plein centre-ville, le défi est de taille car totalement inédit. Mais le concept mis en place est vraiment très intéressant, comme le prouvent le buzz médiatique qui entoure le championnat et l'intérêt que portent déjà certains constructeurs à une compétition pourtant très jeune. Après tout, elle n'en est qu'à sa première année d'existence. C'est une discipline en accord avec l'époque actuelle, les technologies dites vertes représentant désormais l'une des principales préoccupations des diverses branches de l'industrie automobile. Mais le spectacle est bel et bien présent. J'ai hâte de voir ce qu'il en est de l'intérieur.

Avec les essais libres, les qualifications et la course regroupés en une seule journée, le tout en plein centre-ville, le format est bien différent de ce dont tu as l'habitude en Endurance...
Si elles ne font plus partie de mon quotidien depuis quelques années, les courses en ville m'ont toujours plu, que ce soit Pau, Monaco, ou Macao. J'ai toujours eu un excellent feeling sur ces pistes qui offrent des sensations bien particulières. Je trouve par ailleurs très sympa que ce soit le championnat qui aille chercher le public dans les grandes villes et non le contraire, les circuits plus traditionnels se situant loin des grosses agglomérations. C'est vraiment un concept qui me plaît.

Tes concurrents ont, pour la plupart, déjà plusieurs courses de Formule E à leur actif contrairement à toi qui es novice. Quel sera ton objectif ce week-end ?
Je me suis rendu lundi en Angleterre pour passer du temps dans le simulateur, me familiariser aux différents systèmes, et voir à quoi ressemble le circuit du Miami ePrix. Sur le papier, arriver en milieu de saison, dans un championnat avec des autos assez atypiques et face à des pilotes ayant déjà une certaine expérience, n'est pas une tâche très simple. La gestion de l'énergie se révèle assez particulière tout comme le format des courses puisqu'on change de monoplace durant l'épreuve. Ce sont là des nouveautés qu'il va me falloir assimiler au plus vite. Cela dit, on a vu qu'il était possible de décrocher un bon résultat même en étant débutant. Pour y parvenir, la difficulté réside dans la nécessité de réunir tous les ingrédients clés mais ce sera bien évidemment mon objectif. Même si cela reste très différent, je vais essayer d'apporter quelque chose à l'équipe, notamment mon expérience du LMP1 hybride avec Audi où la gestion de l'énergie revêt également une importance capitale. D’ailleurs, on peut constater que les pilotes d'Endurance engagés en Formule E se battent régulièrement aux avant-postes.

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