Pat Symonds : "Essayer de finir la saison sur une note positive"

Pat, quel est votre verdict en ce qui concerne le week-end de Spa ?Un peu partagé à vrai dire

Pat, quel est votre verdict en ce qui concerne le week-end de Spa ?

Un peu partagé à vrai dire. En termes de compétitivité pure, je crois que notre situation ressemblait un peu à celle que nous avions connue en Turquie où Heikki avait montré que notre monoplace pouvait être en tête des équipes challengers. Mais les chances de Giancarlo de faire une course solide ont été fortement comprises par le changement de moteur qu’il a subi et je ne pense pas que nous ayons dessiné la meilleure stratégie qui soit pour Heikki. Nous avions prévu une dégradation moindre des enveloppes que celles que nous avons effectivement eu en course et cela signifie que la stratégie à un arrêt n’a pas fonctionné. Je crois que nous n’avons pas vraiment su montrer tout le potentiel de notre voiture. 

Si on regarde maintenant vers la prochaine épreuve, au Japon : comment vous êtes-vous préparés pour ce nouveau circuit ?
Comme toujours, la plupart de notre travail a été de réaliser bon nombre de simulations par ordinateur. Nous avions de très bons plans du circuit et un logiciel particulièrement pointu mais il reste néanmoins des paramètres encore inconnus : nous ne savons pas dans quelle mesure les pilotes pourront monter sur les vibreurs par exemple, et nous n’avons pas d’informations détaillées en ce qui concerne le niveau de grip de la piste. Cela signifie que nous avons à réaliser un nombre très varié de simulations, avec différentes valeurs estimées afin d’être parés à toute éventualité. Mais tout ce travail à l’usine nous donne un bon aperçu de ce à quoi nous pourrons nous attendre une fois sur place. 

Que retenir du circuit de Fuji d’après vos préparations ?
C’est un circuit qui reprend la tendance actuelle, des virages lents et de longues lignes droites. La ligne droite des stands d’environ 1,5 km nous oblige à trouver le compromis idéal pour les appuis aérodynamiques afin d’assurer une vitesse de pointe compétitive, ce qui rend généralement la voiture un peu capricieuse dans les autres parties plus sinueuses du circuit. Je pense que la partie très lente du circuit, des virages 10 à 16, sera critique en termes de chrono. Mais nous devrons attendre les essais du vendredi pour bien comprendre tous les défis de ce circuit de Fuji. 

Cela veut-il dire que vous tournerez sans doute plus vendredi ?
Oui probablement. Nous avons déjà tendance à beaucoup rouler car nous bénéficions d’un kilométrage illimité et une allocation pneumatiques plutôt généreuse pour cette journée de travail. Il y aura bien entendu un intérêt tout particulier à beaucoup tourner car c’est un circuit nouveau pour nos deux pilotes, cela leur permettra de prendre leurs repères et d’avoir plus de temps pour peaufiner la mise au point de leur monoplace. 

Comment se sont d’ailleurs préparés les pilotes ?
Nous aurons notre traditionnel tour de circuit avec les pilotes et ingénieurs ce qui nous donnera une vision détaillée du tracé. Je suis convaincu que la plupart des pilotes du plateau se seront préparés sur simulateur, qu’il s’agisse d’une Playstation ou d’un système plus élaboré dont leur équipe aura pu leur faire bénéficier. 

Si on regarde le championnat, Ferrari et McLaren se partagent le gâteau. Que pouvons nous espérer voir à Fuji ?
Je ne crois pas que cela soit facile à prévoir mais de manière générale, il semble que Ferrari ait l’avantage sur les circuits comprenant beaucoup de virages rapides et McLaren semble visiblement plus performant dans les secteurs lents. On se prépare donc à voir quelques courses disputées je pense : le Brésil compte peu de virages très rapides alors que la Chine est un circuit plus sélectif. Pour Fuji, je n’en sais encore rien. Il y a un secteur très lent en fin de tour et quasiment aucun virage rapide. Il est impossible de dire quoi que ce soit avant les premiers roulages. 

On parle beaucoup de la rivalité qui oppose les deux pilotes McLaren. Qu’en pensez-vous ?
Je crois que c’est naturel et normal. Ce sont deux compétiteurs et ils sont tous deux déterminés à gagner. J’ai été très impressionné par Lewis mais son armure semble s’être quelque peu fissurée à Spa. En ce qui concerne Fernando, nous savons à quel point il est fort sur le plan psychologique. J’espère voir une lutte à couteaux tirés jusqu’à la fin de saison. 

Qu’en est-il des perspectives Renault pour cette fin de saison ?
Le groupe des poursuivants est clairement très serré depuis quelques courses, ce qui pouvait se prévoir, mais je suis confiant quant à notre capacité à rester en tête de ce groupe. Si notre situation au championnat est relativement confortable, nous n’avons pas le droit à l’erreur et notamment si nous devons faire face à des conditions imprévisibles. Cela n’a pas été notre meilleure saison mais nos pilotes et l’équipe méritent notre respect pour tous les efforts dont ils ont su faire preuve. Nous espérons finir sur trois courses solides.

Source : ING Renault F1 Team

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