Pirelli augmente les pressions de pneus minimales au GP de Turquie

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Pirelli augmente les pressions de pneus minimales au GP de Turquie
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Après l'étude des données issues des premiers essais libres de ce vendredi, Pirelli a décidé d'augmenter les pressions minimales des pneus au GP de Turquie.

La réglementation autorise Pirelli à rehausser les pressions minimales imposées pour les pneus en cours de week-end et c'est ce que le manufacturier italien a décidé de faire à Istanbul, une piste qui n'avait plus été empruntée par la F1 depuis 2011. Ainsi, les pressions minimum pour l'ensemble des pneus (slicks, intermédiaires, pluie) ont été augmentées de 1 psi à l'avant (ce qui donne désormais 24 psi minimum pour les pneus sec) et à l'arrière (21 psi minimum pour les pneus sec).

"Nous avons décidé d'augmenter un peu les pressions juste parce que sur la télémétrie d'hier nous avons constaté des charges importantes, même si le niveau d'adhérence était faible", a expliqué un porte-parole de Pirelli à Motorsport.com. "Si pendant le week-end le grip s'améliore, ce qui est possible, les charges vont également augmenter."

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Voici donc une variable de plus avec laquelle les écuries et les pilotes vont devoir composer sur un tracé particulièrement glissant et sur lequel la pluie est tombée dans la nuit de vendredi à samedi, ce qui pourrait bien avoir nettoyé la piste de la gomme qui s'était déposée. À l'heure d'écrire ces lignes, des averses sont encore présentes et devraient donc garantir un roulage au moins en partie sur piste humide lors des derniers essais libres.

Le directeur de la compétition de Pirelli, Mario Isola, a mis en avant vendredi soir le fait que les pilotes avaient du mal à faire suffisamment monter leurs pneus en température pour qu'ils atteignent la fenêtre de fonctionnement idéale. "Il est plus difficile de chauffer les pneus parce que vous ne générez pas de chaleur, vous ne mettez pas d'énergie et donc vous ne pouvez pas générer d'adhérence. Bien sûr, la chauffe est difficile parce qu'ils glissent beaucoup."

"Ce n'est pas seulement le pneu avant. Souvenez-vous que sur beaucoup de circuits, nous disons que le pneu avant est particulièrement compliqué parce qu'il est difficile de mettre de l'énergie dans les pneus avant, alors qu'à l'arrière, c'est plus simple, vous pouvez vous servir de la traction pour les chauffer. Ici, on dirait qu'ils glissent sur les quatre pneus. Donc ils ne peuvent pas générer de grip."

La nouvelle surface lisse a en sus compliqué la donne. "Habituellement, quand nous avons un nouveau tarmac, vous avez beaucoup d'adhérence agressive, et cette adhérence agressive comble l'écart entre les composés. Vous avez les propriétés agressives du composé qui correspondent à la surface du tarmac."

"Le bitume et ce genre de choses génèrent donc cette adhérence agressive, [mais] c'est quelque chose que nous ne pouvons pas voir ici. Probablement parce que le niveau d'adhérence est si faible qu'ils ne sont pas capables de produire l'adhérence nécessaire pour mettre de l'énergie dans les pneus, pour chauffer le pneu et pour mettre les pneus en action."

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À propos de cet article

Séries Formule 1
Événement GP de Turquie
Lieu Istanbul Park
Auteur Fabien Gaillard